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Loki saison 1 épisode 2 : Timecop chez Marvel

Par arnold-petit
16 juin 2021
MAJ : 21 mai 2024
10 commentaires
Affiche française

Après un premier épisode plein de belles promesses, Loki captive encore un peu plus avec un deuxième épisode dans lequel le Dieu de la Malice mène l’enquête à travers le temps aux côtés de Mobius, avec apocalypses et combats au programme.

 

photo, Tom HiddlestonQuoi ? Quatre étoiles, c’est tout ?

 

TVA : DUO TRÈS SPÉCIAL

Alors que le premier épisode s’évertuait à introduire le Tribunal des Variations Anachroniques et son système bureaucratique en long, en large et en travers, avec ses agents, ses Gardiens du Temps et son sacro-saint Éternel Flux Temporel, le deuxième épisode de Loki poursuit dans cette lancée. Il continue de dévoiler ce qu’on peut attendre de cette nouvelle série Marvel : du mystère, du voyage dans le temps et du Bonnie Tyler.

Après avoir eu la preuve que sa vie et celles des autres sont prédéterminées depuis toujours par la TVA, Loki a définitivement abandonné l’idée de régner sur l’univers et reste désormais derrière un bureau, à apprendre les règles complexes de cet étrange univers avec l’aide de Miss Minutes, sortie de son écran pour ravir petits et grands. À peine commence-t-il à s’ennuyer que le Dieu de la Malice enfile une veste (avec toujours autant de classe) et part en mission avec Mobius.

Ce deuxième épisode installe clairement la dynamique de buddy cop movie qui manquait désespérément à Falcon et le Soldat de l’Hiver, la Juge Renslayer continuant de tenir le rôle du commissaire énervé, mais compatissant tandis que la chasseuse B-15 représente ce flic bourru et intransigeant qui se méfie de tout (mais finira bien par apprécier Loki à un moment ou un autre). Les deux femmes sont toutes les deux brillantes dans leurs rôles, qui ne sont que partiellement exploités pour l’instant (en attendant d’en savoir plus sur les Gardiens du Temps).

 

photo, Tom Hiddleston, Owen WilsonDans la zone grise

 

Comme dans les films et séries à la Blacklist, Rock ou Le Chacal, Loki est un criminel temporel qui aide Mobius et les agents de la TVA à résoudre une affaire autour d’un autre variant en échange d’une remise de peine. Et avec un tel duo d’acteurs, la recette fonctionne à merveille. Le malin plaisir que prend Tom Hiddleston à incarner ce Loki libéré du poids de l’univers de Thor et des Avengers crève l’écran (et c’est normal quand il y a plus à raconter sur son personnage en seulement deux épisodes qu’en dix ans dans le MCU) et Owen Wilson est formidable en tant qu’analyste blasé qui rêve de jet-skis à ses heures perdues.

Loki utilise son verbe et sa ruse pour tromper son monde quand Mobius reste calme, à l’affût, et leurs échanges ont quelque chose de reposant (ce que certains considèreront comme ennuyeux). Les deux personnages continuent de s’observer, se chercher, mais l’étrange bromance qui se développe entre eux est clairement ce qui donne tout son charme à la série et ce deuxième épisode l’a bien compris.

 

photo, Tom Hiddleston, Owen WilsonNe sont-ils pas mignons quand ils sont sages ?

THE BEST VERSION OF MYSELF

Loki s’inscrit pour l’instant plus dans la lignée de Legends of Tomorrow que de Rick et Morty, avec ses voyages temporels à travers l’Histoire pour récolter des indices et traquer les méchants qui déconnent avec l’espace-temps. Le scénario reste englué dans les explications laborieuses autour d’une salade pour tenter de conserver de la cohérence plutôt que d’assumer pleinement son concept, mais le petit tour à Pompéi et l’idée de parcourir différentes apocalypses laissent entrevoir ce brin de folie qui permettrait à la série de totalement lâcher prise.

Malgré une inventivité certaine et un rythme bien géré entre révélation et exposition, la série a l’air bridée pour le moment et n’a plus que quatre épisodes pour conclure l’arc narratif autour de Loki. Et c’est d’autant plus dommage que cette envie de bien faire se ressent dans tout ce qui lui donne une identité singulière, la photographie brunâtre, les jeux d’ombres ou la superbe musique de Natalie Holt entre sonorités et rétro électro, remarquable dès le générique.

 

photo, Gugu Mbatha-RawUne juge qui pense à garder une bouteille de whisky dans son tiroir pour les coups durs

 

Là où WandaVision et Falcon et le Soldat de l’Hiver s’inscrivaient directement dans la continuité d’Avengers : Infinity War et Avengers : Endgame en revenant sur des événements oubliés entre les films ou en préparant Doctor Strange in the Multiverse of Madness ou Captain America 4, Loki existe (pour l’instant) dans sa propre temporalité, celle de la toute-puissante TVA, où le Dieu de la Malice vit ses aventures dans son coin.

Et la proposition est plus que séduisante, surtout avec des histoires de bouleversements temporels et de multiples versions d’un personnage. Évidemment, tout ça ne devrait pas durer. Le showrunner Michael Waldron a bien indiqué que la série aura des conséquences sur l’avenir du MCU et le prochain film consacré au Sorcier Suprême.

 

photo, Tom Hiddleston, Wunmi MosakuJ’imagine que vous connaissez le type habillé comme vous qui nous menace avec une matraque

 

Après un premier épisode avare en scènes d’action, la série offre un peu de spectacle avec un combat au milieu d’un supermarché abandonné, en partie aperçu dans la bande-annonce. Cependant, si l’atmosphère proche du thriller est plutôt bien tenue, la séquence parjure complètement avec le reste. La série retombe immédiatement dans le montage inutilement nerveux et les poncifs du genre super-héroïque.

Heureusement, la fin se rattrape avec ses révélations, qui peuvent paraître un tantinet précipitées, mais qui lancent (enfin) les choses sérieuses avec l’apparition d’un Loki au féminin (Sophia Di Martino). La surprise a beau avoir été gâchée depuis longtemps, ce rebondissement amène quand même des réflexions passionnantes autour de Loki, de son identité, son genre (Marvel a récemment confirmé qu’il était non-binaire) ou ses motivations. Autant d’interrogations qu’on espère que la série développera dans les prochains épisodes.

Loki est disponible sur Disney+ avec un nouvel épisode diffusé chaque mercredi

 

Affiche française

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Madolic

@Arsh
Exact !
@SUltan
Sauf que c’est une série basé sur le perso… c’est bien de le développer !
Qui plus est, c’est déjà le cas dans les comics (et dans la mythologie nordique il me semble) donc bon …

Seum

@Pi

Ne prend en considération ce « Rayan » , tu donnes juste ton avis et il te parle de « seum » .. C’est le fanboy ultime de Disney…

Il avait déja critiqué Ecran large qui soi disant détestait Disney, et qu’il fallait plutôt suivre l » avis général.. enfin un truc totalement perché que je m’en souviens pas

Arsh

Petite erreur, Loki est gender fluid, pas non binaire (y’a quelques différences entre les 2 termes)

yellow submarine

vraiment sympa comme série pour le moment. J’adore retrouver wilson dans ce rôle il apporte beaucoup à cette série.

très curieux est impatient de voir la suite

Pi

@Rayan
Non, non, j’ai regardé par curiosité. Le premier m’avais donné envie de voir la suite, le second non. Donc je vais arrêté là, en fait.

Je donnais mon avis parce que je ne comprends pas ce qu’a vu le pigiste qui s’appelle Arnold Lepetit pour écrire une telle critique et mettre 4 étoiles. Certainement une version director’s cut à usage de la « presse ».