Zelda : les 10 meilleurs jeux de la saga culte

La Rédaction | 23 juillet 2022 - MAJ : 01/08/2022 10:47
La Rédaction | 23 juillet 2022 - MAJ : 01/08/2022 10:47

Au sein de la rédaction d'Ecran Large, à l'est des terres d'Hyrule, la bataille pour trouver les dix meilleurs jeux Zelda fait rage. Voici notre sélection.

Chez Ecran Large, on adore ne pas être d'accord. Récemment, notre nouvelle idée diabolique pour pouvoir être encore plus dans l'embrouille, c'est les classements. On s'est ainsi amusé à classer toutes les saisons de Stranger Things ou les Transformers du pire au moins pire.

Cette fois, on s'attaque à un monument de notre culture vidéoludique, la franchise d'action-aventure The Legend of Zelda. Fin 2018, la licence crée par Shigeru Miyamoto et Takashi Tezuka comptait près de 95 millions de jeux en circulation. Outre son succès commercial immense, les jeux Zelda sont aussi un standard de qualité pour les critiques et les joueurs, qui font de la très grande partie de ses opus des titres universellement acclamés sur les divers agrégateurs de critique.

Le challenge n'en était donc que plus grand afin de parvenir à tirer un top dix parmi les dix-neuf titres parus dans la série principale. Dans un souci de confort, nous ne nous considèrerons donc pas les remakes, remaster ou portages, et chaque titre sera jugé vis-à-vis de sa console d'origine (qui sera indiqué avec son année de sortie). Avons-nous été d'odieux boomers nostalgiques de l'époque 2D et des écrans sans rétro-éclairage ou au contraire les fanzouzes du cel shading et de l'open world ? On vous laisse découvrir ça.

 

The Legend of Zelda: Breath of the Wild : photoLa rédaction, à deux doigts d'exploser pendant le débat

 

10. The Legend of Zelda : Skyward Sword (Nintendo Wii, 2011)

C'est lequel déjà ? Dans la longue chronologie de la franchise, The Legend of Zelda : Skyward Sword est le premier. Il raconte les évènements les plus anciens, couramment nommés l'ère céleste. À cette époque les humains vivent en harmonie avec les Célestriers, une race d'oiseaux divins accordée par la déesse Hylia. Tous les humains en possèdent un, et il leur sert à arpenter l'île céleste où ils vivent, Célesbourg.

Lorsque Ghirahim, seigneur autoproclamé des démons terrestres parvient à enlever la réincarnation de la déesse Hilia, en la jeune Zelda, c'est au courageux Link de partir à sa recherche. Pour ça, il dispose de l'Épée Divine, mais aussi de son célestrier vermeil. Toutefois, le maléfique Ghirahim semble lui-même ne faire que servir des intérêts plus puissants.

 

The Legend of Zelda: Skyward Sword : photoC'est toujours mieux que Jurassic World 3

 

Pourquoi c'est le plus hétérogène ? The Legend of Zelda : Skyward Sword n'est pas moyen, il est clivant. Visuellement, le titre est déjà une énigme. Souvent qualifié de bouillie de pixels, il faut en effet reconnaître qu'une télévision HD laissera largement apparaître ses défauts de textures, moins précises que l'opus précédent, Twilight Princess (pourtant développé pour la Wii, mais aussi pour la Gamecube, et sorti cinq ans auparavant).

Sa direction artistique est toutefois quant à elle au top, ses couleurs sont chaudes et pastel, et le design des personnages est à mi-chemin entre le cartoon cel shadé (qu'on a adoré dans Wind Waker) et le réalisme classique de la franchise. Les personnages n'ont pas une apparence particulièrement réaliste, mais au contraire fantasque et originale, les rendant beaucoup plus sympathiques.

 

The Legend of Zelda: Skyward Sword : photoC'est pas feel good, toutes ces couleurs ?

 

Et ces personnages, ils parlent beaucoup, à commencer par Fay, l'esprit bleuté présent dans l'épée de Link, dont les dialogues sont souvent redondants et superflus. Justement réputé pour être très verbeux, le titre propose quand même des options de dialogue intéressantes (qui rappellent certains JRPG à l'instar des Fire Emblem). Skyward Sword parvient plutôt bien à marier des éléments de tradition de la franchise (des énigmes jusqu'aux objets, où il y a peu d'ajouts et quelques doublons, par exemple entre le lance-pierre et l'arc) avec une certaine modernité, particulièrement dans son utilisation du Wii Motion Control, le plus gros ajout du titre.

Il est en effet désormais possible d'agiter sa Wiimote comme si c'était l'épée de Link pour rendre les combats beaucoup plus savoureux. Certains ennemis, à l'instar des Mojo Baba, demanderont ainsi aux joueurs d'être précis dans leurs coups. Et s'il est possible d'émettre certaines critiques sur la précision du gyroscope de la console (c'est parce que vous êtes des bourrins, sincèrement), il est possible de passer en mode manette à tout moment, de quoi rendre plus facile certains mini-jeux.

 

The Legend of Zelda: Skyward Sword : photoSi on voulait secouer un truc pour s'amuser, on ferait autre chose...

 

Du côté de ses antagonistes, c'est peut-être l'un des plus gros points faibles de l'opus. Ghirahim dispose d'un design intéressant, mais les combats contre ce dernier n'ont rien de captivant (mais alors, vraiment rien). L'avatar du néant n'est pas beaucoup plus mémorable même si son ultime phase donne parfois le sentiment de jouer à un jeu de la série des Souls. Heureusement, ces affrontements sont largement rythmés par une bande-son qui excelle, faisant de cette dernière l'une (si ce n'est la) des meilleures de la franchise.

Skyward Sword est en définitive un opus plutôt expérimental, et nombre de ses idées reviendront plus tard dans la franchise, par exemple dans l'excellent Breath of the Wild. On citera ainsi l'ajout d'endurance sous la forme d'un camembert comme dans les Mario 3D ou les trois dragons Faron, Ordinn et Lanelle et leurs zones associés, qui rappellent la structure du titre de la Switch avec les villages des Prodiges.

 

The Legend of Zelda: Skyward Sword : photoPersonne ne t'aime Ghirahim

 

9. The Legend of Zelda : Phantom Hourglass (Nintendo DS, 2007)

C'est lequel déjà ? Les événements de The Legend of Zelda : Phantom Hourglass débutent juste après l’aventure narrée dans Wind Waker. Link, Zelda/Tetra et sa bande de pirates parcourent le monde sur les mers. Ils croisent la route d’un navire fantôme. Tetra veut explorer le vaisseau, mais disparaît dans un hurlement.

N’écoutant que son courage, Link tente de sauter à bord, mais est happé par une tempête étrange, et finit par se réveiller des heures plus tard sur une île inconnue. Comme d’habitude, il faudra retrouver Tetra/Zelda et buter le méchant de service, qui cette fois est planqué dans un donjon inaccessible sans le légendaire Sablier Fantôme.

 

The Legend of Zelda : Phantom Hourglass : photoEt c'est reparti pour un tour

 

Pourquoi il est sympa, mais un peu fade ? Phantom Hourglass est un jeu hors norme à plus d’un titre. Véritable démo technique de ce que la DS était capable de faire, le titre en impose du point de vue de la direction artistique, tout droit héritée de Wind Waker. Il propose également quelques nouvelles mécaniques de jeu bien senties.

Cependant, le monde de PH paraît souvent assez fade, et surtout très étriqué comparé au vent de liberté qu’avait apporté l’opus GameCube. L’effet de surprise de la navigation introduite dans WW ne fonctionne plus, et la méthode de navigation au stylet est largement en dessous de l’expérience GameCube. Limitations techniques de la DS oblige, le titre est bien moins beau que son aîné, avec un aliasing qui écorche les yeux. Et en plus on doit subir Ciela, une insupportable fée amnésique servira à guider le héros dans son aventure, une vraie plaie ambulante.

 

The Legend of Zelda : Phantom Hourglass : photoPlanqué dans les hautes herbes

 

L’excellente idée est bien entendu le Sablier Fantôme, qui permet d’explorer le temple du roi des Mers où se trouve le Big Boss sans subir de dégâts pendant un temps limité. Le scénario est également moins palpitant que celui de Wind Waker, et l’antagoniste de service, Bellum, est aussi charismatique qu’une huître. Les donjons sont également moins inspirés que ce à quoi la saga avait habitué le public, et le concept de devoir revenir régulièrement à un donjon central n’était pas l’idée du siècle, provoquant une progression basée sur des allers-retours.

Reste que les boss, eux, ont bénéficié d’un soin tout particulier, et profitent du double écran de la DS pour proposer des séquences de gameplay franchement réjouissantes. Il serait un crime de lèse-majesté que de ne pas mentionner la réédition Wii U de Phantom Hourglass, qui donne une seconde vie au jeu, au niveau graphique tout d’abord, avec un lissage bienvenu, mais surtout au niveau de sa BO, remasterisée, qui prend enfin son envol.

 

The Legend of Zelda : Phantom Hourglass : photoC'est quand même moins cool que dans Wind Waker

 

8. The Legend of Zelda : The Minish Cap (GameBoy Advance, 2004)

C'est lequel déjà ? Il y a bien longtemps, les Minishs auraient scellé le Mal dans un coffre sacré grâce à une épée fabuleuse et à la Force (oui, la Force, pas la Triforce). Tous les cent ans, un grand tournoi est célébré en honneur des Minish. Zelda et son pote Link assistent aux célébrations, et un certain Vaati est désigné vainqueur. Sauf qu’il brise l’épée sacrée, libère le Mal sur Terre et transforme Zelda en statue.

Link va devoir faire équipe avec un chapeau magique nommé Exelo, ancien sage Minish de son état, pour retrouver l’épée, la réparer, enfermer le Mal dans le coffre, battre Vaati, et libérer Zelda. La routine. Sauf que pour ce faire, il va devoir explorer le monde des Minishs grâce aux pouvoirs d’Exelo qui lui permettent de devenir minuscule. De quoi se la jouer Link et les MiniMoys.

 

The Legend of Zelda : The Minish Cap : photoIl le sait pourtant qu'il faut toujours dire "non" dans ce cas-là

 

Pourquoi c'est celui qui prouve que c’est pas la taille qui compte ? The Legend of Zelda : The Minish Cap est une anomalie dans la longue liste des jeux Zelda. Il est rare que Nintendo accepte de confier ses licences phares à d’autres studios, et pourtant, Big N a collaboré étroitement avec Capcom (Resident Evil, Street Fighter) pour le développement de ce Minish Cap. Ce travail collégial fait suite aux deux très bons Oracle of Seasons et Oracle of Ages, déjà conçu par Capcom pour Game Boy Color.

Capcom a livré une très belle interprétation du mythe Zelda, parvenant à s’affranchir des éléments canoniques Ganondorf, Triforce et tutti quanti, pour embrasser la légende de l’Épée des Quatre, développées dans Four Swords et Four Swords Adventures. Dans la grande tradition des Zelda, c’est une mécanique de jeu particulière qui va faire tout le sel du titre. Ici, c’est le chapeau magique Exelo, qui permet à Link de rapetisser pour pouvoir explorer un monde devenu démesurément grand, façon Chérie j’ai rétréci les gosses.

 

The Legend of Zelda : The Minish Cap : photoChérie, j'ai rétréci le Link

 

Minish Cap est un titre d’une fraîcheur assez inédite dans la saga Zelda, et il parvient même par moments à retrouver l’insouciance d’un Link’s Awakening. Les mécaniques de gestion de taille micro/macro sont redoutables d’efficacité. Les donjons sont parmi les plus excitants de la saga Zelda, avec des énigmes intelligentes utilisant tout le panel de compétences de Link et des objets qu'il récolte au cours de son aventure. Mention spéciale au pot magique, capable d'aspirer ou expirer l'air, tirant ou propulsant les objets autour du héros. 

Un épisode qui a malheureusement été éclipsé par l’annonce fracassante d’un certain Twilight Princess à l’E3 2004. Les fans n’ayant plus d’yeux que pour ce prochain Zelda, au design plus adulte et mature, dont le public attendait le retour depuis Ocarina of Time, ceux-ci ont boudé Minish Cap.

 

The Legend of Zelda : The Minish Cap : photoQuand on l'aspire, le champignon s'étire... En toute amitié bien sûr

 

7. The Legend of Zelda : Twilight Princess (Nintendo Wii, 2006)

C'est lequel déjà ? Link se la coule douce comme fermier dans le village de Toal. Du jour au lendemain, le village est attaqué par les guerriers provenant du Crépuscule. Link les poursuit, se retrouve face au Mur des Ombres. Un rebondissement scénaristique plus tard, il se trouve prisonnier du monde des Ombres, coincé sous la forme d’un loup.

Guidé par Midona, une créature du Crépuscule, Link va devoir trouver le moyen de reprendre forme humaine, puis aller régler son compte à Xanto, un sorcier sous l’influence de Ganondorf, lui-même prisonnier du monde du Crépuscule. Dans un twist qu’on avait vu venir à des kilomètres, Midona est en fait la Princesse du Crépuscule. Link ouvre un passage vers le monde des Ombres, bat Xanto et, dans le château d’Hyrule, affronte Ganondorf, dans l’un des plus beaux duels de toute la série.

 

The Legend of Zelda: Twilight Princess : photoThe Legend of Zelda : Okami Edition

 

Pourquoi c'est lui le plus mature ? Exit le look cartoon et l’ambiance bon enfant de Wind Waker, The Legend of Zelda : Twilight Princess est crépusculaire, réaliste et adulte. Le titre s’inscrit dans la lignée spirituelle d’Ocarina of Time et de Majora’s Mask, où Link, en tant que Héros du temps, a sauvé le monde étant enfant. Il détient donc le pouvoir de la Triforce du Courage, et a déjà un beau bagage d’aventurier derrière lui.

Premier jeu Zelda à sortir sur Wii, il a marqué le public par son ton, mais aussi par la gestion de la wiimote et du nunchuk, permettant de diriger Link grâce au motion gaming. La présentation de Miyamoto à l'E3 2004 en cosplay low cost de Link est d'ailleurs restée dans la légende du jeu vidéo comme l'un des moments les plus cringe de l'histoire. Une feature au final assez bancale, et les joueurs préféreront retourner à une bonne vieille manette pour éviter de voir Link faire n’importe quoi avec son épée.

 

The Legend of Zelda: Twilight Princess : photo"Aie confiance, crois en moisi"

 

La transformation de Link en loup renouvelle grandement le gameplay de la saga, qui commençait à s’encroûter dans les mêmes mécaniques depuis plusieurs épisodes. Même si l’influence d’Okami est palpable, avec même par moments un léger soupçon de déjà-vu, les deux titres sont si radicalement différents dans leurs approches qu’on en oublie rapidement cette filiation.

Plus beau, plus profond et plus riche que les jeux de la licence Zelda sortis depuis Majora’s Mask, Twilight Princess a cependant divisé les fans. Le jeu donnait en effet l’impression que Nintendo souhaitait concevoir un Ocarina of Time bis, avec un monde plus vaste et une histoire plus complexe. Cet opus s’impose comme celui qui sera le premier pas vers un véritable renouveau, qui aboutira au chef-d’œuvre BOTW.

 

The Legend of Zelda: Twilight Princess : photoBOTW version bêta ?

 

6. The Legend of Zelda : Link's Awakening (GameBoy, 1993)

C'est lequel déjà ? En pleine régate pour rejoindre Hyrule, Link est pris dans une tempête et échoue sur l’île Cocolint. Il apprend rapidement qu’il doit retrouver le légendaire Poisson-Rêve pour pouvoir quitter l’île. Pour ce faire, il faudra récupérer les huit instruments des sirènes, afin de jouer la mélodie qui pourra tirer de son sommeil le Poisson-Rêve.

Dans un délire proche de la Twilight Zone, il s’avère que tous les habitants de l’île, et l’île elle-même, ne sont en fait qu’une création imaginaire du Poisson-Rêve. Les créatures agressives qui attaquent Link ne sont donc que des protecteurs qui veulent empêcher le héros de détruire ce monde illusoire. Link doit alors prendre une décision : réveiller la créature, détruire ce monde et quitter l’île, ou y rester et y errer à tout jamais.

 

The Legend of Zelda : Link's Awakening : photoUn début d'aventure mythique

 

Pourquoi c'est le plus halluciné ? The Legend of Zelda : Link's Awakening est considéré par beaucoup comme la quintessence des Zelda 2D, et ce, à juste titre. Premier jeu de la licence à débarquer sur console portable, il constitue un exploit technique et ludique à part entière. La carte à explorer est énorme, et le titre propose une multitude de quêtes à accomplir et de personnages à rencontrer, tous avec des personnalités fortes. Un exploit pour un soft Game Boy. 

Le jeu est l’un des rares à ne faire aucune mention d’Hyrule, de la Princesse Zelda ou de Ganondorf, mis à part la rapide mention de Zelda et du Royaume d'Hyrule dans l’introduction. Link’s Awakening se démarque du reste de la licence également par son ton très particulier, très imprégné d’un humour décalé, où les personnages n‘hésitent pas à briser le quatrième mur, comme les enfants du village des mouettes, et où les caméos sont légion.

 

The Legend of Zelda : Link's Awakening : photoQuand Link rend visite au monde de Mario

 

Du côté expérience de jeu, c’est du lourd que Nintendo a réservé aux joueurs. De nombreux mini-jeux et quêtes secondaires sont parsemés à travers le monde. Le jeu est conçu avec une vue du dessus, mais offre des passages en vue de côté avec un splendide scrolling horizontal, hommage à Zelda 2 : The Adventure of Link sur NES.

Cet épisode a atteint un tel statut culte auprès des fans, qu’il a fait l’objet de deux remakes. Un premier offrant une version colorisée sur Game Boy Color en 1998 ; cinq ans après la sortie de l‘original, Link’s Awakening DX. Puis un splendide remake sur Nintendo Switch en 2019. Un soft de toute beauté à la direction artistique évoquant des mini-figurines Playmobil.

 

The Legend of Zelda : Link's Awakening : photoUn remake beau à pleurer

 

5. The Legend of Zelda : Majora's Mask (Nintendo 64, 2000)

C'est lequel déjà ? Link a rendu l’épée légendaire à la fin d’Ocarina of Time, a dénoncé Ganondorf à la Princesse Zelda, changeant l'avenir. Il décide de quitter le Royaume pour tenter de retrouver son amie Navi. Mais il se fait agresser par Skull Kid, qui lui vole son ocarina. Après une poursuite qui se finit au fond d’un ravin, Skull Kid transforme Link en Peste Mojo.

Il comprend rapidement qu’il n’est plus à Hyrule, mais à Termina, un monde parallèle. Alors que tous les habitants de Bourg-Clocher (d’autres versions des habitants d’Hyrule) s’affairent à préparer le Carnaval du Temps, une énorme Lune approche et pourrait s’écraser sur Terre et détruire le monde. Il n’a que 72 heures pour récupérer le masque de Skull Kid et empêcher la fin du monde. Pour réussir, il faudra libérer les quatre Géants de Termina, et détruire le Masque de Majora.

 

The Legend of Zelda: Majora's Mask : photoLes ravages de l'alcool

 

Pourquoi c'est le plus dark ? The Legend of Zelda: Majora's Mask fait directement suite à Ocarina of Time. Comment faire pour succéder à un tel monstre vidéoludique ? Comment répondre à des fans qui attendent un Ocarina of Time 2 désespérément ? Deux ans après OoT, Majora’s Mask débarquait sur Nintendo 64, et malgré ses grandes qualités et ses prises de risques, il devenait l’un des épisodes qui divisait le plus la fanbase.

Majora’s Mask est à la licence Zelda ce que l’Empire Contre-attaque est à Star Wars. Son ton est sombre, glauque, presque nihiliste, à des années-lumière de l’ambiance épique et héroïque de ses aînés. Preuve du fait qu’il est à contre-courant si besoin est : ces moments où Link hurle de douleur en mettant un masque. Des séquences qui ont certainement dû traumatiser toute une génération de joueur. 

 

The Legend of Zelda: Majora's Mask : photoLink, plus fort que Jim Carrey

 

Une partie du public a reproché à Majora's Mask son ambiance trop pessimiste, aux antipodes de ce que propose habituellement la franchise, mais aussi sa progression en dents de scie, provoquée par la boucle temporelle imposée, forçant à une certaine redite dans les séquences de gameplay et narratives. Qui plus est, dans cet étrange périple, Link n’évolue pas vraiment. Une partie des fans regrettaient de ne pas pouvoir jouer avec le link adulte de OoT.

Malgré cela, aujourd’hui encore, Majora’s Mask reste un jeu exceptionnel. Graphiquement impeccable, il est l'un des plus beaux titres de la Nintendo 64. Cet opus est aussi très inventif au niveau gameplay, avec des masques de pouvoir qui apportaient autant de nouvelles mécaniques de jeu. Il ne peut être reproché à Majora que son petit nombre de donjons (seulement quatre). Majora’s Mask est à contre-courant de la saga Zelda, une magnifique exception telle une éclipse de Soleil qui nimbe le monde de son obscurité.

 

LuneUne tronche bien flippante pour un jeu Nintendo

 

4. The Legend of Zelda : The Wind Waker (Nintendo Gamecube, 2003)

C'est lequel déjà ? C'est celui qui suit Ocarina of Time, et qui explore la timeline où Link demeure adulte. Toutefois, lorsque Ganondorf se libère du sceau l'emprisonnant, le héros de la légende reste quant à lui introuvable. Malgré la disparition d'Hyrule, la légende du Héros du Temps est dans toutes les mémoires, et chaque garçon, à ses douze ans, doit porter la tunique verte et le bouclier, pour organiser la transmission de ce mythe.

C'est aussi le cas du jeune Link, dont la soeur est enlevée le jour fatidique par un gigantesque oiseau. En comptant sur l'aide de Tetra, une jeune pirate, Link va partir à la recherche de sa soeur, et pourrait bien calmer les ardeurs du maléfique Ganondorf, désireux de retrouver, une fois n'est pas coutume, la Triforce.

 

The Legend of Zelda: The Wind Waker : photoLe remaster est terriblement charmant

 

Pourquoi c'est le plus feel good ? Arrivé juste après Ocarina of Time et Majora's Mask, deux des opus les plus matures et glauques de la franchise, The Legend of Zelda: The Wind Waker est une grande respiration. Des graphismes très cartoonesques, du cel shading à gogo, Link n'a jamais été aussi expressif, jusque dans son langage corporel.

Lors de sa sortie, sa direction artistique cartoonesque a divisé la critique et les fans, a fortiori après des opus beaucoup plus sombres. Il rompt également avec la tradition d'une Hyrule terrestre en proposant une carte largement aquatique, qu'il sera possible d'arpenter très tôt dans l'aventure, augurant ainsi une nouvelle façon de faire de l'open world, réutilisée dans Phantom Hourglass sur Nintendo DS.

S'il récupère presque entièrement le système de combat de ses excellents prédécesseurs (en y ajoutant quelques combos et la possibilité d'esquiver certains coups), l'opus permet désormais à Link de se cacher dans des tonneaux (une référence à Metal Gear Solid qui ne sert pas tant que ça), de ramper, de se balancer à des cordes, ou encore de se coller à un mur. Le premier donjon du jeu enseigne d'ailleurs aux joueurs à user de ces capacités dans ce qui ressemble à une longue séquence d'infiltration.

 

The Legend of Zelda: The Wind Waker : photoPlus d'eau que dans Pokémon Rubis et Saphir

 

Au sein de son bateau Lion Rouge, le contrôleur de Link dispose de quelques mélodies pour influer sur les éléments. La plus utile permet de choisir la direction du vent pour pousser l'embarcation le plus loin possible. Le joueur est d'ailleurs laissé comme seul juge de sa progression dans ce qui apparaît comme une leçon de développement. Modèle de fluidité absolue, le titre a une gestion des caméras d'une fluidité exemplaire (qu'il s'agisse de la gestion manuelle ou automatique de cette dernière).

Finalement, cet opus flamboyant dispose aussi de quelques faiblesses. S'il faut absolument avoir le pied marin pour ne pas se noyer dans toute cette flotte, on pourra objecter qu'il manque quelques donjons. Le jeu s'essouffle aussi après sa première moitié, pourtant menée d'une main de maître. Cela n'empêche toutefois pas Wind Waker d'être un titre flamboyant, plutôt innovant (même s'il s'agit souvent de détails), d'une difficulté parfaitement dosée, mais surtout un pari risqué qui réalise pleinement ses ambitions.

 

The Legend of Zelda: The Wind Waker : photoLe cartoon cel shadé a très bien vieilli (même s'il s'agit ici de son remaster HD)

 

3. The Legend of Zelda : A Link to the Past (SuperNES, 1991)

C'est lequel déjà ? The Legend of Zelda: A Link to the Past est l'opus de The Legend of Zelda de la Super Nintendo. Débarqué en 1991, il est une vitrine pour la nouvelle console Nintendo, deux fois plus puissante que sa prédécesseure. Il fait suite à The Adventure of Link, un titre un peu sans âme (qui ressemble surtout à un Castlevania en moins fun et avec une bande-son moins cool) qui verse dans la plateforme 2D à l'horizontale, la tendance à l'époque de sa sortie (1987).

Le titre inaugure ce qui a été nommé a posteriori la timeline de la Défaite. Au sein de cette dernière, Link n'est pas parvenu à défaire Ganondorf à la fin d'Ocarina of Time, et ce dernier a mis la main sur la Triforce. Il a ensuite été envoyé dans un monde des ténèbres par sept sages, mais le sorcier Agahnim, son double maléfique, parvint à s'emparer du pouvoir en Hyrule. Il envoie alors les sept sages parmi lesquelles Zelda dans le monde des ténèbres.

 

The Legend of Zelda: A Link to the Past : photoDu bon écran d'accueil en 2D qui a de la gueule

 

Pourquoi c'est le plus mythique ? Si Zelda vous évoque un RPG en 2D, des balades champêtres, une bande-son à tomber par terre, des grottes avec des fées ou des vieillards loquaces et des donjons, vous êtes tombés sur la quintessence de la franchise. Si Link's Awakening est le millésime de la Game Boy, A Link to the Past est celui de la Super Nintendo. Mais il ne se contente pas d'être une amélioration significative du premier titre de la franchise, il est gorgé d'une ambition pleinement réalisée.

En tant que RPG, le titre est coriace. La difficulté est présente, mais il est possible de la moduler grâce aux nombreux objets qui vous aideront en combat (et pour vous déplacer, merci les bottes de Pégase). À l'épée comme un gladiateur, ou au contraire à l'arc, au bâton magique, avec une cape d'invisibilité ou un grappin, il est possible de combattre avec ses muscles, mais aussi avec sa tête. De la même façon, les joueurs les plus curieux parviendront à mettre la main sur de nombreux quarts de coeurs, ou des améliorations significatives de leur équipement. Enfin, la bande-son est l'une des meilleures de la licence sans hésitation.

 

The Legend of Zelda: A Link to the Past : photoLa fausse 3D de Nintendo

 

Du côté des nouveautés de la cartouche, le jeu peut se targuer d'avoir un plot twist massif apparaissant après quelques heures de jeu. Le monde dans lequel Link évoluait jusqu'à présent possède sa copie dans le monde des ténèbres, et la carte séparée en huit zones (Château d'Hyrule, Bois perdus, Village Cocorico, Palais de l'est, Grands marais, Désert du mystère, Lac Hylia et Montagne de la mort) garde la même structure dans sa version dark. Le Château d'Hyrule devient ainsi la Pyramide du pouvoir, là où le Désert du mystère devient le Marais des démons.

Grâce au Miroir magique, le passage d'un monde à l'autre n'est pas trop pénible, et demande au joueur de réfléchir dans ses déplacements. Si le passage d'une zone à l'autre est plutôt aisé dans le monde de départ, la progression est plus pénible dans le monde des ténèbres. C'est un excellent prétexte à l'exploration, puisque certains passages semblaient jusque là impraticables.

 

The Legend of Zelda: A Link to the Past : photo"Oulà, j'ai encore succombé à ma psychose des pots"

 

S'il fallait toutefois mitiger les apports de cet opus, on objectera que le joueur est trop guidé, et qu'il est déplaisant dans un monde si vaste (doublement vaste, en considérant le monde des ténèbres) de devoir suivre un ordre précis de résolution des donjons. Le level design est trop restrictif et on aurait aimé plus de liberté pour ne pas suivre un pattern précis afin d'éviter les situations telles que "je ne peux pas faire la Misery Mire parce que je n'ai pas obtenu les Moufles du Titan dans le Repaire des Bandits".

S'il peut sembler logique de vaincre le palais de glace grâce au Bâton de feu obtenu précédemment, il est parfois décourageant de se rendre compte qu'un objet n'est nécessaire que pour entrer dans un donjon, et nullement dans sa résolution même. De la même façon, le scénario aurait pu permettre de donner un fondement à cette linéarité de la progression dans le monde des ténèbres. Toutefois, A Link to the Past demeure un excellent titre qui parvient à encapsuler toute la richesse 2D de la franchise.

 

The Legend of Zelda: A Link to the Past : photoDu bon donjon comme on les aime

 

2. The Legend of Zelda : Ocarina of Time (Nintendo 64, 1998)

C'est lequel déjà ? Jusqu'ici, on a parlé de la chronologie des jeux Zelda, apparue en 2011 dans l'ouvrage Hyrule Historia (parfois contestable dans son entreprise risquée de réunir l'entièreté de la franchise dans une seule timeline). Au sein de cette dernière, trois arcs se forment à partir de The Legend of Zelda: Ocarina of Time. C'est donc le point central du système nerveux de l'univers de la franchise.

Souvent réputé pour avoir une trame classique (Link doit sauver Zelda des griffes de Ganondorf), il n'en est rien. Certes, Link doit en effet sauver la princesse Zelda, qui lui apparaît sous les traits de Sheik dans ce qui est l'un des plot twists les plus célèbres de l'histoire du jeu vidéo. Mais en réalité, le jeu parle en sous-texte de la culture shintoïste et de son rapport à l'activité de l'homme. Ganon n'y est pas un monstre, mais un homme parvenu à se hisser jusqu'au pouvoir, qui a corrompu la nature, tuant l'Arbre Mojo, introduisant Barinade dans Jabu-Jabu et gelant les Zoras.

 

The Legend of Zelda: Ocarina of Time : photoLe pauvre Jabu-jabu...

 

Pourquoi c'est le plus mature ? Aujourd'hui, il est monnaie courante de parler d'Ocarina of Time comme de l'un des meilleurs jeux. Pas l'un des meilleurs jeux Zelda, pas l'un des meilleurs jeux de la Nintendo 64, mais l'un des meilleurs jeux tout court. En 1998, pourtant, il est difficile de s'attendre à un tel exploit. Certes, Mario a déjà eu droit à un passage en 3D l'année précédente, qui s'est révélé être une réussite absolue (au prix d'un changement de direction vers un titre résolument plus tourné vers l'exploration pour le plombier moustachu), mais il peut sembler difficile de retranscrire l'ambiance de Zelda, ses donjons, ses tableaux, ses grottes, bref, ses environnements, taillés pour la 2D.

La Nintendo 64 n'a pas un historique très positif avec la 3D, et la première problématique est celle de la caméra. Si certains jeux ont esquivé les problèmes (Resident Evil a opté pour des plans fixes, tandis que Metal Gear Solid propose une vue de dessus similaire aux us et coutumes de la 2D). À ce sujet, Ocarina of Time ne s'est pas contenté de remplir le cahier des charges, puisque le titre révolutionne la gestion de la caméra.

 

The Legend of Zelda: Ocarina of Time : photoUn date Tinder comme un autre

 

Cette dernière tend à se replacer dans le dos de Link de façon très pertinente, et lors des duels à l'épée (qui remplacent les tableaux bourrés de monstres qui vous foncent dessus), il est possible de verrouiller la caméra sur son adversaire, changeant le format de l'image par la même occasion. Au contraire, lorsque vous visez avec votre lance-pierre, la caméra opte pour une vue à la première personne. D'ailleurs, le titre prend le parti de réduire vos options de combat, au contraire de l'inventaire gargantuesque de A Link to the Past. Toutefois, avec un bouclier finalement utile, et un arsenal de coups plutôt bien garni, les phases de combat sont une pépite.

Difficile de s'ennuyer, puisque le jeu regorge de mini-jeux, de tir à l'arc à dos de cheval, au lance-pierre, de reconnaissance musicale, du lancer de cocottes, dont l'objet est souvent d'offrir au joueur des améliorations pas obligatoires, mais appréciables, bref, du confort. Il est articulé autour de la plaine d'Hyrule, qu'il est possible d'arpenter à cheval avec votre fidèle jument, Epona dans la deuxième partie du jeu.

 

The Legend of Zelda: Ocarina of Time : photoLe réchauffement climatique a depuis tué l'arbre Mojo

 

En effet, une fois n'est pas coutume, et à l'instar de la proposition de A Link to the Past, le jeu est scindé en deux parties. La première vous voit incarner Link enfant, au départ du village Kokiri dans un enthousiasme total. Les PNJ sont bizarres et cartoonesques, et il sera possible au sein de la place du marché du village Cocorico de voir la joie des habitants.

Une fois adulte et après votre passage au temple du temps, vous constaterez au contraire qu'Hyrule est en ruine, et qu'un ciel crépusculaire veille sur les ruines désormais vides de toute vie humaine. Cette partie voit d'ailleurs sa difficulté augmenter, mais aussi vos compétences au combat croître. C'est alors une débauche de direction artistique, dont on retiendra le ventre de Jabu-Jabu, ou encore le duel conte les sorcières jumelles dont la bande-son et ses deux flûtes se répondant relèvent du génie.

Parce que nul n'est tenu à l'impossible, on se souviendra toutefois de ce qui est devenu l'un des meilleurs memes de l'univers de Zelda, le "Hey, listen" de Navi, pas franchement utile et absolument agaçant pour donner des indications au joueur (et qui sera amélioré dans Majora's Mask). On pourra aussi s'interroger quant à des pics de difficulté dont le plus connu est évidemment le temple de l'eau, plus complexe que les donjons suivants.

 

The Legend of Zelda: Ocarina of Time : photoLa sieste, un élément narratif clef dans l'univers de Zelda

 

1. The Legend of Zelda : Breath of the Wild (Nintendo Switch, 2017)

C'est lequel déjà ? Face au retour de Ganon, désormais connu sous le nom de Fléau (et qui espère bien retrouver son apparence humaine), il incombe encore une fois à Link de sauver le royaume d'Hyrule. Le hic, c'est que Link sort d'un sommeil centenaire (dans lequel il a été plongé après une blessure presque létale) et que son temps est compté, Zelda luttant pour garder Ganon sous son contrôle. Il faudra à Link retrouver la mémoire, mais également libérer les âmes des Prodiges, un groupe de pilotes de créatures divines issu des divers peuples d'Hyrule.

Difficile de donner une chronologie à The Legend of Zelda: Breath of the Wild, qui augure sa propre ligne temporelle. À partir de 2018, Nintendo intègre la diégèse du jeu à la chronologie de l'univers. Indépendamment des trois lignes de temps alternatives (une séparation effective depuis Ocarina of Time), Breath of the Wild est la queue de comète de l'univers de The Legend of Zelda.

 

The Legend of Zelda: Breath of the Wild : photoDe l'open world de qualité, on vous dit

 

Pourquoi c'est incontestablement le numéro 1 ? The Legend of Zelda: Breath of the Wild est l'alpha et l'oméga de la franchise éponyme. Mystérieux, démesuré, nostalgique, dangereux, sauvage, innovant, généreux, contemplatif sont autant de sobriquets qu'on pourrait lui attribuer sans trahir sa légende. D'un côté, il renvoie le joueur dans les cordes avec un respect total de son héritage, comprenant un monde sauvage que vous aurez le loisir de cartographier, des combats d'une richesse rarement atteinte, un démon à vaincre pour libérer une princesse, et la collection de pouvoirs ou d'objets pour vous assister dans votre quête.

De l'autre, il propose une progression qui n'est pas linéaire et laissée à l'appréciation du joueur, qui pourra sprinter, sauter, escalader ou planer (certaines de ces idées étaient d'ailleurs déjà présentes dans Skyward Sword) dans cet immense open world au sens le plus noble du terme. Ce dernier peut d'ailleurs se targuer d'être rempli de personnages intrigants (à l'image des Prodiges, les pilotes exceptionnels des créatures divines, issus des peuples Goron, Gerudo, Piaf et Zora), mais aussi de rencontres fortuites ou de combats contre d'anciens boss de la licence.

 

The Legend of Zelda: Breath of the Wild : photoLe mode expert régale en termes de difficulté

 

Les pouvoirs liés à la tablette sheikah permettent aux joueurs de réaliser des prouesses en combat (pourquoi ne pas écraser un monstre sous un rocher plutôt que de l'affronter à l'épée ?) ou lors de leurs déplacements, même si on regrettera que les sanctuaires les débloquant, présents dans la première zone du jeu, soient aussi faciles. Pour ce qui est des donjons et des créatures divines, les combats s'annoncent dantesques, a fortiori dans l'excellent mode expert, qui allonge considérablement la durée de vie du titre.

Breath of the Wild jouit d'ailleurs déjà d'une excellente longévité. Quatrième jeu le plus vendu sur la Switch en 2021, soit quatre années après sa sortie, le titre parvient à rester un standard pour ceux qui voudraient étoffer leur collection de jeux de Switch, mais aussi pour les joueurs les plus aguerris, à l'image des speedrunners, qui ont fondu sur le titre et ses très nombreuses possibilités.

 

The Legend of Zelda: Breath of the Wild : photoCool guys don't look at the explosion

 

S'il fallait se battre pour lui trouver quelques points faibles, Breath of the Wild ne demeure pas moins un jeu Nintendo. En ce sens, il n'a rien d'une révolution technique lorsqu'il est comparé à des titres sur des consoles concurrentes (on est encore loin d'un Horizon ou d'un The Witcher).

On pourra aussi pointer du doigt que la phase finale du combat contre Ganon n'est pas la plus excitante. La durabilité limitée des armes est aussi parfois agaçante (mais terriblement réaliste, ne nous voilons pas la face, nous sommes le problème). À deux doigts donc de conclure que Breath of the Wild est une véritable respiration pour la franchise (pardon), dont nous attendons la suite impatiemment.

Dossier écrit par Matthias Mertz et Jacques Laurent Techer

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commentaires
Pseudoanonyme
28/07/2022 à 14:23

Ghirahim est juste un des meilleurs antagonistes mais ok...

Et l'avatar du néant pas mémorable ? Vous vivez dans quelle dimensions parallèle au juste.

Vous avez Vraiment des goût de chiottes.

Loeilheaume
25/07/2022 à 13:02

Mais vous êtes fous chez EL! On ne classe pas les Zeldas au risque de s'attirer les foudres de pleins de gens. Une saga de plus de 30 ans, c'est 3 générations qui ont vécu des moments inoubliables sur leur(s) Zelda(s).

Tigzy
24/07/2022 à 22:22

Désolé mais non, jamais BOTW ne peut être premier devant OOT. Ce dernier a été élu meilleur jeu de tous les temps, à obtenu la note maximale dans presque toutes les revues, et question innovation et tutti quanti il est pour son temps largement devant.

ChrisPendragon
24/07/2022 à 14:44

L'article est très bien écrit mais il comporte quelques erreurs.

Pourquoi nous parler de contrôles à la manette alors que c'est only Wiimote nunchuk pour cette version. Du coup gros oublie, le jeu est sorti simultanément sur Wii et sur GameCube, version qui est elle bien évidemment jouable à la manette.

Idem pour Breath of thé Wild qui est simultanément sorti sur WiiU et que vous ne mentionnez pas.

Geronimo
24/07/2022 à 11:51

Entièrement d'accord avec cette liste, continue comme ça.

Chical
23/07/2022 à 23:24

Bonjour ! Plutôt d'accord avec cette liste. J'ai commencé avec "A Link to the past" qui m'avait obnubilé ! Tout ça pour être renversé par Ocarina of Time! Après quelques opus 3d que j'ai beaucoup aimé est arrivé BotW qui est mon préféré jusqu'à présent (j'espère une suite encore meilleure avec des donjons et des armes réparables)

Arnaud (le vrai)
23/07/2022 à 15:34

Je n’ai jamais retouché à un Zelda depuis Wind Walker tellement ce jeu m’a dégoûté. Et d’ailleurs Nintendo en général j’ai arrêté

Mais perso je me dis que ne pas mettre le premier Zelda dans un tel classement, même si le jeu a grave vieilli qu’il était hyper dirigiste avec un univers finalement pas bien créé, ben il manque qqchose au classement quand même. C’était le point de départ de tout ça et une petite bombe quand il est sorti. Rien que pour ça il aurait du être la

RetroBob
23/07/2022 à 13:52

Excellent article très bien écrit clair et concis sur chacun de ces 10 jeux.

Malheureusement, la chronologie instaurée "récemment" par Nintendo n'est qu'une réponse aux désirs puéril des consommateurs nord-américains qui sont friands de ce concept.
A l'exception de quelques-uns (Ocarina et Majora... ou Wind Saler et Phantom Hourglass/Spirit Tracks), aucun jeu n'entre dans une timeline par rapport à un autre.
Chaque Zelda est un reboot de l'univers et des personnages.
Mais c'est toujours intriguant de voir des ruines des jeux précédents dans Breath of the Wild. Ça fait parler...

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