Gemma Arterton raconte comment elle a résisté à la pression d’un réalisateur pour une scène de sexe non prévue.
Les mauvaises expériences de tournage cachent parfois (souvent ?) de vilaines affaires à Hollywood et ça commence à se savoir. Si George Clooney a raconté ses embrouilles avec David O. Russell, il n’était pas le premier à dénoncer le comportement du cinéaste. Au contraire, les dossiers sont nombreux, et parfois plus que délicats, concernant le réalisateur qui aurait notamment fait vivre un enfer à Amy Adams sur le tournage d’American Bluff (pour ne donner qu’un exemple parmi d’autres).
Malheureusement, les comédiens (et membres d’équipes techniques) ont bien souvent tendance à se taire, même après avoir vécu un cauchemar, pour ne pas se griller dans le milieu. Néanmoins, la parole se libère… peu à peu. Tout récemment, c’est l’actrice Gemma Arterton (Quantum of Solace, The Voices, Le Choc des Titans) qui a témoigné de la très pénible situation dont elle a dû s’extirper avec difficulté durant un de ses anciens tournages.

Gemma critique
Actuellement en promotion pour son film The Critic, Gemma Arterton a évoqué un épisode embarrassant de sa carrière auprès de The Radio Times. Selon elle, le réalisateur a tenté de lui imposer une scène de sexe en plein milieu d’une journée de tournage, alors qu’elle n’était pas prévue dans le scénario. Elle aurait catégoriquement refusé l’exigence du réalisateur (dont elle a préféré ne pas dire le nom), mais celui-ci s’est révélé très insistant :
« Le réalisateur a dit : « Vous allez coucher ensemble sur le lit ». J’ai répondu : « Non, cette scène était écrite pour se passer hors champ, on entend juste les bruits. Je n’aurais jamais accepté ce rôle si je savais qu’on devait être filmé. » […] L’autre acteur – Dieu le bénisse – était mortifié. Et il y avait des personnalités très en vue sur le plateau. »

Respectez mon intimité
D’après Arterton, elle a pu repousser la demande et résister à la pression grâce à son expérience et son âge. Autrement dit : malgré son refus, ni le réalisateur ni personne sur le plateau (en comptant les fameuses personnalités très en vue) ne serait intervenu pour se mettre de son côté. Si la comédienne a eu gain de cause au final, la pression qui a été exercée sur elle n’est pas à prendre à la légère. Celle-ci aurait pu avoir un tout autre effet sur une actrice différente.
Il est aussi intéressant de souligner que cet incident semble s’être déroulé avant la démocratisation des coordinateurs d’intimité – dont la présence est censée éviter ce genre de situations, justement. Car si les scènes de sexe (même explicites) peuvent avoir leur place dans des films, elles ne doivent exister que dans un cadre où chacun est préparé et, surtout, consentant.

Ce n’est pas la première fois que Gemma Arterton s’exprimait sur son inconfort à tourner des scènes de sexe. En 2018, après son rôle dans The Escape, elle avait décrié des séquences qu’elle jugeait trop scabreuses. Depuis toutes ces mauvaises expériences, l’actrice constate toutefois que les choses semblent avoir quelque peu évolué dans le bon sens (sur les tournages du moins) :
« Aujourd’hui, tout ce qui vous met mal à l’aise ne se produira pas. […] J’ai entendu d’autres acteurs dire qu’ils préféraient quand il n’y avait pas de coordinateur d’intimité, mais je pense que c’est vraiment mieux comme ça. »
L’actrice est actuellement à l’affiche de la saison 2 de Funny Woman sur Sky au Royaume-Uni. Elle devrait arriver sur OCS prochainement en France.