Kate Beckinsale est de retour avec une perruque et des flingues : c’est Canary Black, réalisé par Pierre Morel (Taken), et c’est bientôt sur Amazon Prime Video.
Pierre Morel est, comme Louis Leterrier, un disciple de Luc Besson qui a tracé sa route jusqu’à Hollywood. Il a commencé chez EuropaCorp comme cadreur (avec notamment Taxi 2) et directeur de la photographie (Le Transporteur, Danny the Dog, Taxi 4, Arthur et les Minimoys), avant de devenir réalisateur.
Son premier film, Banlieue 13, a attiré l’attention en 2004, mais c’est avec Taken en 2008 qu’il a décollé. Le thriller avec Liam Neeson, co-écrit par Luc Besson, a rencontré un succès faramineux : plus de 225 millions au box-office, pour un budget de 25 millions. Et de toute évidence, Pierre Morel cherche depuis à reproduire le miracle et la formule, comme en attestent From Paris With Love avec John Travolta, Gunman avec Sean Penn, Peppermint avec Jennifer Garner, ou encore Freelance avec John Cena.
Nouvelle preuve avec Canary Black, un film d’action Amazon Prime Video (comme Freelance) avec Kate Beckinsale, qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Salt avec Angelina Jolie, Atomic Blonde de David Leitch, et à des dizaines d’autres histoires d’agent de la CIA, de terroristes et de monde à sauver (y compris chez Besson). La bande-annonce parle d’elle-même.
CANARY BLACK SALT
Écrit par Matthew Kennedy, Canary Black raconte donc l’histoire de Kate Beckinsale, super agent de la CIA qui n’est jamais décoiffée, et qui a été formée pour être une tueuse dès sa plus tendre enfance. Elle mène parfaitement bien sa double vie professionnelle et personnelle, auprès du beau Rupert Friend. Jusqu’au jour où elle énerve les mauvaises personnes.
Des méchants enlèvent son époux, et essayent de la manipuler pour mettre la main sur le mystérieux fichier « Canary Black ». Apparemment, le risque de Troisième Guerre mondiale est immense, et l’héroïne pourchassée par tout le monde va devoir sortir ses plus belles mitraillettes pour rétablir la vérité et stopper la menace.
Oui, c’est follement original. A noter que ce sera l’un des derniers rôles de Ray Stevenson, décédé en mai 2023.

PAUVRE KATE BECKINSALE
Le seul intérêt et argument de Canary Black s’appelle Kate Beckinsale, et tout le monde l’a compris. L’actrice qui avait commencé sa carrière avec Beaucoup de bruit pour rien de Kenneth Branagh, Les Derniers Jours du disco de Whit Stillman et Pearl Harbor de Michael Bay est devenue célèbre avec un rôle de super-héroïne d’action : Underworld.
Entre deux-trois rôles dignes de ce nom (Aviator de Martin Scorsese, Love and Frienship de Whit Stillman), Kate Beckinsale a incarné la vampire Selene dans cinq films plus ou moins nuls et amusants entre 2003 et 2017. Et d’autres films comme l’affreux Whiteout et le remake de Total Recall ont confirmé son goût pour les rôles où elle peut tuer et taper des gens.

Elle peut dire merci à Amazon, toujours en quête de séries B faciles à vendre, comme Netflix. En 2021, elle était dans le très mauvais Jolt, sorte de sous-Lucy de Luc Besson (c’est dire) où une femme survoltée voulait punir les assassins de son amoureux. Nul doute que Canary Black trouvera sa place au même rayon.
A vérifier (ou pas) le 24 octobre sur Amazon Prime Video, alors que les rôles plus intéressants de Kate Beckinsale (comme le drame Prisoner’s Daughter de Catherine Hardwicke) passent complètement inaperçus avec des sorties discrètes en VOD.
Kate Beckinsale 2.0 ……
Et bien sûr à ne pas confondre avec Black Canard, l’héroïne DC comics…
Je n’ai même pas tenu jusqu’à la fin de la bande annonce tellement c’est vide… Des fois je me demande comment ils peuvent penser et faire des trucs pareils sans avoir un peu honte (producteurs, scénaristes réalisateurs, acteurs).
Et puis je pense à Mc Donald qui sort un Burger par mois. C’est exactement pareil…