César : quelques belles surprises pendant la fête de la saucisse du cinéma français

Simon Riaux | 21 février 2015
Simon Riaux | 21 février 2015

C’est officiel, le cinéma français a enfin fait son rot. Et il va bien, merci. Retour sur la fête de la saucisse annuelle du cinéma français, le seul happening où cohabitent une morale bourgeoise teintée de colonialisme et une vulgarité capable d’en remontrer même à Jean-Marie Bigard.

Et pourtant, malgré les blagues sexistes des remettants mâles, en dépit d’un Dany Boon rejouant le décollage de la navette Challenger, d’un hommage navrant à l’immense Alain Resnais, d’une absence de préparation qui aura mis mal à l’aise jusqu’à Sean Penn, d’un défilé indigne de pseudo-people du petit écran venus tapiner, du mépris de classe et du machisme goguenard affiché par nombre d’invités, il s’est passé de belles choses.

Les César auront ainsi un peu vengé Kristen Stewart, honorée d’un César pour sa prestation exceptionnelle dans Sils Maria. On a pu l’admirer, mal à l’aise, comme toujours lors de ses apparitions publiques, et pourtant bouillonnante de charisme.

Loin de Twilight, loin des polémiques scabreuses. Si les César pouvaient participer modestement à sa mue, voilà qui ne serait pas leur moindre fait d’arme.

On aura vu Pierre Niney, le triomphe léger et aérien, telle une bulle de champagne humaine, traitant son concurrent direct, Gaspard Ulliel, avec plus de dignité que l’Académie. Quant à Reda Kateb, si sa récompense ne faisait absolument aucun doute, elle réjouit et témoigne également d'une vivacité qu'on n'osait plus espérer du côté de l'actorat français il y a quelques années à peine.

On aura applaudi le très grand Minuscule, entre innovation technologique et artisanat. Et on a été assez impressionnés par le tact de ses ambassadeurs, qui ne prirent même pas la peine de relever le mépris affiché de la cérémonie à leur égard.

Enfin, on aura salué avec joie la réussite Du Sel de la Terre, que le contexte actuel menaçait de voir coiffé au poteau par un autre documentaire, non moins méritant, mais loin du choc esthétique provoqué par le dernier Wim Wenders.

Les photos suivantes sont à mettre au crédit du formidable Nicolas Genin.

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commentaires
Dévédé ragnagna
23/02/2015 à 15:50

DVDrama...
Sont pas morts y 5 ans ? Films actus ? Zètes sérieux les gars ?

Cyprine2014
23/02/2015 à 15:41

ah revlààààààà le Nico :)
ça sent le stagiaire qui s'est fait viré ça.

diez
23/02/2015 à 13:12

Cyprine2014> C'est avec ce genre de commentaires ignorants que le sectarisme a encore de beaux jours devant lui.

Timbuktu est un film Mauritanien et Français.

Nico
23/02/2015 à 11:56

"malgré les blagues sexistes des remettants mâles...il s’est passé de belles choses"
Cette phrase pourrait être l'épitaphe d'Ecran LARGE

Cyprine2014
23/02/2015 à 10:31

Bah quand on change la nationalité d'un film pour pouvoir inviter le BHL du désert et se pignoler en lui remettant des prix... Et on parle du numéro chanté limite Joséphine Baker ?

rutu
22/02/2015 à 12:16

je vois vraiment pas le rapport avec le colonialisme. faut arreter de s'indigner sur commande, ca fait un peu ado attardé.

Dirty Harry
21/02/2015 à 16:47

bien vu la redac ! je suis complètement d'accord avec vous : voir cette classe mondaine autosatisfaite de ses valeurs célébrer la créativité du cinéma ainsi me fait vomir avec quelques grumeaux spongieux !

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