Selon David Harbour, le film Marvel Thunderbolts, le Suicide Squad version MCU, aura quelque chose en plus à apporter.
Bien avant Les Douze Salopards (que ce soit le long-métrage de Robert Aldritch ou le roman d’Ernest M. Nathanson), DC comics avait déjà livré sa propre version d’un groupe de salauds à peine repentis au service du gouvernement, The Suicide Squad. Le concept au fort potentiel, n’a en revanche que tardivement séduit Marvel, qui accoucha d’une équipe d’antihéros similaire, les Thunderbolts à la fin des années 90. Depuis, DC a adapté sur grand écran les aventures des membres de la Suicide Squad à deux reprises. On retient surtout le second volet, l’excellent The Suicide Squad.
En revanche, Marvel a attendu un long moment avent de dévoiler son projet autour des Thunderbolts, version MCU de Suicide Squad. Mais il y aura donc bien un long-métrage basé sur ces « salopards » du MCU, qui mettra en scène notamment Red Guardian, interprété par David Harbour. Le comédien s’est d’ailleurs confié à Collider sur le film à venir, durant la promotion de Violent Night :
Winter Soldier, un mercenaire comme les aime David Harbour
« C’est vraiment génial. On introduit un truc cool. C’est vital. Je suis ravi qu’on approfondisse le personnage de Julia Louis-Dreyfus. Et vous l’imaginez sans doute, il y aura toujours cette dynamique dans ma relation avec Florence [Pugh] qui sera explorée d’une façon très cool. Et il y a tous ces types : le personnage de Sebastian [Stan], celui de Wyatt [Russell]… J’adore leur côté mercenaire pour le MCU. Le MCU a toujours magnifié les choses jusque-là. Captain America, ou même Iron Man, malgré son ego, vont toujours prendre la bonne décision et faire les choses correctement. Dans notre cas, j’aime ces personnages, parce que ce sont des losers qui font les choses de travers. Pour le moment, ce que m’a présenté le studio est vraiment cool. »
A en croire le nombre conséquent de « cool » balancés par David Harbour, Thunderbolts prouve encore plus à quel point il cherche désespérément à pomper la « coolitude » revendiquée de la Suicide Squad. Un sentiment de déjà-vu qui aurait pu être évité si Marvel avait repris le matériau original présent dans le comic book, qui possédait sa propre personnalité. En effet, dans la bande dessinée, les ennemis des Avengers, les Masters of Evil, se font passer pour des héros (les Thunderbolts donc) en dissimulant leurs identités afin de conquérir le monde. Mais après bien des péripéties et une partie du groupe emprisonné, les membres restants, sous la supervision d’Hawkeye, se transforment en véritables héros.
« J’espère que je serai présent dans le film »
Néanmoins, on n’espère pas trop voir cette histoire de supercherie devenue rédemption dans cette version made in MCU. En outre, on peut regretter pour le moment l’absence du Baron Zemo, leader de l’équipe dans le comic book. Pour le moment, la présence dans le futur long-métrage de son interprète dans le MCU, Daniel Brühl, n’est ni confirmée, ni niée. Pour le moment, on est surtout intrigué par le développement potentiel du personnage de Valentina de Fontaine (incarnée par Julia Louis-Dreyfus) à condition que la mystérieuse espionne ne devienne pas une Amanda Waller du pauvre.
Ainsi, sans remettre en cause l’appétence de David Harbour (quoique…), on peut quelque peu tempérer ses propos et surtout s’interroger sur la pertinence de Thunderbolts, au moins en ce qui concerne la ligne directrice empruntée. Au lieu d’afficher sa propre singularité face à son pendant DC, comme avec le comic book, le MCU préfère s’en remettre à une recette déjà bien en place chez la concurrence. Une stratégie qui peut s’avérer perdante dans certains cas.
Ça n’est pas dans mes habitudes de dire ce genre de choses, mais on connaît la vision du mot badass et méchant chez Disney…meme les Teletubbies sont bien plus méchants …humour ironique off
Et alors, on peut être drôle et méchant à la fois. Au lieu d’être plat, unidimensionnel, caricatural.
Ils seront méchtants dans les standards de Disney, vraiment hate !