Sorties cinéma du 10 novembre 2021 : les nouveaux films à voir

La Rédaction | 9 novembre 2021 - MAJ : 15/11/2021 13:29
La Rédaction | 9 novembre 2021 - MAJ : 15/11/2021 13:29

Quelles sont les sorties cinéma de la semaine du 10 novembre ? Cry Macho, Aline, Haute Couture, A Good Man... 

Chaque semaine, Écran Large fait son marché dans les salles de cinéma, et sélectionne quelques sorties et films incontournables (pour de bonnes ou mauvaises raisons).

Avec la métamorphose de Valérie Lemercier, les conséquences du réchauffement climatique, une histoire d'amour et de tolérance, une tranche de vie à l'italienne, le dernier Clint Eastwood et la nouvelle pièce de la Maison Dior au ciné.

Les nouveautés à voir sur Netflix du 5 au 11 novembre

 

photo, Clint Eastwood, Eduardo MinettTous en selle

 

LES SORTIES QU'ON VOUS CONSEILLE 

ALINE

Durée 2h06

 

 

De quoi ça parle : De Céline Dion (ou presque). De la vie et la carrière extraordinaire d'Aline, dont la voix incroyable va résonner à travers le monde. Mais Aline va aussi et surtout vivre une grande histoire d'amour avec son producteur, Guy-Claude, bien plus âgée qu'elle.

Pourquoi il faut le voir : Projet bizarroïde qui a commencé comme une blague, Aline est la bonne surprise de la semaine. Ce n'est ni un simple biopic, ni une simple comédie, ni une simple comédie romantique, mais c'est un peu tout ça à la fois. Actrice, réalisatrice, co-scénariste, Valérie Lemercier s'offre son meilleur rôle et un grand feu d'artifice, où elle peut réunir tous ses talents (la gamine qui mangeait "de l'huile" dans L'Ecole du fan des Nuls, la présentatrice des César qui dansait comme Rabbi Jacob, la one woman show...).

À condition de ne pas être allergique à la comédienne, et d'accepter le cadre très classique de l'histoire, Aline touche alors droit au coeur, grâce à une tendresse infinie. Et grâce à Valérie Lemercier, qui signe ici son pari le plus risqué.

La note d'Écran Large : 3/5

 

MARCHER SUR L'EAU

Durée 1h29

 

 

De quoi ça parle : Au nord du Niger, le village de Tatiste, victime du réchauffement climatique, se bat pour avoir accès à l'eau. Chaque jour, Houlaye, 14 ans, comme d'autres jeunes, marche des kilomètres pour aller puiser l'eau, essentielle à la survie du village. Pourtant, cette région recouvre dans son sous-sol un lac aquifère de plusieurs milliers de kilomètres carrés. Il suffirait d'un forage pour apporter l'eau au centre du village et offrir à tous une vie meilleure.

Pourquoi il faut le voir : Avec Marcher sur l'eau, Aïssa Maïga présente un double parti-pris étonnant : traiter la question climatique au nord du pays sans entrer dans un laïus scientifique, culpabilisant ou moralisateur, et en restant au plus près des villageois de Tatiste et plus particulièrement de la jeune Houlaye, qui deviendrait presque un personnage de fiction. Un procédé qui a de quoi dérouter au départ, mais qui est pleinement assumé par la réalisatrice, et qui apporte une profondeur supplémentaire au spectacle qui nous est offert.

Pour les besoins de la narration globale, certaines séquences paraissent plus fabriquées, ce qui ne fera tiquer que les spectateurs aguerris au format documentaire, mais l'intensité qui s'en dégage, totalement complémentaire et intégrée au propos général du film, assure à l'ensemble d'embarquer son spectateur dans un tourbillon émotionnel du début à la fin.

La note d'Écran Large : 4/5

 

A GOOD MAN

Durée 1h48

 

 

De quoi ça parle : Aude et Benjamin s’aiment et vivent ensemble depuis 6 ans. Aude souffre de ne pas pouvoir avoir d’enfant alors Benjamin décide que c’est lui qui le portera.

Pourquoi il faut le voir : Le sujet du film A Good Man est délicat, surtout actuellement, puisqu'il raconte l'histoire, tirée de faits réels, d'un homme trans qui, par amour pour sa femme stérile, décide de porter leur enfant. Le film réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar est surtout une bonne occasion de voir que les polémiques jouent parfois en leur propre défaveur, tant ce que l'on peut lui reprocher n'apparait jamais dans le film.

Au contraire, même, ce récit est avant tout un acte pédagogique à destination du grand public, le tremplin vers une réelle acceptation et une vraie représentation de la communauté trans au cinéma à venir. Plus globalement, le film est tout simplement magnifique du début à la fin. D'une douceur, d'une humanité et d'une bienveillance énorme vis-à-vis de son sujet, il transpire un amour universel qui élargit le propos à toutes les histoires de couple. 

La note d'Écran Large : 3/5

 

TRE PIANI

Durée 1h59

 

 

De quoi ça parle : Après un accident mortel et d'autres événements, les habitants d'un immeuble vont voir leur existence chamboulée, entre leurs difficultés personnelles, rancoeurs, craintes et regrets.

Pourquoi il faut le voir : Parce que Tre Piani a été injustement boudé lors de son passage au Festival de Cannes 2021, où il a reçu la défiance d'une grande partie de la presse. Et c'est vrai que le long-métrage est loin d'être un des meilleurs de l'Italien Nanni Moretti, qui semble légèrement éteint du haut de ses 68 ans (notamment en tant que comédien) et bien moins inspiré que ces dernières années. Tre Piani est en effet un poil long et pas spécialement inventif avec son histoire de non-dits, de secrets, de revanches, de trahisons et autres rédemption et pardon.

Mais peu importe, le long-métrage fonctionne à merveille dans son récit choral à travers les trois tranches de vie qu'il dépeint. Le dispositif est minimaliste, mais d'une grande finesse, permettant de créer de belles et honnêtes émotions devant les épreuves des personnages et leurs évolutions au fil des années (les ellipses sont gérées à la perfection). Bref, derrière ses atours de petit cru Moretti, se cache surtout un film sensible et touchant, porté en plus par un casting éblouissant.

La note d'Écran Large : 3,5/5

 

Le film qu'on n'a pas aimé, mais qu'il faut voir quand même

CRY MACHO

Durée 1h44

 

photo, Clint Eastwood, Eduardo Minett

 

De quoi ça parle : Mike, star déchue du rodéo, se voit confier une mission a priori impossible : se rendre au Mexique pour y trouver un adolescent turbulent et l’amener jusqu’au Texas. Il lui faudra pour cela affronter la pègre mexicaine, la police et son propre passé.

Pourquoi il faut le voir : Parce que Clint Eastwood n'est pas une légende comme les autres. Comédien de télévision, puis star de western, ambassadeur des joyaux de Sergio Leone et enfin icône du cinéma américain, il est par la suite devenu un metteur en scène de premier ordre. Témoin puis cheville ouvrière d'un 7e Art classique, gardien d'un temple dont on ignore s'il lui survivra, le grand Clint continue d'incarner et de symboliser un certain momentum de l'Histoire du médium. Momentum d'autant plus bouleversant que ses créations ont pris, depuis plus d'une décennie, une tournure résolument funèbre.

Mais cette dimension testamentaire, profondément émouvante, est bien la seule raison de s'attarder sur Cry Macho. Sorte d'écho stérile de La Mule, on y retrouve quantité d'ingrédients communs, dévitalisés, comme si le héros de jadis tournait plus pour ne pas tout à fait s'effacer, que nous raconter véritablement quelque chose. On aura beau être bouleversé à chaque retrouvailles avec Eastwood, force est de constater que l'artiste semble ici moins en phase avec sa pratique qu'il ne l'a jamais été. 

La note d'Écran Large : 2/5

 

LE FILM QU'ON N'A PAS ENCORE VU

HAUTE COUTURE

Durée 1h41

 

 

De quoi ça parle : Première d’atelier au sein de la Maison Dior, Esther participe à sa dernière collection de Haute Couture avant de prendre sa retraite. Un jour, elle se fait voler son sac dans le métro par Jade, 20 ans. Mais celle-ci, prise de remords, décide de lui restituer son bien. Séduite malgré elle par l’audace de la jeune fille et convaincue qu’elle a un don, Esther lui offre la chance de devenir apprentie.

Pourquoi il faut le voir : Depuis Papicha, qui lui a valu un César du meilleur espoir féminin, on garde un oeil attentif sur la carrière de la talentueuse Lyna Khoudri qu'on a encore vu briller cette année dans le très beau Gagarine et l'étourdissant The French Dispatch. Forcément, le fait qu'elle soit à l'affiche de Haute couture pour donner la réplique à Nathalie Baye est un argument suffisant pour se laisser tenter (ça et la bande-annonce).

C'est aussi l'occasion de découvrir un peu plus la réalisatrice et scénariste Sylvie Ohayon - également écrivaine - qui signe son second long-métrage après Papa Was Not a Rolling Stone, sorti en 2013.

La note d'Écran Large : on espère qu'elle sera au-dessus de 3/5

Tout savoir sur Cry Macho

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commentaires
Pierre. B
10/11/2021 à 12:52

CRY Macho est un film de testament du grand Clint.Mais à 91ans , on ne peut pas demander mieux. Mais moi, je le remercie de toute son œuvre du 7 arts. Pierre

alulu
09/11/2021 à 20:58

Avec son coup de poulet, il restera à jamais le dernier macho.

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