Star Wars : Les Derniers Jedi - Kelly Marie Tran a un avis bien tranché sur Rian Johnson et une séquence du film

Marion Barlet | 10 janvier 2020 - MAJ : 10/01/2020 10:06
Marion Barlet | 10 janvier 2020 - MAJ : 10/01/2020 10:06

Sujet à controverse, Star Wars : Les Derniers Jedi continue de faire couler de l'encre avec la sortie de Star Wars : L'Ascension de Skywalker. L'actrice Kelly Marie Tran est apparue dans le huitième opus, avant de quasi disparaître dans le dernier. Son opinion sur le réalisateur et la scène controversée de Canto Bight est drastique. 

Le personnage de Rose Tico est l'un des plus disputés de la postlogie. Si Star Wars : Les Derniers Jedi divise les fans et la critiqueKelly Marie Tran en est sa digne représentante. On le rappelle, l'épisode VIII avait opposé des résistances sur tous les fronts. D'aucuns ont imaginé une querelle de J.J. Abrams, qui aurait attaqué une scène de l'épisode VIII.

La rédaction est revenue sur des impairs de la dernière trilogie, avec Star Wars : Les Derniers Jedi en bouc émissaire injuste. Victime sacrificielle ou coupable par naïveté, d'ailleurs ? Voir le dossier sulfureux consacré à la question. S'ajoute l'acteur John Boyega, déçu du manque d'étoffe de la relation entre Finn et Rose, comme on le relate ici. L'utilité de Rose Tico pose question dans la dramaturgie, et le personnage n'est pas assez haut en couleur pour nous accrocher. L'actrice a été embarquée dans la tempête générale. 

 

Photo Daisy Ridley, Mark HamillLuke, je crois que j'approche de l'objectivité critique

 

Kelly Marie Tran a aussi du faire face à des agressions verbales sur le plan personnel. Des remarques racistes ont émergé avec ou sans rapport avec sa prestation. L'actrice a répondu à ces attaques bien malheureuses. Quant au film, elle continue deux ans plus tard à se battre pour son morceau.

Dans une interview à The Hollywood Reporter, Kelly Marie Tran est amenée à revenir sur son expérience de l'épisode VIII. Le passage sur Canto Bight, ville Casino, espace de goguette des marchands d'armes, n'avait pas convaincu. Le réalisateur Rian Johnson avait essuyé de vifs reproches. L'insertion dans l'intrigue a paru superficielle, comme le traitement de cette métropole du vice.

 

Photo Kelly Marie Tran, John BoyegaÀ gauche, Kelly Marie Tran dans le rôle de Rose Pico, sur Canto Bight

 

Kelly Marie Tran s'exprime franchement sur le sujet :

« Pour moi, c’est le moment de voir que les gens qui profitent de la souffrance et de l’oppression des autres sont vraiment présents dans le monde. Comme vous le disiez, on n’avait pas vraiment abordé le sujet et je pense que c’est un très beau moment. Rian Johnson est un génie ».

L'actrice se positionne en fervente défenseuse de l'épisode Canto Bight. Elle en rappelle la dimension politique, qui malgré son manichéisme correspond à des réalités contemporaines. Kelly Marie Tran soutient donc le travail de Rian Johnson. Mais il serait intéressant de la voir parler de sa timide apparition dans l'Épisode IX (1min20 à peine). On aimerait bien lui demander ce qu'elle pense de Jarrah, qui lui pique sa place dans Star Wars : L'Ascension de Skywalker, pour fricoter avec Finn. 

 

Affiche française

Tout savoir sur Star Wars : Les Derniers Jedi

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commentaires

Bobi
12/01/2020 à 17:15

@Dwigt, vous le faîtes exprès ou vous ne lisez que la première phrase des commentaires d’autrui? Maintenant, je ne vais aucunement sacrifier ma bonne humeur dominicale sur l’autel du dialogue de sourds. Vous avez sûrement raison: tout est à égalité, une référence en valant forcément une autre puisque chez les authentiques cinéphiles intellos c’est le fond qui prime sur la forme. L’important, c’est de se titiller le neurone dans une pêche sans fin de name dropping labyrinthique, étaler sa science plutôt qu’écouter ce qui est dit en face. J’ai parlé de Scorsese pour la qualité de ses travellings et de Tarantino pour sa capacité à transcender ses références. Je croyais que c’était clair. Mais il est assez évident que vous n’êtes pas vraiment là pour débattre de la scène citée expressément dans l’article, convaincu que votre trop-plein de culture (il en sort de partout !) possède des capacités magiques, rendant le dialogue superflu et camouflant le réel. On ne va quand même pas s’écharper pour un Star Wars; je vous le laisse! Et même en Blu-ray si ça peut vous faire plaisir.

Dwigt
12/01/2020 à 13:47

@Bobi La base de votre argumentation précédente, c'était qu'en faisant ce travelling, Johnson n'était pas Scorsese. Maintenant, il n'est pas Tarantino. Faudrait savoir...Surtout que Scorsese truffe ses films d'hommages au cinéma muet. C'est quand même lui qui a fait Hugo Cabret.
D'ailleurs, vu que vous parliez des Affranchis, vous savez à quoi correspond le dernier plan, celui où on voit Joe Pesci tirer plusieurs balles droit dans la caméra ? C'est une recréation fidèle de celui de "The Great Train Robbery", le premier film muet où apparaissaient plusieurs techniques de montage "moderne". Et l'hommage est revendiqué par Scorsese lui-même. Donc, pour accabler Johnson, vous tenez un raisonnement qui ciblerait également Scorsese !

Jet
12/01/2020 à 09:02

@Romuald: hop hop hop on assume ses propos qui confondent les racistes harceleurs teubés et ceux qui n’aiment pas le personnage stp :)

Bobi
11/01/2020 à 22:13

@Dwight, n’est pas Tarantino qui veut. Ce n’est pas parce qu’un cinéma est référentiel qu’il fait automatiquement preuve des mêmes qualités que les originaux cités, ou qu’il les transcende. Et toujours pour en revenir à ce fameux travelling avant, on est très loin du compte. Ce qui faisait le génie il y a un siècle, par son inventivité, ses solutions techniques aussi incompréhensibles qu’exigentes, bref ce qui était inédit c’est justement ce qui fait défaut à la redite de Johnson. À aucun moment nous ne sommes incrédules face l’écran, nous demandant sincèrement comment ils s’y sont pris pour filmer ça. Wings Tracking Shot a pour lui le réel élan de l’expérimentation, du côté bidouillage sympatoche quand Star Wars se flatte d’avoir une référence et point barre. Il ne cherche même pas à recréer ce qui rendait ce plan justement marrant à regarder, ce qui le rendait presque beau. Une superposition interminable de fonds verts, une caméra beaucoup trop haute, ce qui rend encore plus bizarre cette trajectoire trop droite, à mon sens, ajoutent le mauvais goût à la paresse. Après, je peux me tromper! Peut-être que Johnson est un intellectuel sublime qui sait réinventer l’espace vectorisé de la caméra tout en citant admirablement les maîtres incontestés des films d’avions...

Cha
11/01/2020 à 21:11

C'est incroyable comme Rian Johnson et certains acteurs font tout pour trouver des excuses à ce film pitoyable. Disney n'aurait jamais dû le laisser dirigé Star Wars, c'est clairement le pire épisodes malgré le IX, il détruit tellement de choses c'est infâme.

Dwigt
11/01/2020 à 18:37

Zut, lire Les Anges de l'enfer (Hell's Angels), pas Les Ailes de l'enfer dans mon commentaire précédent. Lucas a toujours été passionné des films d'aviation, et c'est en grande partie pour ça que les combats spatiaux ont une tronche de batailles aériennes pendant la Première ou la Seconde guerre mondiale, sans obéir du tout aux lois de la physique dans l'espace (le coup des bombes au début des Derniers Jedi est en fait conforme au style que Lucas préférait).

Dwigt
11/01/2020 à 18:27

Bobi, le fameux travelling dont vous parlez est un hommage à celui de Wings, un film sur la Première Guerre mondiale de 1927... Faites une simple recherche sur YouTube avec "Wings tracking shot" et vous trouverez l'extrait de 20 secondes. L'exécution de ce travelling était d'ailleurs parfaite et à peu près aussi millimétrée que ce que Johnson a fait 90 ans plus tard.

Et on ne peut pas reprocher à Johnson de citer un film d'aviateurs pendant la Première Guerre mondiale. Lucas lui-même s'est copieusement inspiré des Ailes de l'enfer, le film d'Howard Hughes. Le premier plan de Star Wars, celui avec le destroyer dont on ne voit que la pointe et qui remplit progressivement l'écran, ce qui fait qu'on se rend compte qu'il est énorme, est en fait repris de celui d'un zeppelin qui survole Londres au milieu des Ailes de l'enfer...

Des éléments à prendre en compte dans les vidéos de 3 ou 4 heures qui sont censées régler définitivement son compte aux Derniers Jedi...

Bobi
11/01/2020 à 05:19

La séquence de la ville casino est à l’image du film tout entier: mal écrite, mal filmée, mal montée. Et ce, dès le début. Le travelling-avant, systématique au moment de présenter une cantine intergalactique, est horrible à regarder tant il est artificiel. Un mouvement de caméra froid, robotisé, anormalement trop rectiligne qui ressemble plus à une démonstration de logiciel de montage 3D qu’à un choix esthétique assumé. L’exact opposé d’un Scorsese. (Revoir les Affranchis semble s’imposer) Quant au génie politique du réalisateur, il y a de quoi tomber de sa chaise! Certes, il y va de de sa bonne conscience franchisée estampillée Mickey: à caca la guerre, à caca la lutte des classes et un bon « la mort c’est mal pour la santé » pour la route. Ce film ne s’adresserait-il qu’à des enfants aux très très bons sentiments et à l’ignorance crasse? Et quand bien même, que cherche à inculquer ce film? Le pire est encore la leçon de réal-politique du personnage de Benicio Del Toro, juste après leur évasion. Parce que les mêmes marchands d’armes vendent leurs produits aussi bien aux gentils qu’aux méchants, il n’y aurait aucune différence entre la résistance et le premier ordre ? Mais c’est quoi cette logique à la con? Au mieux, cela nous renseigne sur les marchands d’armes; au pire cela nous donne à réfléchir quant au niveau intellectuel du réalisateur, de son actrice ou de quiconque défendant le génie du bonhomme. Je comprends parfaitement que l’on défende un projet auquel on a participé mais j’imagine qu’il y avait d’autres biais pour le faire. Ce film étant le seul espace laissé à l’évolution des personnages, il eut été peut-être plus judicieux d’axer le plaidoyer en ce sens. Mais il n’en demeure pas moins extrêmement poussif, à l’humour aussi bas de plafond qu’omniprésent, un interminable épisode Pokémon aux moyens pharaoniques qui se paye en plus le luxe de cracher dans la soupe de l’autre réalisateur comme si public en avait quoi que ce soit à f... Un film important, dîtes-vous? Peut-être un dimanche soir quand il est l’heure d’hésiter entre la dernière rediff des gendarmes contre les ninjas et un épisode d’une famille formidable.

Berolson
11/01/2020 à 00:55

Pour ( re ) découvrir " l'héritier de l'empire ", le tome 1 de la trilogie " la croisade noire du Jedi fou " , la suite de la trilogie d'origine dans l'ancien univers canon, en livre audio, rendez vous sur ma chaîne YouTube : taherl berolson.

RobinDesBois
10/01/2020 à 21:03

@ Verity Bah vas-y explique nous l’utilité et la subtilité du rôle d’un boulet malaisant qui nous dit que les riches sont méchants que les pauvres animaux de course doivent être libérés avec en prime une minable romance unilatérale avec ce pauvre Finn qui n’a rien demandé et qui n’éprouve pas plus de sentiments pour Rose que pour n’importe quel droid

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