Ça Chapitre 2 : le réalisateur détaille deux scènes coupées qu'il aimerait réintégrer dans sa version longue

La Rédaction | 13 septembre 2019
La Rédaction | 13 septembre 2019

Ça : Chapitre 2 est dans les salles obscures, et déjà, le réalisateur Andrés Muschietti dévoile les coulisses du film, notamment de ses scènes coupées.

ATTENTION SPOILERS !

Avec 2h45 au compteur, le deuxième volet de l’adaptation du génial roman de Stephen King est rempli à ras bord de toute l’horreur qui hante la petite bourgade de Derry. Et pourtant, le film horrifique le plus attendu de l’année est bien loin d’avoir pu embrasser l’entièreté de l’œuvre originale. Laissant de côté la mythologie générale du roman, se dispensant de plusieurs passages, le film a dû opérer des choix.

Ainsi, le réalisateur, malgré une liberté évidente quant à la durée de son métrage, a fait face à deux problématiques, ainsi qu’il l’a expliqué dans son interview pour Consequence of Sound. La première consistait à arrêter une position quant à ce que le scénario devait dévoiler des origines de son monstre interprété par Bill Skarsgård.

 

photo Bill Skarsgård

 

« Il y a une scène qui se déroulait vers 1600. J’ai décidé de ne pas l’inclure dans le film, parce qu’elle risquait de perdre un peu les spectateurs. Vous voyez, le problème c’est que parfois, les gens aimeraient en savoir un peu plus, mais si vous leur en donnez trop, alors vous générez de la déception. C’est un peu comme un tour de magie d’un certain point de vue. »

On ne sait pas exactement ce que contenait cette séquence, mais elle aurait probablement permis de nuancer beaucoup la figure de Grippe-Sou, dont la nature demeure jusqu’à la fin de Ça : Chapitre 2 un sacré mystère (tout au plus une scène laisse-t-elle penser qu’il pourrait s’agir d’une entité extra-terrestre).

« C’est une scène que j’adore, mais je vais devoir réfléchir à comment la réorchestrer pour pouvoir l’inclure dans la version longue. »

Mais ce n’est pas la seule séquence qu’on espère découvrir dans une version augmentée. En effet, Andrés Muschietti a bien failli nous offrir un petit bout de mythologie, dans lequel devait apparaître la fameuse Tortue, pièce essentielle du macroverse de Stephen King, reliant Ça, La Tour sombre et plusieurs autres de ses romans.

 

PhotoUn film léger, aérien

 

« Quand James McAvoy affronte ses propres peurs dans la cave inondée, et il tue sa propre culpabilité en tuant son avatar enfantin, il saute dans l’eau. Il est perdu, il n’y a aucune issue, et soudain, les yeux de Grippe-Sou, de Grippe-Sou grimé en Bill, apparaissent dans les ténèbres.

Mais ce n’est pas Grippe-Sou, c’est la Tortue, et elle nage dans sa direction. Bill la regarde, et il est fasciné, il se demande qu’est-ce que ça peut bien être et il voit les enfants qui nagent à sa suite. Alors, McAvoy nage dans leur direction, vers la lumière, et il se retrouve dans la caverne. C’est une belle scène, mais j’ai dû la retirer pour des questions de rythme. Elle est très émouvante, mais elle n’arrivait pas au bon moment, quand tout doit s’accélérer. »

Le réalisateur a parallèlement confirmé qu’il était en pourparlers pour pouvoir aboutir à une version longue (notre critique du montage cinéma est ici), reste à savoir s’il pourra effectivement mener à bien son projet.

 

photo, Bill SkarsgårdOuh, le vilain strabisme

commentaires

Korki28
13/09/2019 à 15:16

La seule chose que j'attendais dans cette suite, vraiment dommage, même si c'est compréhensible pour des questions de ton et de rythme mais ça aurait donné plus d'empleur (ou de boursouflure certes) à l'œuvre

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