X-Men : Hugh Jackman révèle que Bryan Singer avait interdit les comics sur le tournage

Christophe Foltzer | 25 novembre 2018 - MAJ : 25/11/2018 09:51
Christophe Foltzer | 25 novembre 2018 - MAJ : 25/11/2018 09:51

Le premier X-Men fait partie des 3 films qui ont convaincu les studios que les super-héros pouvaient vraiment cartonner au cinéma sans être un Superman ou un Batman. Avec Blade et Spider-Man, il a ouvert la voie au monde merveilleux dans lequel nous vivons aujourd'hui.

Parce que les plus jeunes de nos lecteurs, ceux qui ont grandi avec le MCU, les Spider-Man et les X-Men, ne peuvent pas savoir à quel point c'était tendu de faire un film de super-héros dans les années 90. Les studios refusaient d'y mettre beaucoup d'argent et ne prenaient de toute façon pas le matériau de base au sérieux. Il faut dire aussi que l'échec sur tous les plans de Batman & Robin avait calmé tout le monde.

 

Photo X-MenBryan Singer

 

Et puis, voilà que la Fox se lance dans la production d'X-Men, avec Bryan Singer aux commandes. Et là, tout de suite, les choses se passent différemment. Pour la première fois, l'adaptation trahit son matériau d'origine pour une bonne raison : rendre crédible les mutants pour le grand public. Adieu les tenues bariolées, bonjour les combis en cuir noir. Un traitement des plus sérieux qui ne prend pas son public pour un demeuré et qui paye : le film est un carton, ouvrant la voie à un avenir que nous connaissons trop bien aujourd'hui.

Mais voilà qu'Hugh Jackman, éternel Wolverine, vient de révéler au micro d'MTV News que cette recherche de crédibilité avait un prix inattendu. En effet, sur le tournage, Bryan Singer avait interdit qu'il y ait le moindre comic-book X-Men pour ne pas que l'équipe soit influencée par le matériau d'origine et ne dévie de la ligne de conduite préétablie.

 

Photo Hugh Jackman, Anna Paquin"Et toi, en vrai, t'es super sexy dans un costume en latex vert et jaune."

 

"Bryan Singer voulait vraiment que l'on prenne ses personnages au sérieux, qu'ils soient aussi réels que des personnages en trois dimensions. Il avait peur que ceux qui ne les comprenaient pas pensent qu'ils étaient en deux dimensions. Parce que les comics étaient perçus comme de la littérature pour les enfants."

Et il n'a pas tort même si cela amène un léger problème : en interdisant les comics, Singer coupait aussi les comédiens de tout le background de leurs personnages emblématiques. Heureusement, un réseau parallèle de résistance souterraine s'était mis en place sur le tournage :

 

photo, Hugh Jackman"Puisque je te dis qu'en vrai, on s'habille pas comme ça..."

 

"C'était comme de la contrebande. Je n'avais jamais lu de comics X-Men de ma vie, alors quelqu'un en glissait sous ma porte. Je les lisais et je les trouvais brillants. Donc j'allais dans le bureau de Kevin Feige et il avait les murs recouverts de comics, et 600 figurines de différents personnages. Je lui demandais ce que je devais lire et donc il me passait des trucs en douce. Et nous sommes restés amis depuis."

C'est sûr que l'expérience de la résistance, les agissements secrets et la peur d'être découverts, ça crée des liens. Même quand il ne s'agit que de comics.

 

Trailer Hugh Jackman"Je vous promets que je sais pas ce que c'est. C'est pas à moi, je le garde pour un pote..."

commentaires

Pseudo1
25/11/2018 à 16:59

Impressionnant de voir l'influence que Feige a eu sur les adaptations de comics.
Ce mec était vraiment né pour piloter le MCU (sans lui, j'ose pas imaginer combien ça aurait été pire avec les contraintes des studios à gérer)

Jojo
25/11/2018 à 10:25

Plutôt sympa comme anecdote !

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