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Les 8 preuves du génie de Dwayne Johnson

Par La Rédaction
7 juin 2020
MAJ : 21 mai 2024
27 commentaires

De retour avec ses muscles dans Fast & Furious 8, l’ex-The Rock est un acteur à prendre au sérieux.

photo, Dwayne Johnson

Oui, l’ex-The Rock est un acteur à prendre (parfois) au sérieux.

Il y a une vingtaine d’années, c’était un catcheur du nom de The Rock qui se lançait dans une improbable carrière au cinéma. Aujourd’hui, c’est une superstar hollywoodienne qui occupe le premier plan du cinéma mainstream, enchaîne les films à un rythne effréné, et cumule les cartons avec Fast & Furious et Jumanji, pour citer les plus récents.

Pas vraiment discrètement mais avec un sens de l’auto-promo très soigné, Dwayne Johnson s’est installé dans le coeur des amateurs de film d’action, en manque de héros attachants, uniques en leur genre et hauts en couleurs. Il est clairement devenu pour beaucoup un acteur irrrésistible et cool, capable de briller bien au-delà des ses muscles. Et la rédaction le prouve avec 8 rôles mémorables, tenus avec talent par le plus amusant des monsieur muscles actuels.

 

photo, Dwayne Johnson Dwayne Johnson, c’est ça aussi

 

LE RETOUR DE LA MOMIE / LE ROI SCORPION

Avant La Momie 2, The Rock était un des catcheurs les plus célèbres et, comme le veut la tradition du milieu, il n’allait pas tarder à arriver au cinéma. Mais encore fallait-il lui trouver un rôle à sa mesure. Pas encore au top niveau acting, Stephen Sommers a la grande idée d’utiliser à outrance sa principale qualité du moment : son énorme charisme. C’est donc dans le rôle du Roi Scorpion que The Rock explose l’écran, mutique, impitoyable et crochu.

On pardonnera des effets spéciaux d’un autre temps qui jurent aujourd’hui pour se concentrer sur la naissance d’une superstar. Et un pari réussi puisque le personnage ayant énormément plu au public, il aura droit à son propre film en 2002, sous l’oeil avisé de Chuck Russell. Là, The Rock prouve qu’il est aussi à l’aise avec des dialogues en nous présentant le destin tragique de Mathayus. Si le film est loin d’être parfait, là encore Dwayne Johnson fait des miracles, totalement investi dans son rôle, nanti d’un charisme et d’une sincérité folle. Oui, pas de doute, une star est bien née.

 

Photo Dwayne JohnsonAu commencement était le Rock

 

BE COOL

Dwayne Johnson a commencé à nous intriguer avec Be Cool. En 2005, après quelques rôles de gros bras pas foncièrement intéressants, le film de F. Gary Gray (qu’il retrouvera pour Fast & Furious 8) nous indique que l’artiste va peut-être nous surprendre. Il y est Elliott, aspirant chanteur et acteur. Homosexuel, d’un mauvais goût affiché, totalement over the top et doté d’un magnétisme indiscutable, Elliott représente un sacré pari pour un comédien qui joue ici son image avec une évidente gourmandise.

Le plus touchant ici, c’est sans doute de constater que, encore débutant, Johnson n’est pas tout à fait à l’aise avec son texte, mais propose déjà une aisance (venue du catch) dès lors qu’il peut jouer de son anatomie, qui font du personnage le seul ressort comique efficace du film.

 

photoMa carrière décolle

 

DOOM

Si en 2005, Dwayne Johnson n’est pas encore l’action-man incontournable qu’il est aujourd’hui, il est néanmoins déjà bien installé et son nom fait vendre. Alors quand, dans une de ces décisions folles, Universal décide d’adapter au cinéma la légende du jeu vidéo Doom, on ne s’étonne même pas de le voir impliqué. Mais comme Hollywood ne sait pas faire les choses comme les fans l’attendent, le film d’Andrej Bartkowiak reprend à son compte le scénario d’Aliens, le retour, utilise le héros du jeu (Doomguy puis « Sarge ») mais n’en fait pas le protagoniste principal de l’histoire (ce sera Karl Urban, alias Reaper), utilise l’esthétique de Doom 3 et, pire que tout, fait de Sarge le grand méchant du film. 
 

Qu’importe, le film reste très sympathique avec sa séquence en FPS, ses streums pourris et ses punchlines dégueux. Mais Doom, c’est surtout du grand Dwayne Johnson, à l’apogée de sa période « jeu de sourcil ». C’est bien simple : il n’existe pas un seul plan où il ne cabotine pas, conscient de ce qui est en train de se passer, pour livrer une performance toute en second degré, irrésistible et musclée. Bref, du Dwayne Johnson comme on l’aime.

 

Photo Dwayne JohnsonJouer Doom comme Shakespeare

  

SOUTHLAND TALES

Que The Rock y soit pour la première fois crédité sous le nom de Dwayne Johnson a un sens clair : derrière les muscles, l’acteur s’y révèle. Embarqué dans l’odyssée pop et apocalyptique de Richard Kelly aux côtés d’une galerie d’icônes en toc (Sarah Michelle Gellar, Justin Timberlake, Seann William Scott, Mandy Moore), il interprète une star de cinéma amnésique, gendre d’un politicien républicain, qui a disparu dans une faille spatio-temporelle avant de tomber amoureux d’une star du porno et business woman avec laquelle il a écrit un scénario sur la fin du monde. 

Impossible d’oublier ces moments où Dwayne Johnson, les yeux écarquillés, tapote le bout de ses doigts comme un grand dérangé. Impossible également de ne pas repenser à son numéro de danse absurde avec Buffy, à bord d’un zeppeline, sur du Moby. Dans ce chaos tape-à-l’oeil et nébuleux, il apporte quelque chose de terriblement humain et fragile, jonglant avec une aisance désarmante entre le premier et le second degré, impassible au milieu d’un festival de freaks. Southland Tales est un film unique et précieux, un cauchemar ridicule et fabuleux, totalement grandiose et imparfait, parsemé d’éclats de génie. The Rock, parmi tant d’autres, en est un.

 Photo Dwayne JohnsonPimp don’t commit suicide

 

NO PAIN NO GAIN

À bien y regarder, le film de Michael Bay, qui se rêve en délire voisin des frères Coen tendance polytoxicomane, est surtout un condensé de mépris et de haine à l’égard d’une galerie de personnages que le metteur en scène se complaît à humilier continuellement.

Et pourtant, Dwayne Johnson parvient presque à lui seul à compenser les errements thématiques du film, grâce à une interprétation totalement ahurissante. Et la caméra de Bay a beau se moquer impitoyablement de ce culturiste cocaïné, le comédien lui apporte tout le second degré dont il peut faire preuve, mais également une vulnérabilité qui nuancent considérablement ce steak à la créatine.

 

No Pain No GainLa subtilité

 

BALLERS

Quand on y repense… Qui aurait imaginé que la guest star de La Momie 2 serait un jour à l’affiche d’une prestigieuse série HBO ? Sûrement pas grand monde. Et pourtant, Ballers va à son acteur principal comme un gant.

Descendant indirect d’Entourage, le show se veut une plongée maline et excitante dans les coulisses du football américain. Le rôle est complexe, exigeant une forme de finesse et un rapport au corps très différent de ce que Dwayne Johnson a l’habitude de composer. Son personnage est certes un colosse, mais son cerveau et sa vivacité sont toujours plus affûté que son corps d’ex-joueur. Et pour notre plus grand bonheur, Johnson donne la pleine mesure de son charisme.

 

Photo Andy Garcia, Dwayne Johnson

 

AGENTS PRESQUE SECRETS

La comédie de Rawson Marshall Thurber avec Kevin Hart n’est pas une réussite. Et ça, c’est la manière sympathique de qualifier cette histoire où un homme ordinaire retrouve un ancien camarade de classe, passé de looser à agent secret excentrique. Mais c’est certainement grâce à ce contexte médiocre que Dwayne Johnson brille de mille feux : dans la peau d’un ex-nerd devenu espion, il est formidable. Jamais son corps de demi-dieu effrayant n’a été filmé avec autant de tendresse et simplicité, faisant de lui un grand môme dans un corps d’Hercule

Un inépuisable moteur comique exploité à outrance par une aventure ridicule qui lorgne ouvertement et maladroitement vers 21 Jump Street, l’acteur ayant même droit à son costume d’obèse pour des scènes de flashback au lycée (toute ressemblance avec Monica dans Friends prouvant bien le caractère ringard de la chose). Car c’est bien parce qu’il allie le film d’action banal et le teen movie ordinaire qu’Agents presque secrets offre un rôle réjouissant à Dwayne Johnson. Qu’il finisse par embrasser Melissa McCarthy avant de danser à poil dans un bal de promo pour adultes le prouve.

 

Photo Dwayne Johnson, Kevin HartLaisse-moi être drôle ok

 

VAIANA

« Ouais mais oh, tu triches EL, là tu parles d’un dessin animé quoi ». Oui mais d’un Disney avec The Rock. Bien que Californien d’origine, The Rock a du sang Samoa qui coule dans les veines et cela le prédestinait donc au rôle de Maui, le demi-dieu imbu de lui-même responsable du déséquilibre du monde par vanité. A travers ce rôle, on peut voir un geste de The Rock de se questionner sur son statut de star, son besoin de reconnaissance, la célébrité et les honneurs qui sont les siens, comparés à ce qu’il y a de vraiment important – les sentiments et son humanité.

Même si on n’y entend que sa voix, le charisme est là, intact. La coolitude aussi, ainsi que la jovialité qu’on lui connait. The Rock étant un homme qu’on n’arrive pas à détester, solaire même dans ses pires purges, logique qu’il incarne ce personnage attachant. Bien que moins à l’aise dans la chanson, il s’en sort cependant très bien, renforçant encore le côté comique et grotesque de son personnage ; il tutoie même à de très rares moments le Génie de Robin Williams. Et ça, c’est super balèze, y a que The Rock qui pouvait le faire. 

 

Photo MoanaLe Rock animé

 

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Paehon

Là où je le préfère c’est dans Very Bad Cops

Copeau

Moi j’ai une préférence pour son rôle (et sa manière de jouer) dans Southland Tales. Mais bon je crois que tout le monde s’en bat joyeusement les roubignoles de ce genre de commentaire et je les comprends 🙂

REA

J’ai pas tout vu, mais à mentionner un film dans lequel il a pu démontrer son « talent » d’acteur, c’est dans infiltré.

Sinon Ballers, top.

snake88

Vous avez oublié Faster. Très sympathique revenge movie de série B ou il est d’un charisme assez incroyable. D’ailleurs j’ai toujours regretté que l’action pure et dure soit marginale au sein d’une carrière qui s’oriente davantage vers les divertissements familiaux.

Un blase

Il suffit de regarder San Andreas pour se rendre compte qu il est encore loin d etre versatile et bon. Ses scenes censees etre emotionelles sont penibles a regarder. Il est bon dans l action et l humour, mais au dela, faut arreter la masturbation cerebrale, hein ???
The Rock, genie…… Hihihihihihihihigi