Tout James Bond : Demain ne meurt jamais, en attendant que James Bond meurt un autre jour

Salim Belghache | 10 septembre 2021
Salim Belghache | 10 septembre 2021

Demain ne meurt jamais, ce soir à 21h05 sur France 3.

Quelques mois nous séparent encore de Mourir peut attendre, et alors que la dernière aventure de James Bond dans laquelle officiera Daniel Craig attend sagement de pouvoir être exploitée en salles à l'international, Ecran Large ré-explore l'intégralité de la saga consacrée aux aventures de l'agent 007.

Après une première mission pour Pierce Brosnan, son retour en tant qu’agent double zéro était très attendu. Pour prouver que le grand espion est éternel, les producteurs ont vu les choses en grand pour Demain ne meurt jamais où va devoir arrêter un magnat de la presse complétement fou.

Conçu comme un véritable cadeau noël, avec d'énormes moyens, un discours sur la technologie moderne et le contrôle des médias, des séquences dantesques, Demain ne meurt jamais avait tout pour être un parfait James Bond. Pourtant, le film sera le moins bien classé des Pierce Brosnan au box-office et arrivera également derrière les quatre films de Daniel Craig.

 

Affiche

 

De quoi ça parle ?

Le navire de la Royal Navy, le Devonshire, navigue en mer de Chine méridionale sans le savoir, alors que deux chasseurs de l'armée chinoise les menacent de tirer. Cette mésentente est le fruit du navire furtif d’Elliot Carver (Jonathan Pryce), le puissant dirigeant de l’empire CMGN (Carver Media Group Network). Leur perforeuse fait couler le bâtiment, tandis que les britanniques, mésinterprétant la situation font exploser un des chasseurs chinois. Tous ces éléments vont faire croire que l’Empire britannique est menacé par l’Empire du Milieu, ce que veut Elliot Carver pour alimenter les publications des médias qu'il possède.

Sauf que James Bond et ses camarades du MI6 ne croient pas en la culpabilité du gouvernement chinois

 

photo, Jonathan PryceBFM TV et CNews avant l'heure

 

James Bond est envoyé à Hambourg et rencontre Elliot Carver, mais également Paris Carver (Teri Hatcher), que 007 ne tarde pas à asperger de ses gamètes pour récolter de précieuses informations, Elliot Carver est mis au courant de la trahison et assassine sa femme.

Entre temps, James Bond a retrouvé le brouilleur satellitaire responsable du chaos entourant Devonshire. Accompagné de sa seule alliée dans cette opération : Wai Lin (Michelle Yeoh), un agent des renseignements chinois, James Bond parvient à retrouver l'épave du Devonshire et découvre qu’un missile nucléaire y a été volé. l'homme de main d’Elliot Carver, Stamper (Götz Otto), retrouve tout de même les deux tourtereaux, mais nos deux agents parviennent à s'échapper, en traversant Saïgon à moto.

 

photoJames Bond ne fait jamais de roue arrière

 

Afin d’éviter qu'Elliot Carver de mettre en application son objectif d’avoir l’accès exclusif aux canaux de télédiffusion chinois grâce à une guerre nucléaire entre la Chine et le Royaume-Uni, James Bond et Wai Lin retrouvent le fameux navire furtif pour le détruire. C’est chose faite, Elliot Carver meurt grâce à la perforeuse géante qu'il aime tant et le navire est détruit, évitant ainsi un conflit mondial.

 

photo, Pierce Brosnan, Desmond LlewelynUn véhicule qui commence à avoir des kilomètres au compteur

 

Pourquoi le film n’est pas si mal (pour un Pierce Brosnan)

Dans la droite lignée de GoldenEye, Demain ne meurt jamais continue la démarche des producteurs de moderniser leur figure ancestrale qu’est James Bond. Après une mise en contexte assez poussée du monde post-Guerre froide, la MGM prend le pari de s’attaquer à l’omniprésence des médias et des enjeux qu'ils imposent. Dès l’affiche représentant un arrière-plan composé de plusieurs écrans, l’ubiquité des cadres rend compte déjà d’un film entièrement conscient de son époque soumise aux théories du panoptisme.

Pour mettre en application ses ambitions, la major ne s'est pas tournée vers Martin Campbell (le réalisateur de GoldenEye) et affirme sa politique de renouveler à chaque opus le chef d’orchestre. Cette nouvelle mission aura donc aux commandes Roger Spottiswoode. Le réalisateur de “chefs d’œuvres” comme Arrête ou ma mère va tirer ! et A l'aube du 6ème jour réussit cette fois à rendre une copie qui a pour principale qualité de parfaitement remplir sa mission. L’ensemble du long-métrage est globalement divertissant grâce à des séquences d’action particulièrement réussies, et quelques bonnes idées de mise en scène éclatent parfois aux yeux du spectateur comme lors du pré-générique.

 

photo, Pierce Brosnan"Il est quand même malin ce Roger."

 

Le réalisateur canadien joue avec la patience de son spectateur en personnifiant le regard du héros à travers une caméra dernier cri. Les membres du MI6 ont également un œil sur l'action et participent à la tension de la mission grâce à leurs commentaires. Surtout par cette astuce de mise en scène, Spottiswoode atteste du piège dans lequel s'est fourvoyé l'espion britannique, englué dans une sur-technologie qui le limite au moins autant qu'elle le soutient, et dont la maîtrise est plus que jamais un enjeu pour 007.

James y parvient sans trop de difficulté et n’apparaît plus tellement tiraillé par son époque. Au contraire, il est un protagoniste en pleine possession de ses moyens. L’utilisation parfaite d’un téléphone portable de la part de James Bond se manifeste sans contours pour notre plus grand plaisir.

 

photo, Judi DenchM surveille toujours son petit protégé

 

Cette dynamique plus politique qu’à l’accoutumé rend d'ailleurs notre espion un poil plus idéologue qu’à l’accoutumé. James Bond n’hésite pas à prendre position en faisant une critique affirmée de la généralisation de l’information à la télévision et de la part de manipulation qu’ils peuvent déclencher chez les masses. Pour recontextualiser ce discours, un peu naïf et réac sur les bords, tant il pose le problème comme provenant de l'abondance médiatique bien plus que des propriétaires des dits médias ou de la logique économique qui permet leur développement, il faut se rappeler que le film correspond à la montée en puissance sur le sol américain de la chaîne CNN.

Pionnière de ce qu'on appelle désormais "information en continu", elle va engendrer quantité de fantasmes et de questionnement, sur la puissance de l'information, sa conception, et son effet sur ceux qui la consomment.

Pour accompagner le tout, la musique du long-métrage est une copie des plus appréciables. L’univers continue à s’actualiser, le thème historique de la franchise est réadapté par le DJ Moby. Les ambiances métalliques et avec le brin d'électro qui fait toujours plaisir, s’accordent parfaitement à la photographie majoritairement grisâtre du film, ainsi qu’aux décors métalliques.

 

Photo Michelle Yeoh, Pierce BrosnanIl sait parfois gérer les coups durs ce bon vieux Bond

 

Pourquoi James Bond est dans le coma

Après l'exceptionnel succès de GoldenEye, les producteurs Barbara Broccoli et Michael G. Wilson prennent véritablement les choses en main après le décès de l’historique Albert R. Broccoli en 1996. Ces derniers ont donc très rapidement entamé la production du film suivant puisqu’il faut absolument capitaliser sur le succès du 17ème film et donc se dépêcher pour que la Bond Mania ne s’estompe pas. Munie d’un budget de 110 millions de dollars, 50 millions de plus que sur GoldenEye, l’équipe du film aura un rythme de travail très intense, cequi aura de lourde conséquence sur le résultat final.

Soumis à de constantes réécritures, l’acteur Anthony Hopkins a fait trois jours de tournage avant de se barrer pour rejoindre Le Masque de Zorro et être remplacé par Jonathan Pryce dans le rôle de Carver. Même si Jonathan Pryce offre une composition plus que correcte, il est dommage d’avoir manqué l’occasion de voir le grand Hannibal Lecter en ennemi juré de James Bond.

 

photo, Jonathan Pryce, Ricky Jay"Jonathan Pryce remplace officiellement Anthony Hopkins."

 

Cette intensification du travail et ces changements au jour le jour vont nuire à la cohérence générale, comme le montre la modification par inadvertance du titre du long-métrage. Le titre du film originel était en effet Demain ne ment jamais, et paraît beaucoup plus logique dans les thématiques abordées par le film.

Finalement appelé Demain ne meurt jamais, le film se rapproche davantage d’une bourrinade qu’une œuvre fine et pleine d’esprit, ce qui en soi ne présente aucun inconvénient, mais a ici des airs de renoncement, étant donné les ambitions affichées du scénario. Autre signe de la précipitation de l'entreprise, une série de raccourcis et facilités qu'on espérait ne plus voir dans la saga après le départ de Roger Moore. A cause de la faible caractérisation de ses personnages, le récit donne l'impression d'un retour en arrière.

 

photo, Pierce Brosnan, Michelle Yeoh"Vous deux, vous pouvez vous rapprocher ou c'est trop difficile ?"

 

Le principal symptôme vient en grande partie des James Bond's girls qui transpirent le désintérêt à plein nez. Pourtant, Michelle Yeoh était idéale en collègue et soeurs d'armes de l'agent double zéro. Egale de son homologue masculin, elle casse des bouches à coup de pied, elle est brillante et possède une finesse d’esprit remarquable. Sauf que les talents de combat de Michelle Yeoh sont mal mis en valeur par la réalisation de Spottiswoode et sa romance avec 007 reste trop nébuleuse pour que nous puissions imaginer une grande tension érotique entre les deux.

Pire encore : Paris Carver. Comme une mouche dans un potage au fenouil, le personnage de Teri Hatcher tombe dans les bras de notre agent en lui livrant des informations, avant de se faire tuer sans vergogne par son mari. Paris Carver est une tentative scénaristique bien maladroite d’humaniser James Bond et pas un personnage à part entière. Du côté des seconds couteaux, ce n'est guère mieux.

 

photo, Pierce Brosnan, Teri Hatcher"À notre tournage !"

 

Si Stamper est un bourrin à la limite de l'humanoïde, le Docteur Kaufman (Vincent Schiavelli) comporte une plus grande épaisseur du point de vue de ses compétences (expert en meurtre organisé et amateur de torture) que notre satané musclor. Pourtant, le parti pris est de garder jusqu’au bout Stamper, une pâle copie du Requin (Richard Kiel) de L'Espion qui m'aimait et Moonraker, sans grand intérêt et dont la filiation père-fils/ maître-apprenti avec Kaufman n’est rien d’autre qu’un arrangement plat pour légitimer ce personnage sans charisme.

 

Photo Michelle Yeoh, Pierce Brosnan, Roger Spottiswoode"On a tout réécrit, pour que ce soit pas trop trop compliqué"

Le Business Bond

Comme nous avons pu le remarquer précédemment, Demain ne meurt jamais a eu le droit à un budget supérieur au précédent film, GoldenEye. Qui dit plus gros budget, dit une plus importante promotion. La MGM a tout fait pour que son James Bond soit dans l’esprit du public. Que ce soit pour les publicités du champagne Bollinger ou les montres Omega, 007 est littéralement partout et doit rester la principale emblème du cinéma d’action mondial.

Cette grande opération marketing va porter en partie ses fruits puisque Demain ne meurt jamais récoltera un beau pactole estimé à 339 millions de dollars. Cependant, les producteurs Michael G. Wilson et Barbara Broccoli peuvent l’avoir mauvaise car malheureusement la 18ème aventure de 007 est tombée face à un énorme poids lourd du box-office : Titanic. Projet que Cameron mis des décennies à réaliser quitte à renoncer à son salaire, précédé de rumeurs catastrophiques, abimé par une réputation de nanar cosmique, le grand mélodrame humide est le film auquel absolument personne ne croit à Hollywood.

 

photo, Michelle YeohLa MGM ne touche pas sa cible

 

Si Titanic soulève comme il se doit la banquise du box-office mondial à main nu, James Bond va d’abord passer de bonnes fêtes de noël, en réalisant un score supérieur au précédent film sur le sol américain. Finissant à la 9ème place du classement annuel américain, Demain ne meurt à jamais a récupéré pas moins de 125 millions de dollars au pays de l’Oncle Sam. D’autres grands noms du cinéma lui passeront malheureusement devant tels que Men in Black de Barry Sonnenfeld ou Le Monde perdu : Jurassic Park de Steven Spielberg.

Sur la durée, le film ne dépassera pas GoldenEye, qui avait gagné 349 millions de dollars pour un budget pour 60 millions de budget (hors promotion). Le budget est doublé, mais la franchise James Bond stagne. Ce sera le même cas pour le marché français. Certes, la franchise profite encore une fois de sa popularité pour attirer 3,5 millions de spectateurs, mais Demain ne meurt jamais terminera encore une fois derrière les autres grosses machines américaines Men in Black et Le Monde perdu, jusqu'à se faire griller Le Pari de Bernard Campan et Didier Bourdon ce qui est à peu près aussi déshonorant que collectionner les cuticules de Pascal Praud.

 

photoJames Bond tombe de haut

 

Pas d’amalgames tout de même en ce qui concerne la réussite commerciale de notre espion préféré puisque finalement Demain ne meurt jamais terminera à la 4ème place du box-office annuel international de 1997 (la même qu’occupait en 1995 GoldenEye), derrière donc Titanic, Men in Black et Le monde perdu. 007 a de nouveau démontré qu’il savait y faire avec le box-office et que son modèle de cinéma d’action ne s’essouflait pas encore. En tout cas, à ce moment-là, il n’était pas encore mort comme demain.

 

photo"Vers l'infini et demain !"

 

La scène culte 

Demain ne meurt jamais possède deux séquences d’action mémorables qui met en avant chacune, un véhicule terrien.  Néanmoins, malgré la fascination de nombreux fans de la saga à l’égard de la séquence de moto dans les rues de Saïgon et son impressionnante virtuosité, nous avons préféré opter pour la très ingénieuse séquence de parking souterrain.

 

La nouvelle BMW conçue par Q (Desmond Llewelyn) a la particularité d’être commandée à partir d’un téléphone portable tactile (on n’arrête pas le progrès). Après s’être vengé de la mort de Paris Carver en tuant de sang-froid le Docteur Kaufman, 007 se retrouve pourchassé par des dizaines de lascars dans le parking souterrain de son hôtel. Possédant le brouilleur satellitaire tant recherché, James Bond décide avec fougue de ne pas conduire lui-même sa voiture, mais de faire confiance à son doigté. 

Et on peut dire qu’il a eu du nez puisqu‘il utilise à merveille les capacités de sa nouvelle voiture. La séquence est majestueusement conçue par l’ancien champion du monde de motocross Dave Brickens qui a pour l’occasion inventé une voiture caméra. Donnant l’impression de grande vitesse, chaque obstacle ajoute à la surenchère des gadgets de l’engin (missiles, pic pour dégonfler les pneus). Et à la fin, il parvient même à s’enfuir en laissant sa BMW à la casse, répétant ainsi le manque de soin légendaire de James Bond envers ses véhicules. 

 

 

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commentaires
X-or
11/09/2021 à 15:02

Ok ça fait 3 même 4 si on considère le personnage de Stamper.

Mais Pierce a 1 Craig dans chaque orteil alors ça va

X-or
11/09/2021 à 12:39

A la revoyure, il n'est pas désagréable.

Deux gros défauts :
Paris Carver qui est un personnage grotesque
La fin du film vue et revue
Et la relation entre Bond et Lin dont la romance n'est pas crédible

Pat Rick
10/09/2021 à 20:44

Quoiqu'en on dise c'est un très Bond.

xav
30/08/2021 à 09:46

Vraiment pas fan de ce film-là. Je suis d'accord avec l'article, les ambitions scénaristiques étaient là, le sujet du film est très très bien trouvé, il y avait de quoi faire un film incroyable.... Mais au final, l'histoire est exposée dès le début, on nous dévoile qui a fait le coup et comment. Du coup, le film devrait chercher à nous rendre curieux de savoir comment JB va dénouer l'histoire. Sauf que JB sait déjà qui a fait le coup, et son enquête est effectuée de manière trop paresseuse, trop automatique, pour qu'on puisse s'y intéresser. Il se rend à un endroit, scène d'action, il s'enfuit avec un autre indice. Il se rend à un autre endroit, scène d'action, il a l'indice pour l'endroit suivant. Les scènes d'actions sont belles visuellement, sont bien chorégraphiées, mais sans vraie tension, sans que l'on ait peur pour qui que ce soit. Donc en tant que public, on n'est ni intrigué par le mystère de qui a fait le coup, ni intrigué par les personnages, ni intrigué par le suspense du jeu de chat et de la souris entre JB et Carver.... Il n'y a rien pour rendre l'histoire intéressante.

Du coup, il ne reste de ce film qu'un enchaînement de clips d'action, sans que la mayonnaise prenne au niveau de la narration. C'est l'un des deux opus (avec l'Espion Qui M'Aimait, surtout dans les deux derniers tiers du film), dans lequel on n'a qu'à mettre son cerveau sur pause, et regarder James Bond faire son james bond pendant deux heures. C'est beau, c'est bien fait, mais c'est pas intéressant.

Daddy Rich
29/08/2021 à 17:26

Je voulais commenter sur LE MONDE NE SUFFIT PAS en parlant de la qualité du film... sur mon commentaire précédent§
Je me suis retrouvé sur cette page! Zarbi!
En effet, je l'ai déjà expliqué celui-ci est mon Brosnan préféré!

Daddy Rich
29/08/2021 à 17:23

@zetagundam: BRAVO! Bien envoyé! Je suis entièrement d'accord sur l'ensemble des propos!

De plus, cet opus (qui est plus faible que les deux précédents c'est certains!) n'est pas à mes yeux le pire de la période Brosnan!
Non, c'est le suivant qui atteint des sommets de n'importe quoi (voiture invisible et j'en passe...), avec la pire chanson d'un film pour James Bond! Et une histoire tiré par les cheveux qui n'a pas le moindre intérêt ou enjeu!
Bref MEURS UN AUTRE JOUR est en ce qui me concerne le pire des Brosnan (et un des plus mauvais James Bond!)

Isabelle
29/08/2021 à 15:42

Payez-vous Antidote. C'est un correcteur orthographique.
Il y a une faute dans le titre !!!!
Pas très sérieux.

Fan de toujours
29/08/2021 à 11:20

Je suis fan depuis toujours.

Fan de James Bond
29/08/2021 à 10:40

Bonjour,
Cet article met l'accent sur des sujets commerciaux et des comparaisons avec d'autres films différents sans vraiment s'intéresser à l'âme de ce film. Un exemple de taille, la scène d'au revoir de l'acteur derrière Q fidèle à la production ! Beaucoup de texte pour passer à côté du principal. A refaire donc pour s'améliorer.

zetagundam
28/08/2021 à 23:12

J'accepte sans problème que l'on puisse ne pas apprécier voir même détester la période Brosnan, et j'extrapole peut-être, mais utiliser l'argument du box-office pour nous faire croire que la période Craig (que je considère comme la pire de la saga, excepté Skyfall qui arrive à retrouver un peu de "l'essence" Bond, avec la période Dalton mais pour des raisons totalement différentes) lui est supérieur, j'en suis presque à me demander si cela ne relève pas de la mauvaise foi car dans ce cas, et je vais utiliser le raisonnement pas l'absurde, que penser de Dr No avec son score au box office de 543 millions de $ (valeur actuelle) ?.


Comparer les box-offices de 2 époques différentes (Brosnan vs Craig dans le cas présent) pour juger de la "qualité" d'un film me paraît peu judicieux car la méthode de vente d'un film a totalement été révolutionnée par l'avènement des réseaux "sociaux" (avec l'utilisation des méthodes de matraquage par exemple) ainsi que des budgets promo/pub qui sont aussi, voir plus, importants que le budget du film à vendre et qui permettent à n'importe quel navet de quasiment atteindre voir dépasser le milliard de recettes

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