Need for Speed, Torque... : le meilleur des descendants dégénérés de Fast & Furious

La Rédaction | 14 juillet 2021
La Rédaction | 14 juillet 2021

Au fil des années, Fast & Furious a enfanté un nombre incalculable de sous-produits. Petit florilège de l'élite de cette progéniture dégénérée.

Dans l'industrie du cinéma, c'est presque une loi de la physique universelle : toute franchise ayant du succès se verra photocopiée jusqu'à la caricature. Si la formule est suffisamment simple à reproduire pour qu'on ne vous qualifie pas de plagiaire, c'est encore meilleur. L'époque où des copies plus ou moins discount de Rambo II : La missionTerminator ou Mad Max 2 : Le Défi étaient tournées pour 3 snickers aux Philippines n'est finalement pas si lointaine. 

F&F, en plus d'être une des sagas les plus increvables de l'histoire (20 ans et 9 films), est devenue une créature protéiforme complètement absurde. Entre le premier et le neuvième volet, la série sera ainsi passée d'un remake de Point Break - Extrême limite déguisé avec des néons à un Mission impossible sous stéroïdes. Entre temps, nombreux furent les virages et autres nouvelles directions, mais plus nombreux encore furent les descendants illégitimes.

On en a sélectionné quelques-uns pour vous. Au programme : des combats de motos roue contre roue, des effets spéciaux faits en vomi, du karting, et Scott Eastwood contre Kaaris

 

photo, Nathalie Emmanuel, Vin DieselMeilleur ou pire, on vous laisse juger

 

Need for Speed

De quoi ça parle ? Tobey sort de prison, et il est bien décidé à faire payer celui qui l’y a envoyé : ce faux frère de meilleur ami et compagnon de l’asphalte, son copain de toujours, qui l’a salement trahi. Pour se venger et laver son honneur, il décide de participer à une gigantesque course clandestine qui traverse tous les USA, aidé par ses meilleurs amis. 

Degré de parenté : Degré clonage clandestin effectué dans un laboratoire itinérant. Sur le papier, le film se revendique comme une adaptation de la saga de jeux éponymes. Dans les faits, il n’existe pas pour porter à l’écran une licence vidéoludique fatiguée, mais bien pour prendre l’accélération des Fast & Furious, dont il fait d’énormes efforts pour siphonner tous les ingrédients.

Oui, mais quels ingrédients ? Car quand Need For speed est produit, la saga de Vin Diesel est en cours de mutation. Ses origines bourrines du début des années 2000 sont bien connues, mais la Fast Family vient de livrer son 6e chapitre, et on y traque désormais des espions entre deux carambolages cosmiques plus qu’on n'y fait la course. Le sous-produit qui nous intéresse est donc toujours hésitant entre deux philosophies d’autant moins conciliables qu’il ne se départit jamais d’un sérieux papal. 

 

Photo Michael Keaton"Et donc moi, j'explique au spectateur ce qu'il est en train de regarder "

 

LA scène : Il faudrait sans doute retenir la poursuite finale, qui symbolise à la fois les atouts et les faiblesses du film. Paradoxalement, Need For Speed s’avère être une production relativement soignée. Les poursuites sont cadrées avec rigueur et font preuve d’un véritable travail photographique, toujours très lisible. Les cascades font souvent mouche, et nous réservent une poignée de plans très spectaculaires, tandis que l’illusion de vitesse est bien retranscrite. 

Mais le film échoue là où FF a progressivement compris que les courses à proprement parler n’intéressaient pas son public. Car qui dit troupe de héros insubmersibles dit victoires indispensables et nécessité de faire reposer l’empathie du public sur autre chose que l’enjeu d’une compétition, fût-elle illégale. Rien de tel ici, où le pauvre Aaron Paul et ses comparses (encore plus génériques que la cousinade de Diesel) sont parfaitement transparents une fois sortis de leurs véhicules. 

Pire, pour insuffler un peu de vie à son climax qui en manque cruellement, le film larde sa longue scène des réactions de ceux qui y assistent, mais aussi des remarques d’un commentateur “amateur”, en la personne de Michael Keaton, d’un total embarras. Autant d’intermédiaires entre le récit, aussi mollasson qu’attendu, et le spectateur, qui se demande décidément comment on a pu cloner aussi mollement FF. 

 

Photo Dominic CooperLe Preacher a passé son permis gros lourd

 

Torque, la route s'enflamme 

De quoi ça parle ? Cary Ford est un biker, un vrai. Il ridiculise fréquemment les conducteurs de voiture, arbore fièrement le slogan "Carpe Diem" sur sa combinaison et prouve régulièrement, grâce à ses petits rictus, que la moto, c'est pour les vrais bonshommes. Il revient en ville, pour tenter de récupérer sa dulcinée et régler une sale histoire. Six mois auparavant, il s'est retrouvé en possession de deux bécanes remplies de meth. Il s'est donc fait pas mal d'ennemis, comme plusieurs gangs de motards ou même un agent du FBI en Converse.

Degré de parenté : Degré rejeton rebelle. Torque n'est rien de moins qu'un chef-d'oeuvre de sabotage. Alors que Fast & Furious explose les limites du box-office américain, Warner et Village Roadshow veulent leur version, mais avec des motos, histoire de donner le change. Malheureusement pour eux, ils engagent un clippeur fou, Joseph Kahn, qui... déteste Fast & Furious. Le génial futur réalisateur des non moins géniaux Detention et Bodied (il faut les voir) décide alors d'exacerber jusqu'au nanardesque les codes du genre et de faire voler en éclat sa grammaire visuelle déjà désuète. Dans un podcast de /Film, il expliquera : "Je voulais faire avec les films Fast & Furious ce qu'Evil Dead 2 avait fait avec les films d'horreur".

 

photoLever sa roue avant, c'est pour les faibles

 

Torque est donc une sorte d'hyper-Fast & Furious complètement maboul, qui emprunte autant au cinéma d'animation japonais (influence assumée par le cinéaste) qu'au Tsui Hark de Time and Tide pour organiser une orgie d'inserts anarchiques et d'angles improbables s'engouffrant si franchement dans le mauvais goût qu'ils le transcendent complètement. Par moments, il parodie carrément son modèle. Lorsque le personnage principal cite littéralement Vin Diesel : "I live my life a Quarter Mile at a time" (je vis ma vie pendant 400 mètres), sa partenaire répond "That is the dumbest thing I ever heard" (C'est le truc le plus bête que j'ai jamais entendu).

Logiquement, le film, produit par Neal H. Moritz, qui occupait le même poste sur la franchise d'Universal, ne satisfait ni les studios - pas ravis qu'on se moque ainsi d'eux - ni le public - qui ne comprend pas trop ce qu'il vient de voir. La personne derrière la bonne idée d'embaucher Kahn se fait virer 1 semaine avant la sortie. Le bide est retentissant avec 46,5 millions de dollars de recette pour 40 millions de budget. Et le metteur en scène subit les premières moqueries d'un internet pré-Twitter en pleine extension. Désormais, le long-métrage est culte pour les esthètes auquel il était originellement destiné.

 

photo, Ice CubeAvec Ice Cube, et ses sourcils qui ne se défroncent jamais

 

LA scène : Difficile de choisir entre l'ouverture, résumant en quelques plans les prémisses mercantiles du projet, et la légendaire scène de baston motorisée, qui comporte le meilleur placement de produit jamais casé dans un film. Mais impossible de ne pas revenir sur la course poursuite finale, intégralement en CGI. Une course poursuite entre un méchant pas content et un héros sûr de lui, aux commandes de "la moto la plus rapide du monde". Ça promet. Et ça tient ses promesses.

Alors que les Need for Speed commencent à quasi littéralement adapter Fast & Furious, Torque assume ses aspirations vidéoludiques au point de trouver une forme de beauté abstraite dans l'avalanche de pixels made in 2004. L'esthétique rejoint directement le propos parodique : étant donné la bêtise de la plupart des produits du genre, autant arrêter de faire semblant de témoigner d'un mouvement sportif et culturel et assumer de faire exister ces personnages dans un univers parallèle, où les règles de la physique sont tout bonnement ignorées. Si seulement tous les films de cette liste pouvaient s'en inspirer...

 

 

Overdrive

De quoi ça parle ? Les frères Andrew et Garrett Foster sont des pilotes d'exception, mais aussi des voleurs d'exception. Leur spécialité : voler les voitures les plus chères au monde. À Marseille, ils parviennent à dérober une sublime BUGATTI 1937, joyau de l’exceptionnelle collection de Jacomo Morier, parrain de la Mafia locale. Ce dernier décide alors d’utiliser leur talent à son profit contre son ennemi juré, Max Klemp. Mais s’ils acceptent de rentrer dans ce jeu, c’est qu’ils ont en réalité conçu un coup d’une audace inégalée.

Degré de parenté : Version qui sent bon le thym, mais mauvais pour la carrière de Scott Eastwood. Aaaaaaaaah Scott Eastwood en 2017, cette époque où il essayait désespérément de sortir de l'ombre de son papa en plissant très très fort les yeux. Quelques mois après avoir tourné dans Fast & Furious 8, le descendant de Pale Rider, le cavalier solitaire a cru bon de s'embarquer dans un simili F&F produit par le géniteur de Taken et écrit par les scénaristes de 2 Fast 2 Furious

Au moins, le film a le mérite de nous emmener dans les contrées ensoleillées du sud de la France, entre Marseille et Martigues. Vous pourriez presque entendre les cigales et les grillons entre deux rugissements de moteur. Mais l'originalité du long-métrage s'arrête à ce cadre particulier, car le reste, vous l'avez déjà vu en mieux, ailleurs. Là où la franchise F&F compense le dédain absolu du commun des mortels pour le destin de ses personnages par des scènes d'actions stratosphériques, Overdrive se prend les pieds dans le tapis de course

 

Photo , Scott Eastwood, Ana de ArmasThe suicide-du-spectateur squad

 

On retrouve la même équipe de gens très beaux, mais pas très attachants, qui ont tous des compétences de Prix Nobel sans qu'on sache vraiment d'où ils les tirent. Les méchants sont des gangsters bourgeois pas très cordiaux, Simon Abkarian fait sa promenade de santé en mafieux adepte des foulards et le rappeur Kaaris s'échine à mimer le molosse le plus renfrogné possible. Sinon y a aussi Ana de Armas, dont le personnage d'androïde dans Blade Runner 2049 a sûrement plus d'âme que la belle plante qu'elle campe ici

Les retournements de situation font peine à voir, comme un collier de nouilles à la fête des Mères. Restent les scènes d'action, loin de la folie des F&F, mais honorablement banales. Elles auront au moins le mérite de vous sortir du marasme permanent dans lequel baigne Overdrive, produit ultra-calibré qui se crashe pathétiquement dans le mur de l'indifférence. 

 

Photo Simon Abkarian"Tu poses ce scénario, douceeeeement"

 

LA scène : Difficile de faire le tri. Non pas qu'Overdrive ait une pléthore de scènes inoubliables sous le capot. Au contraire, parce qu'aucune scène ne surnage vraiment dans l'ennui général que dégage le long-métrage. Dur de savoir si la caméra du réalisateur Antonio Negret est trop frileuse ou si le budget de 25 millions d'euros limite les ambitions de l'ensemble.

Toujours est-il que la plupart des scènes d'action sont des plus timides, ponctuées par d'horribles flammes virtuelles toutes droit sorties des effets numériques balbutiants des années 90. On retiendra quand même la sympathique scène d'introduction impliquant un vol suite à une enchère, dynamique et divertissante, qui vous ferait presque croire que le reste du film va être du même acabit. 

 

Clemens Schick, Scott Eastwood,"J'ai pas besoin de Sergio Leone pour devenir une star, MOI"

 

Biker Boyz

De quoi ça parle ? Dirigés par le charismatique Smoke, les Black Knights sont le gang de motards le plus respecté de la Californie. Kid, jeune motard voulant faire ses preuves après la mort de son père, très bon ami de Smoke, se voit refuser l'entrée du gang. Il décide alors de créer le sien, les Biker Boyz, et s'engage dans une compétition serrée avec les Black Knights. 

Degré de parenté : Version un peu trop premier degré. Biker Boyz surfe sur la vague du premier Fast & Furious en creusant (mal) son propre sillon. Ainsi, le film semble animé de la même volonté de satisfaire les admirateurs de carburateurs tout en les prenant un peu moins pour des gros beaufs que la franchise F&F. Les mecs sont évidemment très machistes et les femmes aussi dénudées que frivoles, mais le film semble sincèrement s'intéresser à l'univers des courses de motos clandestines.

Inspiré d'un article du même nom sorti dans le L.A Times en 2000, Biker Boyz cherche désespérément à nous faire croire dur comme fer à l'existence de cet univers underground pétri de valeurs et de principes chevaleresques, en y superposant une réflexion sur la filiation et la  paternité. Oui, c'est la fameuse "Family" avant qu'elle soit répétée ad nauseam par Vin Diesel. Il ressort de l'ensemble un premier degré absolu, qui anoblit la démarche autant qu'il ridiculise le film.

 

Photo, Derek Luke, Laurence FishburneQuelques sorties de route capillaires 

 

Difficile de rester sérieux quand le personnage principal répond  "On risque tous les jours de mourir dans sa baignoire." à un Laurence Fishburne qui lui dit qu'il a failli se tuer suite à une cascade. Le film retombe rapidement dans ses travers de sous-F&F, agissant comme une capsule temporelle périmée lorsque Kid Rock se retrouve à courir contre Morpheus en moto, ou quand Orlando Jones se met à mal rapper pour narguer ses adversaires.

Restent des scènes de courses à moto plutôt bien mises en scènes, toujours moins écoeurantes que les scènes montées à la truelle de Torque, la route s'enflamme, parfois amusantes quand le réalisateur Reggie Rock Bythewood se découvre des envies de plan séquence sorties de nulle part. Un petit plaisir régressif, à mi-chemin entre le nanar et le navet. 

LA scène : La scène d'introduction où le générique en plan séquence dans le repère des motards se conclut sur l'arrivée des Black Knights, véritablement filmés comme des chevaliers pénétrant la cour d'un château. Ou la scène d'enterrement où les regards embués se superposent aux coups d'accélérateurs censés rendre hommage, donnant un caractère absurdement drôle à cette élégie puant le diesel

 

Photo, Laurence Fishburne"Un peu de Shakespeare dans ton SP95 ?"

 

Street Racer - Poursuite infernale 

De quoi ça parle ? Après s'être retiré un temps après un accident tragique, à cause duquel un jeune garçon est resté paralysé, un coureur se retrouve entraîné dans le monde des courses à grande vitesse illégales dans les rues et les autoroutes de Los Angeles..

Degré de parenté : Version Eco+, Wish, Ali express, etc. Bref, tous les superlatifs de l'appauvrissement que vous pourrez trouver. Produit par The Asylum, déjà derrière Snakes on a TrainTransmorphers: Fall of ManTitanic : Odyssée 2012...Street Racer - Poursuite Infernale s'inscrit dans la droite lignée de tous les rip-offs fauchés de ce studio vampirique spécialisé dans la contrefaçon bas de gamme. On a donc le droit à un sous-Paul Walker qui semble déjà mort à l'intérieur vu l'étendue de son panel de jeu (mais pas de sous-Vin Diesel, faut rester discret quand même).

Les rebondissements sont complètement aux fraises (le héros retombe dans les courses illégales à cause de...son contrôleur judiciaire véreux). Le Los Angeles promis dans le synopsis est en fait en banlieue extrêmement éloignée, plus proche d'un hameau de la diagonale du vide qu'une métropole mondialisée.

Les courses sont montées n'importe comment, alternant entre des plans de cadran kilométrique et de sourcils froncés, des ralentis et des jump cut complètement hasardeux pour masquer la vitesse ecargotique de ces luttes mollassonnes. Et surtout, la moitié du film est filmée en contre-jour, laissant dans l'ombre autant de détails nanardesques. Le plus beau étant sans doute la mort du méchant, littéralement éjecté du film sans aucun ménagement. 

 

PhotoCette Amérique au parfum de parking du Lidl de Vesoul

 

LA scène : Toutes les scènes d'entraînement du héros sur un circuit de karting, agrémentées de gros rock qui tâche, qui sont les mieux filmées du film. Ça et toutes les répliques de l'agent de probation ou du mentor de notre héros, sous-Nick Nolte en redescente de whisky frelaté. Chacune de leurs apparitions est un concentré de poésie et de subtilité, sublimé par la version québécoise : 

L'agent de probation nous gratifiera ainsi d'un "Vous les accrocs à la vitesse, vous êtes exactement comme ces junkies de merde qui défilent dans mon bureau toute la journée", mais également d'un plus direct "C'est comme si une pute te disait qu'elle baisera plus jamais" / "L'important dans la vie, c'est de savoir qui on est" (les deux s'enchaînant à la suite). Tandis que le mentor de notre héros sera plutôt adepte de l'école des métaphores automobiles telle que "Elle s'accroche dans les virages comme une pute à son michton". Du Turbo-Michel Audiard en somme. 

 

Photo"La vie c'est comme une voiture, je comprends pas du tout comment ça marche"

 

Dhoom

De quoi ça parle ? À Mumbai, un gang de motards, mené par le charismatique Kabir, multiplie les braquages et les vols spectaculaires. Jai, super-policier, décide de faire équipe avec Ali, motard-mécanicien-sidekick rigolo, afin de les stopper...

Degré de parenté : Partagé avec Bad Boys IIMatrix Reloaded... Il y a deux manières de regarder Dhoom. La plus superficielle serait de le voir uniquement comme un nanar reprenant tous les éléments du cinéma d'action nord-américain des années 2000 pour les intégrer à un film bollywoodien. Mais passé ce postulat, vous entrez dans un monde merveilleux où Dhoom devient un patchwork absolument jouissif, porté par une énergie et une démesure typique des productions du style. 

Ainsi, les emprunts aux films d'action US ne sont là que pour être poussés à l'extrême, aboutissant parfois sur de véritables leçons de carambolage pyrotechnique. Les héros sont des archétypes baignant dans un placenta de premier degré (le policier est un modèle de vertu et d'efficacité, le voleur est un Arsène Lupin bourré de principes romantiques). Le tout entrecoupé de numéros musicaux aussi énergiques que les séquences motorisées, avec un bonus "érotisme moite suggestif sans trop l'être".  

 

photoFast & Furious version daltonienne

 

Évidemment, vous êtes en terrain connu et organiser un jeu à boire sur les clichés qui parsèment le film finirait sans doute par une cirrhose. Tout le monde est ultra beau/belle gosse, le sidekick rigolo en fait des tonnes... Mais le cadre et les ambitions du cinéma bollywoodien vous donneront presque une sensation de dépaysement. Il a connu deux suites, Dhoom:2  en 2006 et Dhoom 3 en 2013. On aura l'occasion d'en reparler plus longuement dans un article qui leur sera consacré prochainement.

LA scène : La plupart des scènes d'action mériteraient de figurer dans cette catégorie tant la physique s'y fait autant piétiner que dans la saga F&F. L'esthétisation se dispute à l'iconisation, les cheveux de nos protagonistes restant toujours aussi lisses et soyeux que leurs vêtements propres et sans le moindre accroc. 

Le pompon ultime étant sans doute la scène où le personnage principal franchit le mur d'un couloir de feu créé par nos motards en fuite afin de vider son chargeur sur ces gourgandins. Alors qu'un collègue tente de l'éteindre avec un extincteur, vous ne pouvez qu'être subjugué par la dureté du regard de notre héros, pris d'une colère impassible sans avoir roussi d'un poil. Un modèle d'abnégation et sans doute une très bonne adresse de vêtements ignifugés.

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commentaires
Lord Sinclair
15/07/2021 à 09:17

Pffff
Ca vaut pas les ancêtres des F&F : la série des Canonnball Run !
Là aussi des super caisses, de la musique, des petites pépé en short, des stars internationales et de la tôle froissée. Mais un vrai moustachu cool et classieux en héro.
Pas comme cette collection de guignols issus des couvertures de GQ et Tuning Magasine et de cascades en CGI.

Torque
14/07/2021 à 15:58

Torque est régulièrement critique pour l'absurdité et l'idiotie des scènes, situations et dialogues virant au grand n'importe quoi. Sauf qu'il faut le voir je pense comme une hyper parodie ultra efficace du premier F&F. Les scènes d'actions décoiffent littéralement surtout au grand écran. Mais quand on voit surtout la dérive par la suite de la saga FF vers le grand n'importe quoi, revoir Torque après coup revient à presque siroter un petit lait fraise en se disant que là au moins la parodie était assumée.
Perso ce film est archi culte, à connaître chaque scène et dialogue par cœur. Des scènes hilarantes notamment la poursuite avec le flic cool du FBi totalement allumé. Je n'ai jamais compris que les critiques s'acharnent sur ce film en le regardant au strict 1er degré.

Numberz
14/07/2021 à 14:41

Autoroute racer, film allemand, vaut aussi son pesant de cacahuètes.

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