Gravity a-t-il changé la face de la science-fiction au cinéma ?

Mathieu Jaborska | 11 avril 2021
Mathieu Jaborska | 11 avril 2021

Gravity, ce soir à 21h00 sur TF1 Séries films.

Dernier succès en date de Netflix signé George ClooneyMinuit dans l'univers comporte une scène que beaucoup ont surnommé "la séquence Gravity". Et pour cause : elle reprend peu ou prou les instants les plus spectaculaires du long-métrage d'Alfonso Cuarón, condensés en quelques minutes qui font pâle figure à côté du numéro d'équilibriste technique atterri sur les écrans il y a près de huit ans.

Et ce n'est pas la première fois qu'on sent des relents de Gravity dans un film de science-fiction récent. En 2021, avec plusieurs années de recul, on peut enfin commencer à répondre à cette interrogation qui motivait des débats très houleux en 2013 : ce chouchou de la presse peut-être trop porté aux nues pour son propre bien a-t-il vraiment marqué l'histoire du genre, ou plus largement de la mise en scène de l'espace au cinéma ?

 

GravitySandra dans de beaux draps

 

Ramène ton recul

Qu’en disait-on à l’époque ? Beaucoup de bien, trop de bien même. La quasi-intégralité de la presse a réagi à l’effet coup de poing du film (le découvrir en projection presse devait ne pas manquer de saveur), et a tranché directement. Pour ces critiques, Gravity est bien un point de rupture définitif. Le chapeau du texte du Monde parle du « film le plus spectaculaire qu’il ait été donné de voir sur l’espace », Télé 7 Jours d’une « date dans l’évolution du genre ».

La critique américaine en rajoute encore une couche. Le Wall Street Journal annonce carrément : « Sous différentes formes, les films de cinéma sont avec nous depuis la moitié du 19e siècle, mais il n’y en a jamais eu un comme Gravity ». Time va plus loin : « Gravity nous montre la splendeur du cinéma du futur. » Même nous avions succombé au dithyrambe, dans la critique concoctée par l’ami Simon Riaux.

 

photoLet it goooo

 

Une réaction unanime qui a peut-être poussé le public à la méfiance, voire à la déception. Alors qu’on lui promettait une œuvre grandiloquente dans la lignée de 2001 : l'odyssée de l'espace, il s’est retrouvé devant un survival pur et dur. Mais quel survival ! En composant des plans-séquences qui jonglent habilement entre l’immense et le minuscule, Cuarón place l’humanité de son héroïne (ses larmes jaillissent au premier plan) au cœur d’un spectacle technique ahurissant.

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commentaires
ric
16/04/2021 à 07:33

moi j'ai vraiment aimé ^^

Moi
12/04/2021 à 14:19

Je trouve gravity vraiment bon, mais est-ce vraiment de la SF?

alulu
11/04/2021 à 21:24

Le coté survival ne fonctionne pas pour moi, j'aurai aimé que Sandra Bullock se perde dans les profondeurs de l'espace. Cette actrice ne sait pas jouer, elle est insupportable. Voila pourquoi je "n'aime pas" ce film alors que j'apprécie Cuaron. C'est techniquement parfait, ça claque visuellement mais je n'accroche pas. Bref peut être qu'avec une autre actrice j'aurai eu de l'empathie pour le personnage. Curieusement, ça me donne envie de remater Space Cowboys.

Eddie Felson
11/04/2021 à 20:02

Ça ne m’a pas boulversé et je n’ai jamais eu envie de le revoir! De là à parler de classique de la SF il y a un fossé, que dis-je un gouffre, qui le sépare de maintes oeuvres telles que 2001, Blade Runner, Alien ...etc... qui trônent à jamais dans cette Olympe où clairement le film de Cuaron, aussi réussi soit-il d’un point de vue technique, n’a et n’aura jamais sa place. Next.

Nyl
11/04/2021 à 16:27

Personnellement, je n'ai jamais accroché au film.
D'un côté, je l'ai vu à la télé, et pas au cinéma. Bien que je ne pense pas que ça m'aurait davantage accroché.
Le visuel ne fait pas tout , comme on dit.

Syteme closed by Firmament
11/04/2021 à 15:46

ba les types de la Nasa en 2016 sur you tube par exemple, declarent qu'on jamais passé la basse orbite( a cause de la ceinture de Van Allen, hyper agressive pour les cosmonautes et le matos electronique,)la basse orbite c'est 2000/3000 km maxi , hein ,je dis çà je dis rienlolool

Dede
11/01/2021 à 18:21

Gravity est juste un beau sauveur d écran, mais le reste est d un ennui mortel. Je suis content de l avoir vu dans ma salle privée, ce qui m à permis d accélérer les moments long et ch... Bref je l ai vu en 15 minutes

sylvinception
11/01/2021 à 16:32

Tant que les salles de ciné resteront fermées, je ne pourrais plus prendre mon panard sur grand écran devant cette expérience unique.
Et ça, quelque part, ça me fait quand même bien mal aux fesses.

(p.s. : tous les neuneus ci-dessous qui démontent le film, c'est à se faire pipi de rire dessus.)

Un connu
10/01/2021 à 16:42

Gravity, de la science fiction ? ????
Je crois qu'à notre époque, on ne peut décemment plus considérer que le simple fait que l'action se déroule dans l'espace suffit à catégoriser un récit comme appartenant au genre SF.

Et c'est peut-être aussi ça la force de ce film : avoir réussi à saisir l'émerveillement mais aussi l'angoisse - par l'image, mais aussi beaucoup par les silences, plus puissants encore parfois - que peut susciter cet espace pourtant si proche, dans lequel vivent très actuellement les passagers de l'ISS.

PatrickJammet
10/01/2021 à 15:36

... Moi, j'ai dénoté la bêtise d'Harvard, à la réflexion... Cloo'ney, Lorrain ? ... Landgrave'yard, dans les temps... Avatar ou bât'ard !... Métaphysique... Gravitationnel... Ah oh... Wilhelm, le Casque Millenium ...

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