Fast & Furious : on a classé toute la saga, du pire au meilleur (ou moins pire disons)

La Rédaction | 6 août 2019
La Rédaction | 6 août 2019

Alors que Fast & Furious : Hobbs & Shaw arrive, la rédaction a respiré un bon coup de pot d'échappement pour classer toute la saga.

Fast & Furious 9 est en tournage avec Vin Diesel et Michelle RodriguezFast & Furious : Hobbs & Shaw va sortir pour créer une franchise dérivée en parallèle avec Dwayne Johnson et Jason Statham, un spin-off féminin est en préparation, Fast & Furious 10 est déjà prévu, et pour beaucoup c'est le signe que la fin du monde est proche.

Pour d'autres, notamment dans l'équipe, c'est un petit plaisir quasi garanti de spectacle débridé et absurde, aussi ridicule que jouissif.

 

 

9. 2 FAST 2 FURIOUS 

Ce qu'il se passe : Brian a refusé d’arrêter Dom, son « bro ». Il pose ses valises à Miami. Mais on lui confie vite une mission qu’il ne peut refuser : arrêter un baron de la drogue argentin. Il s’alliera avec son vieux pote Roman, fera la rencontre de plein de gens qui aiment le tunning et les couleurs discrètes, ainsi que d’une agent de la DEA sexy. Il finira par jeter sa voiture très fort sur un bateau, pour sauver la fille sexy, arrêter le trafiquant et prendre ses sous. Thug life.

Pourquoi c’est trop con trop bon : Tyrese Gibson fait ici ses premiers pas dans la saga, et quels pas ! Dès le début, ce comédien approximatif nous offre une des partitions les plus absurdes de récente mémoire, mélange de babillement ahuri et de charnier synaptique. Ajoutez à cela quantité de cascades numériques bizarres, du tunning complètement fluo et la vulgarité inhérente à la ville de Miami, et vous tiendrez un petit précis de mauvais goût difficilement égalable.

 

photo, Tyrese Gibson, Paul WalkerTyrese Gibson alias l'acteur toujours là depuis mais tu t'en fous un peu avoue

 

Pourquoi c’est trop con trop non : Pour qui n’est pas fasciné par les cylindrées de kékés daltoniens, le visionnage du film tient du chemin de croix. Sans compter que Paul Walker seul aux commandes de la saga qui a starifié Vin Diesel, a bien du mal à y imprimer sa patte. Le récit s’avère même très chiche en action, comme le rappelle son final rigolo mais très vite expédié. Bref, il faut quand même s’accrocher pour supporter ce qui demeure à ce jour le plus nul des F&F.

Moments cultes : Alors là c'est pas évident et c'est étonnant vu que cette suite a coûté quasiment deux fois plus cher que le premier. Allez on va dire que quand le grand méchant révèle à Eva Mendes qu'il sait depuis toujours qu'elle est une espionne de la DEA, c'est de la frappe de lolance de l'extrême et qu'on aimerait bien savoir pourquoi il ne s'est pas débarrassé d'elle plus tôt du coup. Sinon, le saut de l'espace final de la voiture du héros est assez rigolo.

 

Photo Eva MendesDeux acteurs réalisant qu'ils ont peut-être fait quelques mauvais choix

 

8. FAST & FURIOUS : TOKYO DRIFT 

Ce qu'il se passe : Sean Boswell est un passionné de tuning qui accepte de vivre au Japon sous la tutelle de son père pour échapper à la prison. Il retombe dans ses travers en découvrant le drifting aux côtés de Han. Il veut battre Drift King et récupérer au passage sa petite amie. Le cousin de Drift King est un yakuza qui le prévient qu'Han lui vole de l'argent. Une course poursuite s'engage, Han meurt dans un accident, Sean bat Drift King, et Vin Diesel fait un caméo à la toute fin. Voilà.

Pourquoi c'est pas entièrement nul : Le fait d'installer l'action au Japon a permis d'exploiter le sentiment d'exclusion de Sean et Neela, ce qui rajoute de la profondeur à un propos assez simpliste. Le film a voulu innover en délaissant la notion cruciale de vitesse des deux premiers opus au profit de plus de maîtrise et d'élégance dans la conduite des voitures, mais avec tout autant de risques. Le troisième volet est d'ailleurs le premier à faire mourir un personnage d'un "simple" accident, le truc qui arrive fréquemment quand on fait le kéké au volant, et c'est bien de le rappeler.

 

photo, Lucas BlackLe héros qu'on a tous oublié, hommage à toi Lucas Black (revenu dans Fast & Furious 7)

 

Pourquoi c'est surtout nul quand même : A ce stade, on sent que la saga avance à l'aveugle et se cherche, malgré son gros budget de 85 millions (plus que 2 Fast 2 Furious et bien plus que Fast & Furious). C'est quand même bête d'introduire un personnage principal qui ne revient à aucun moment dans la saga hormis une apparition oubliable et oubliée dans Fast & Furious 7. Seul le destin de Han compte pour la suite, alors pourquoi en avoir fait un personnage secondaire et terriblement fade au lieu de le mettre sur le devant de la scène ? Serait-ce de l'improvisation ?

Si le film essaie de se démarquer, il conserve les mêmes mécanismes, à savoir celui qui débarque mais est doué, ou encore la jolie fille qui a le mauvais grand frère. Au final, tout le monde fini par se pourchasser en voiture à vive allure dans les rues et bye bye l'élégance et la promesse de nouveauté. Le récit est lent et n'est qu'une introduction au futur Fast & Furious-verse. Avec quand même un bonus pour le cousin Yakuza, parce qu'on est au Japon alors il en fallait au moins un.

A noter que c'est en partie grâce à Fast & Furious : Tokyo Drift que la saga Riddick a pu continuer : Vin Diesel a accepté cette apparition en échange des droits pour sa société de production, One Race. Ça aura au moins servi à ça.

 

photo, Nathalie Kelley, Brian TeeLe Drift King et sa queen

 

7. FAST & FURIOUS 4

Ce qu'il se passe : Loin des Etats-Unis, Dom et sa bande décident de se séparer pour mieux échapper à la police. Il apprend quelques mois plus tard que Letty a été assassinée, et cherche à la venger. Il recroise Brian, agent du FBI, sur la piste du même sale type, et le duo se reforme pour infiltrer un cartel qui prévoit de passer la frontière mexicaine. Ils pistent l'homme qui a tué Letty, et Dom apprend qu'elle était devenue une indic pour Brian, pour nettoyer le casier judiciaire de son chéri. Ils chassent et tuent les méchants, et Dom refuse de fuir : il ne veut plus courir. Il est condamné à 25 ans de prison... mais Brian, Mia et leurs amis décident à la fin d'attaquer le convoi pour le libérer.

Pourquoi c'est assez cool pour en rire : C'est le re-début de la franchise, où Vin Diesel et Paul Walker se retrouvent après avoir été séparés durant deux films. En gros, c'est la vraie suite officielle de la saga. C'est aussi le début du n'importe quoi à venir avec la mort-mais-en-fait-non de Michelle Rodriguez alias Letty, qui fera sombrer la saga dans la telenovela version blockbuster. C'est aussi la première apparition de Gal Gadot alias Wonder Woman.

Dejà derrière Fast & Furious : Tokyo Drift, Justin Lin applique son savoir-faire à l'entreprise, en emballant quelques scènes solides, avec un minimum de style pour réhausser le spectacle - il a été réembauché pour Fast & Furious 5, Fast & Furious 6 et Fast & Furious 9 depuis. Il revient à Los Angeles, ramène l'aventure sur les paysages connus, recentre tout ça sur le groupe (venger Letty, réunir Brian et Mia, remettre les héros dans de jolies courses). Avec un budget limité (environ 85 millions), il assure le show.

 

Image 353437Une intro mémorable

 

Pourquoi c'est pas super du tout : Fast & Furious 4 n'a pas encore la folie des grandeurs, si bien que l'action reste un peu molle et trop carrée pour véritablement marquer. Une énième course dans Los Angeles n'a rien de bien sensationnel et pas grand chose ne ressort de cet épisode scolaire, qui reste l'un des moins marquants (moins spectaculaire et absurde que les suivants, moins kitsch et naze que les précédents : perdu dans le néant du dispensable). Le numéro de Vin "Je suis acteur je vis un drame" Diesel n'arrange pas l'affaire,

Moments cultes : Vin Diesel vs camion citerne qui fait des tonneaux dans la scène d'intro.

 

Image 353419Le duo se retrouve, et ne se lâchera plus jusqu'au septième

 

6. FAST & FURIOUS 

Ce qu'il se passe : Brian est un policier sous couverture qui doit gagner la confiance de la "famille" de Dom, suspectée (et coupable) du vol de plusieurs camions de marchandises. Toretto est également un adepte des rodeos urbains qu'il fait découvrir à Brian, qui apprécie (un peu trop) l'expérience. Il songe même à laisser tomber sa mission, ses sentiments pour la petite soeur de Dom y étant aussi pour beaucoup. Au final, le policier décide de laisser Dom s'enfuir alors qu'il est sur le point de se faire arrêter, ce qui lui vaut d'être viré de la police.

Pourquoi c'est tellement con-cool: Même s'il est écrit à la truelle, le premier volet est le plus profond et cohérent de la saga, celui qui cherche vraiment à raconter quelque chose en plus d’en mettre plein les mirettes. Le film montre comment deux hommes de principes peuvent renier leurs valeurs pour embrasser le crime (bon, on ne parle pas de trucider des gens non plus). Le tout avec le seul scénario qui donne vraiment l’impression de savoir où il va. 

Vin Diesel incarne d’ailleurs un personnage beaucoup plus complexe que dans les suites. Il est partagé entre ses valeurs, qui lui viennent de son éducation religieuse et très familiale, et l’illégalité qu’il choisit pour vivre sa passion, transmise par son père. Il est prêt à tout pour subvenir aux besoins de ses proches, mais aussi capable de péter les plombs et de fracasser la tronche du pilote responsable de la mort de son père à coups de clé à molette.

 

Photo Vin Diesel Aie aie aie les années 2000

 

Pourquoi c'est pas non plus très bon : Grosses cylindrées tunées, carrosseries rutilantes, pneus fumants, musiques outrageantes et photographie qui décolle la rétine, tout pue les années 2000. Même si le film essaie de faire découvrir aux spectateurs un univers d’ordinaire très fermé, il n’arrive pas à contourner suffisamment tous ses clichés.

Michelle Rodriguez a elle seule ne suffit pas à relever le traitement réservé aux femmes, réduites à des potiches en mini-jupe qui se trémoussent sur des capots. Pas mieux que les hommes et leur perpétuel concours de qui a la plus grosse. S’ils ont un sens, les moments dramatiques de confessions autour d’une coronna sont maladroits et trop mièvres par rapport au ton général du film. Revoir Fast & Furious 18 ans après, ça fait donc mal.

 

Photo Vin Diesel, Paul Walker Démarrage ni Fast ni Furious

 

5. FAST & FURIOUS : HOBBS & SHAW 

Ce qu'il se passe : Quand un méchant virus est volé, et convoité par un super-soldat cyber-terroriste physiquement-Terminator-ou-presque, les autorités réunissent Hobbs et Shaw pour sauver le monde. Les deux hommes ne se supportent pas et hésitent entre servir à quelque chose, et s'en envoyer dans les dents à coups de blagues sur le crâne chauve de l'un ou la "petite" taille de l'autre. Ils sont aidés par Hattie, la soeur de Deckard, qui hésite entre les suivre ou les larguer dans une ruelle pour les laisser finir leur concours de mâles.

Pourquoi c'est con et bon : Parce que le film tente à la fois de marier la dimension WTF de la saga mère, tout en retrouvant l'ADN de buddy movie badass, Hobbs & Shaw joue sur une multitude de cartes, qui l’autorise à verser dans une action très décomplexée. Course-poursuite urbaine, cascades vertigineuses, ou baston brutale, le scénario pioche autant dans le cinoche décomplexé des 80’s que de la SF barrée.

Et au milieu de cet énorme bordel, pas toujours harmonieux, la présence de Vanessa Kirby est un ajout de choix. Formidablement charismatique et athlétique, l'actrice vue dans The Crown et Mission : Impossible - Fallout offre au duo Statham/Johnson une énergie à même de varier les situations, renouveler les enjeux, et dynamiser des séquences de castagne bourrines à l’extrême.

 

photo, Dwayne Johnson, Jason Statham"T'es beau gosse" "Non arrête, c'est toi" "Non j'insiste..."

 

Pourquoi c'est trop con et mou en plus : Réunir Dwayne Johnson et Jason Statham a beau être une idée amusante sur le papier après Fast & Furious 7 et Fast & Furious 8, ça ne dispensait pas l'équipe de trouver de bons scénaristes capable d'écrire des punchlines dignes de ce nom, des scènes de buddy movie efficaces, et quelques scènes d'action originales et à la hauteur de la folie de la saga.

Sans ça, Fast & Furious : Hobbs & Shaw devient donc un banal et bête blockbuster, qui n'offre aucun moment d'anthologie ridicule et jouissif comme un bon Fast & Furious, la faute à des scènes d'action faciles (une poursuite entre voiture et moto, une baston dans un hangar, une baston sous la pluie). Les quelques bonnes idées (la poursuite sur la façade d'un immeuble, le climax sur la falaise) sont filmées sans panache, et le rythme du film est une grosse faiblesse, surtout avec plus de deux heures au compteur. 

Et inutile d'attendre des étincelles de The Rock et Statham, tant leurs échanges sont plats, et leur duo très classique. Le discours family friendly tartiné n'aide pas.

 

photo, Dwayne Johnson, Jason StathamLes géants aux blagues d'argile

 

4. FAST & FURIOUS 8

Ce qu'il se passe : Encore une fois, l’équipe des rapides et furieux se reforme pour une nouvelle mission car Dominic est passé du côté obscur en travaillant pour la mystérieuse Cipher. La « famille » s’allie donc avec Hobbs mais aussi Shaw pour cette mission, parce que pourquoi pas. On apprend que Dom s’est allié à Cipher car elle retient en otage son ex-copine Elena et son fils, dont il ignorait l’existence. Après une confrontation entre le groupe et Dom à New York, il tue Shaw après avoir volé des codes nucléaires mais Elena est finalement abattue.

En Russie, Cipher vole un sous-marin nucléaire mais Dom lui avoue qu’il a fait semblant d’être à ses côtés pour sauver son fils. Alors que les frères Shaw (car oui les deux sont vivants en fait) sauvent le fils de Dom dans l’avion de Cipher, une course-poursuite glacée et explosive se déroule entre voitures et sous-marin. Dom confronte Cipher mais elle parvient à s’échapper. La famille se fait un barbuc comme d'hab pour se retrouver.

 

Photo Charlize Theron, Vin DieselCharlize "give me the paycheck" Theron

 

Pourquoi c'est drôlement débile : Une nouvelle fois, la saga réussit à intégrer de nouveaux personnages (l'antagnoiste Cipher incarnée par Charlize Theron et la mère des frères Shaw, Helen Mirren) avec un certain brio. C'est rapide, c'est concis et ce n'est surtout pas trop lourd, même si encore une fois les motivations de la méchante Cipher n'ont rien de très originales.

Ailleurs, le film offre encore une fois une ribambelle de scènes d'action (c'est le plus gros budget de la franchise, près de 250 millions), et surtout visite pas mal de contrées entre les terres chaudes cubaines, les rues grouillantes de New York et celles glacées de Russie. Le moyen de nous faire voyager encore pas mal. Et puis ce huitième volet ouvre les perspectives d'un duo futur Hobbs & Shaw habilement.

Pourquoi c'est surtout con quand même : Avec l'épisode 7, la saga a atteint une apogée niveau mégalomanie et séquences d'action extravagantes, et de facto, on voyait difficilement comment Fast & Furious 8 pouvait faire mieux. Si le film se donne beaucoup de mal pendant 2h16 pour continuer son délire grand-guignolesque (le fameux jeté de missiles de Dwayne Johnson), elle en fait sans doute un peu trop et manque presque d'auto-dérision. Les scènes d'action sont totalement connes mais se prennent trop au sérieux désormais, ce qui détruit une grande partie du charme de la saga. Et puis le retour des personnages morts qui en fait ne l'étaient pas, ça commence à saouler.

Moments cultes : Hobbs qui pousse un missile nucléaire sur la glace à la force de ses bras, les wingsuits des frères Shaw, les voitures qui tombent une à une du parking à New York. Ah et la baston entre Hobbs et Shaw en prison.

 

Photo Dwayne Johnson, Ludacris, Michelle Rodriguez, Nathalie Emmanuel, Scott EastwoodLa famille avant tout

 

3. FAST & FURIOUS 6

Ce qu'il se passe : L’équipe de Dom est encore dispersée autour du monde après le casse de Rio, car recherchée par les autorités, encore. Heureusement, l’agent Hobbs va demander de l’aide à Torreto pour trouver Owen Shaw car il détient Leticia Ortiz. Dom accepte avec un bonus en plus : l’équipe est graciée et peut revenir vivre aux Etats-Unis si la mission réussit.

Après un passage à Londres, une course-poursuite en tank et Letty l'amnésique qui retrouve la mémoire, Shaw est capturé par le groupe. Pour éviter un problème, il le libère puis le tue dans une ultime mission de sauvetage aux Canaries. Le groupe se reforme à la fin mais un grand méchant arrive : Deckard Shaw, le frère de Owen.

Pourquoi c'est tellement génialement ridicule : Ce sixième volet est absolument jouissif puisqu’il accentue la folie qui formait déjà une grande partie du cinquième film. En termes de cascades, Fast & Furious 6 nous offre sans doute l’une des scènes les plus débiles de la saga avec ce sauvetage aérien à mains nus sur une autoroute. Avec 160 millions de budget (le plus gros de la franchise à l'époque), c'est du spectacle pur et dur.

C’est aussi l’introduction de la famille Shaw dans la saga et donc d’un des personnages les plus emblématiques depuis avec Deckard Shaw. Voir Dwayne Johnson et Vin Diesel en mode concours de gros bras est assez amusant et c’est également le retour de Leticia Ortiz dans la famille F&F. Du fan service, du spectacle et beaucoup de folie : que demande le peuple.

 

Photo Michelle RodriguezComment recycler un personnage pour lui donner quelque chose à faire

 

Pourquoi c'est bien con quand même : Parce qu’au fond, la saga n’a plus aucun sens. Elle fait revenir un personnage décédé, les cascades sont tellement dingues et incohérentes que l’ensemble est juste un ramassis de connerie et même si ça fait beaucoup rire tellement c’est con, le surplus d’action est parfois un peu lassant. En tout cas, pour des non-fans de la franchise, difficile de trouver quelque chose d’intéressant dans ce sixième volet.

Moments cultes : Rien n'arrive à la cheville de la scène de la course poursuite du tank sur l'autoroute où Torreto sauve Letty dans les airs, en l'attrapant dans ses bras, avant de retomber sur le pare brise d'une de leurs cylindrées. Du pur génie. Reste aussi la scène du crash d'avion à coups de grappins et un combat féminin dans le métro.

 

Photo Vin DieselLe temps des coeurs brisés par la vie (et les scénaristes fous)

 

2. FAST & FURIOUS 5

Ce qu'il se passe : Parce que les scénaristes sont bourrés, Dom doit absolument cambrioler une banque à Rio de Janeiro. Du coup, il rappelle quasiment tous ses copains de tous les films d’avant, afin de planifier un braquage de ouf malade. Mais tout ça ne plaît pas vraiment à Dwayne Johnson, super flic international spécialisé dans le cassage de bras. À la fin, les gentils parviennent à voler le coffre-fort de la banque (littéralement) et Dwayne leur fait un sourire, parce qu’il sait qu’on fond de lui, il est un peu comme eux.

Les scénaristes reprennent un shot et dans la scène post-générique, Eva Mendes réapparaît et donne un dossier secret à Hobbs... qui révèle que Letty n'est pas morte.

Pourquoi c’est mieux que du Bergman : Parce que cet épisode est tout simplement le plus maîtrisé et équilibré. La saga entame pleinement sa mue vers le délire mégalo à base d’espionnage et de missions gogoles, mais atteint un niveau inédit, visuellement parlant. L’intro à la James Bond/marcel est un modèle d’efficacité et de spectacle, tandis que la baston est enfin impressionnante. C'est le premier épisode à grimper sur l'échelle des budgets, avec 125 millions au compteur, pour affirmer un désir d'entrer pour de bon dans l'arène des gros films.

L’arrivée de Dwayne Johnson permet de porter ce Ocean's Eleven dégoulinant de créatine vers les sommets, notamment lors d’une poursuite finale aussi rigolote qu’incroyablement spectaculaire.

 

Photo Elsa Pataky, Dwayne Johnson"Laissez la police faire son travail, dès que j'aurai de plus amples informations..."

 

Pourquoi en fait non : Dans sa volonté de présenter un véritable best-of de la franchise, ce Fast & Furious 5 en fait un peu trop et souffre notamment d’un énorme excédent de personnages. Certains n’ayant droit qu’à une ou deux répliques, on se demande bien pourquoi alourdir un récit qui ne brille déjà pas par son sens la légèreté. Et du coup, le film est bien trop long, dépassant allègrement les 2 heures, quand sa ravissante débilité et ses thèmes exigeaient un récit plus ramassé.

Moments cultes : L'intro où nos héros finissent par lancer un camion dans un train en essayant de le cambrioler discrètement. N'oublions pas non plus le moment où Dwayne Johnson casse tout un barrio en poursuivant quelqu'un de rues en rues, ou la parade amoureuse qu'il entame avec Vin Diesel le temps d'une séance de castagne bien rude. Enfin, le climax demeure un des plus fous de la saga, ainsi qu'un des plus spectaculaires et aboutis techniquement.

 

Photo Paul Walker, Vin Diesel"On va encore être en retard pour le carnaval !"

 

1. FAST & FURIOUS 7

Ce qu'il se passe : Dom, Brian et la famille vivent heureux aux Etats-Unis mais Deckard veut venger son frère, et commence par taper fort Hobbs, tuer Han à Tokyo et faire péter le maison des Toretto. Engagés par Mr. Nobody, les héros acceptent de récupérer un programme informatique dangereux, qui leur donne envie de sauter d'un avion en voitures, et de déraper dans les gratte-ciels d'Abu Dhabi au coucher de soleil. Tout le monde finit par sa bastonner à Los Angeles, pendant que Letty retrouve toute sa mémoire et que Brian annonce qu'il prendra une retraite de bon papa. Il disparaît au loin, en voiture.

Pourquoi c'est extrême à tous les niveaux : Fast & Furious 7 est le sommet de la saga, celui qui pousse tous les curseurs au maximum, ne recule devant rien pour provoquer le vertige (du spectacle, de l'absurdité). C'est une overdose, et c'est la garantie d'une saturation avec une foule de scènes dantesques, toutes plus absurdes les unes que les autres. Comment oublier l'intro avec Jason Stathan qui sort de l'hôpital en morceaux ? Les voitures tombées d'un avion ? Paul Walker qui défie la gravité au bord d'une falaise comme Nathan Drake ? Michelle Rodriguez qui tape Ronda Rousey ? La voiture qui file entre deux buildings d'Abu Dabi au ralenti ? Dwayne Johnson qui écrase un drone avec une ambulance ? Vin Diesel vs Jason Statham vs le parking en béton ? Le spectacle dirige tout et écrase tout.

 

photo, Paul WalkerLe début d'une scène d'action dantesque

 

James Wan sait filmer, gérer l'action et le rythme, et donne à ce septième volet une belle énergie. Avec un budget massif de près de 200 millions, il avait les moyens de s'amuser.

C'est aussi l'épisode des larmes, avec le départ littéral et symbolique de Paul Walker. Décédé en novembre 2013 pendant le tournage, l'acteur a été en partie remplacé par ses frères, avec la magie des effets spéciaux. Le scénario a été réécrit pour lui offrir une sortie lumineuse, donnant à cet épisode une émotion toute particulière lorsque des images des précédents films défilent avant qu'une route vers l'au-delà n'achève l'aventure.

 

photo, Paul WalkerLes adieux tragiques

 

Pourquoi c'est extrême et trop à tous les niveaux : Le film est trop long et n'échappe pas aux pires travers de la saga avec ses plans sur des filles en bikini, ses mauvaises musiques sur des montages ignobles des décors et des figurants, ou encore les traits d'humour qui gênants qu'autre chose (coucou Tyrese Gibson et la mort de Kurt Russell). L'overse et la saturation guettent aussi au fil des scènes d'action, si bien qu'une fusillade dans un hangar noir devient presque soporifique face aux cascades extrêmes.

Moments cultes : Le plan d'intro où Jason Statham annonce la couleur en sortant de l'hôpital. La voiture qui traverse les buildings d'Abu Dhabi, au ralenti, avec le soleil derrière, des vitres brisées, et les gouttes de sueur pour tout sujet au vertige. Le "I am the calvary, woman" de Dwayne Johnson. Les adieux de Paul Walker sur une route, à la fin.

 

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commentaires

flow 45
14/08/2019 à 01:31

jsui d'accord avec le classement c'est des films débile et too much vraiment pour le coté fun faut les regarder mais c'est quand même du grand n'importe quoi

Elvis
11/08/2019 à 21:43

Fast and furious 1 ,c est le film de beauf par excellence .
Vous vivez dans la nostalgie, de votre jeunesse .
Le 2 c est le pire .d'ailleurs même les acteurs ni croient plus ....
En fait cet saga est bizarre.
C est à partir du 05 que je commence à kiffe .
Ben oui !!
Tu veux du bon film d action ,vénére et inventif.? John wick ?? Alors me parle pas d invraisemblances ....Keanu reeves tuent tout les tueurs qu il croise avec un curé dent !@
Mission impossible ?? Ho oui ,mais ça reste très clinique, très frois ...trop sérieux...
James bond ?? Oui ...mais il est un peu seul .
Les Marvel ? Oui ça bouge. Mais n importr quel acteur t envoie des éclairs ou te mets une patate tu valse a 300 m !!
Expendables ?? Oui mais manque un peu de jeunesse et de moyens !@
Et donc ,la grosse armada ,les films qui déboitent tout ,sans etre trop sciensfictionnel ...on retrouve
Les fast and furious a partir du 05 !!

Micju
09/08/2019 à 19:07

D’abord le1 ensuite le 1 et pour la fin le 1 à pars ça je dirais le 1

Moody
08/08/2019 à 09:00

Merci pour cet article ! C’est parfait pour quelqu’un comme moi. Je n’ai jamais vu ces films mais c’est pas grave car les pitchs que vous en faites sont suffisants et très droles !

Chris
07/08/2019 à 21:19

Le premier c'est le meilleur même si c'est juste une copie de "Point Break" dans l'univers du tuning, l'histoire des 2 films est identique du début à la fin, c'est même étonnant qu'ils n'ont jamais eu de procès pour plagiat.

Manontherun33
07/08/2019 à 20:18

Le seul qui a vraiment une histoire, c'est bien le premier. Après, c'est tout simplement débile. J'aime bien cette saga puisqu'elle est avant tout portée sur l'action et les bolides mais le problème est que le côté rodéo (l'essence de cette saga) disparait de plus en plus au profit du spectaculaire. Le spectaculaire, c'est bien mais depuis l'arrivée des MCU, on a plus que ça et franchement on regrette les films d'antan

Pablo
07/08/2019 à 20:08

Mais mdr faut revoir vos classique les gars le seul en tête de liste dans ce classement reste fast and Furious j'adore les autre mais sa n'a plus rien avoir avec la véritable histoire des fast and Furious qui étais les course urbaine et flic contre bandit a leur actuelle c'est plus de l'action c'est de la science-fiction d'où vous avais vue un gars poussé un missile a main nue mdrrrrr revoyé votre classement sérieux ou faite un sondage sur Facebook car là c'est du n'importe quoi mdr ????????

Simon Riaux - Rédaction
07/08/2019 à 18:29

@Nay

C'est la toute première fois que quelqu'un est en désaccord avec nous.

Et ça fait super bizarre.

Wow.

Dingue.

Nay
07/08/2019 à 18:26

Mais n'importe quoi se classement... Le 1 2 et 3 sont terrible le 4 passe et à partir du 5 je sais pas, la franchise perd de se qu'elle est et les film devienne de moins en moins bon, il y toujours du spectacle mais on va plus vers le bas qu'autre chose..

Pat
07/08/2019 à 12:37

Je suis fan de films d'action mais je dois dire que je n'ai jamais accroché à cette saga, le meilleur est pour moi aussi celui de James Wan par contre 2 FAST 2 FURIOUS je ne le trouve pas si mauvais que cela car contrairement à ceux réalisé par Justin Lin ça ne se prend pas au sérieux.
L'autre problème de la saga c'est Vin Diesel qui joue trop au 1er degré, il n'a pas le sens de l'autodérision de Schwarzenegger ou Stallone.

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