The Predator : scènes coupées, monstres inédits, personnages retirés... on fait le point sur ce carnage

Geoffrey Crété | 20 octobre 2018
Geoffrey Crété | 20 octobre 2018

The Predator a été charcuté. Retour sur les preuves.

Projections-test compliquées, reshoots successifs, personnages coupés : The Predator de Shane Black a traversé une production houleuse avant d'arriver sur les écrans, et le résultat indique clairement que bien des choses ont été modifiées en cours de route.

Bandes-annonces, images de tournage, déclarations : retour sur les nombreuses preuves d'un film profondément transformé, qui devait relancer la franchise culte, mais semble l'enterrer un peu plus.

ATTENTION SPOILERS

 

 

LES GENTILS PREDATORS

En mai 2017, des photos de tournage montrent les héros sur un tank, en plein jour, avec deux Predators à leurs côtés (dont plusieurs images seront utilisées dès la toute première bande-annonce). Et pas pour les affronter : les deux warriors semblent au contraire clairement dans leur camp. Qu'ils soient en plus dans une armure inédite dans le film, indique clairement qu'une portion a été coupée.

La société NECA, qui sortira prochainement des figurines à l'effigie de ces Predators, l'a d'ailleurs confirmé : appelés Emissary Predators, ils étaient des combattants militaires, qui se battaient aux côtés des héros.

 

photoPhoto de tournage de Jarrod Au, partagée sur Instagram en mai 2017

 

Les rumeurs autour d'une version du scénario qui aurait fini sur le web (et donc Reddit), parle de ces Emissary Predators. Ainsi, dans les plans originaux de Shane Black et Fred Dekker, ces deux Predators auraient été des déserteurs, cachées pendant des années dans la Zone 51, et prêts à aider les humains à affronter l'Ultimate Predator. La scène aperçue dans les photos se tournage serait ainsi placée au début du troisième acte, avant que l'équipe n'arrive au vaisseau du Predator.

 

photoLe design des figurines, qui montre ce que le film a enterré

 

EDWARD JAMES OLMOS

L'acteur de Battlestar Galactica et Blade Runner a été simplement et purement coupé du film. Edward James Olmos a ainsi été retiré pendant la post-production, comme il l'a confirmé à Slash Film en août 2018 : "Je n'y suis plus. Le film était trop long donc mon personnage a été enlevé. Ils avaient une demi-heure, ou trois quart d'heure, de trop. Donc je comprends."

Couper un petit rôle n'est pas une grande première, mais Edward James Olmos interprétait vraisemblablement un antagoniste : Shane Black a confirmé à Yahoo qu'il était du côté du personnage interprété par Sterling K. Brown. Le réalisateur expliquait : "On s'est dit qu'il y avait un méchant de trop, un personnage de trop rétrospectivement, et on a retiré ce rôle avec regret et juste laissé Sterling K. Brown porter ça en solo."

Le personnage d'Olmos essayait de recruter le premier Predator du film, et était lié aux deux Predators déserteurs de la Zone 51, selon Black. Puisque cet arc a été complètement retiré, nul doute qu'Olmos est parti avec.

 

 

Photo Edward James OlmosQuand t'es coupé au montage par surprise (photo tirée d'un bon épisode de Battlestar Galactica)

 

DES PREDATORS HYBRIDES

Parmi les éléments présents dans une précédente version du scénario et qui auraient été tournés : des hybrides Predators. Les héros devaient ainsi explorer le vaisseau dans le climax pour stopper l'Ultimate Predator, lequel devait lâcher ces créatures pour les arrêter. Dans une version alternative donc, où les personnages survivaient et rentraient dans ce vaisseau, au lieu de le crasher.

Ils tombaient ainsi sur une variété d'hybrides Predators, avec des tentacules, plein de pattes ou d'autres curiosités. Ils finissaient par en venir à bout grâce à des colliers d'autodestruction. Tout un morceau qui est absent du film sorti en salles, mais que plusieurs sources confirment - des visites du plateau aux projections-test, en passant par une photo d'Olivia Munn sur le décor en question, alors que son personnage n'y sera jamais.

 

photoToutes les gueules de porte-bonheur qu'on aurait pu avoir

 

LE TROISIEME ACTE

C'est le plus gros changement de The Predator, et celui qui pose le plus de questions. La version officielle de Shane Black confirme que le troisième acte a été le plus impacté, avec notamment cette histoire d'Emissary Predators et du personnage d'Edward James Olmos. Le réalisateur explique aussi que la scène où tout le monde se retrouve devant le vaisseau Predator (appelé ARK) a été retournée, pour une raison simple : elle se déroulait en plein jour, et c'était laid.

"C'était le même plateau, la même séquence en gros, mais en plein jour avec eux qui attaquent l'Ark et libèrent le gamin, et s'enfuient avec le predator qui les chasse, mais en plein jour. On a commencé à travailler sur les effets spéciaux, et ça avait un peu l'air cheap. Ca n'avait pas l'air d'un grand film avec un gros budget, avec des predators qui courent en plein jour comme ça. On aurait pu finir comme ça, honnêtement on aurait pu, mais je ne pensais que ça marchait très bien. Heureusement, je dois remercier la Fox, c'était une grosse dépense de refaire ça dans la nuit, et ils ont accepté. On y est retournés, on a reconstruit le décor dans un autre endroit, on a remis le vaisseau, remis en scène l'attaque, la fuite, tout ça de nuit."

 

photo The Predator Derrière le masque, la gêne

 

Nul doute néanmoins que le changement a été bien plus grand. La disparition des hybrides et toute cette séquence à bord du vaisseau, d'Edward James Olmos et des Emissary Predators, implique inévitablement de lourdes modifications. L'Ultimate Predator a de toute évidence été remis au centre de l'action, et la scène dans la forêt a tout d'un ajout et rafistolage.

Parmi les meilleurs indices de cette dernière ligne droite arrangée dans l'urgence : la mort de Traeger, si ridicule et expédiée qu'elle est quasi incompréhensible, et l'arrivée absurde de Casey sur le lieu du crash, alors qu'elle en était forcément très, très loin. Sans parler du gadget de la baballe qui rend invisible, jolie ficelle de bas étage pour arranger le climax.

 

photoQuand le studio arrive dans la salle des scénaristes pour passer un message

 

LES MORTS DES PERSONNAGES

Là encore, le soupçon est grand face à la scène dans la forêt où l'Ultimate Predator zigouille en quelques minutes la moitié du groupe. Et dans une réaction en chaîne, entre les éléments coupés et les scènes retournées, difficile d'être certain de ce qui était prévu à l'origine.

Pour commencer, le personnage de Keegan-Michael Key semblait salement amoché et à peu près mort sur les photos de tournage de la version plein jour du troisième acte. Celui-ci ayant été retourné de nuit et sans les gentils Predators militaires, Coyle a donc eu droit à une nouvelle vie-mort - sauf qu'elle arrive plus tard dans le film. Conséquence directe : le personnage de Thomas Jane, qui meurt avec lui dans une mise en scène un brin ridicule dans les bois, a donc lui aussi eu une trajectoire nouvelle.

Impossible de ne pas reparler également de la fin grotesque du bad guy incarné par Sterling K. Brown, qui succombe au canon alien qu'il venait de récupérer, et donne l'impression que le monteur a éternué et mis à la trappe les images nécessaires pour comprendre cette explosion. Soit de nombreux indicateurs que cette portion a été réarrangée.

 

photo Conseil de discipline : le studio a improvisé, la sentence est irrévocable

 

LES PERSONNAGES

Difficile d'en être certain, mais quelques indices laissent imaginer que le scénario a pu être remanié au point de modifier les personnages. En première ligne : Nebraska, interprété par Trevante Rhodes, révélation de Moonlight. Lorsqu'il a été casté, The Hollywood Reporter (source a priori sérieuse) le présentait comme le meilleur ami du héros incarné par Boyd Holbrook. Et la deuxième bande-annonce va dans ce sens : le duo est montré dans l'introduction du film, lors du premier contact avec le Predator.

Dans le film sorti en salles, non seulement les deux personnages ne se connaissent pas à la base, mais Rhodes est accompagné uniquement par un autre soldat lors de cette mission, et celui-ci est tué par le Predator. L'image de sa mort étant elle-aussi présente dans la deuxième bande-annonce, Nebraska était peut-être présent à l'origine dans la scène.

 

photo, Boyd HolbrookBoyd Holbrook

 

Des rumeurs parlent également d'un Rory (Jacob Tremblay) qui aurait maîtrisé le langage alien des Predators grâce à son autisme, pour prendre les manettes du vaisseau à la fin. Et pas uniquement via leur technologie, comme dans le film, où le Predator finit par communiquer avec les humains via un traducteur - ce qui aurait alors créé un parallèle.

Le meilleur indice qui tend à démontrer que le scénario a été repris au point d'altérer les personnages est la question de l'autisme et du syndrome de la Tourette. Utilisés de temps en temps, quasi abandonnés vers la fin, ces éléments théoriquement importants semblent avoir été édulcorés.

 

photoCachez donc ces personnalités pas finies derrière les flingues

 

LES CLINS D'OEIL AUX AUTRES FILMS

Au début du film, une courte scène montre Olivia Munn face à quelques objets dans une vitrine. Selon une rumeur sortie en juillet 2018, ces références aux autres films de la saga auraient été ajoutées lors des reshoots.

Ainsi, les lances vues dans Predator 2 et Alien vs. Predator ainsi que d'autres références claires auraient été placées dans un deuxième temps,  comme lorsque le personnage de Jake Busey mentionne les événements de Predator et Predator 2 à Casey. Notons néanmoins que le fils de Gary Busey (qui incarne ici le fils de Reyes, que son père jouait dans Predator 2), ne serait pas un ajout : il a été casté bien avant les reshoots.

Un choix qui pourrait être une volonté d'affirmer les connexions entre les films, au sein d'une saga un peu éparpillée.

 

photo Oui oui, tout ça est une seule grande saga

 

L'INTRO DE CASEY

Pour le coup, c'est encore une autre histoire qui s'est rajoutée aux autres. Quand Shane Black a casté son ami Steven Wilder Striegel dans un petit rôle, où il devait faire des avances lourdes à Olivia Munn, il n'a pas mentionné que l'homme était un délinquant sexuel reconnu par la justice après avoir tenté de séduire une mineure sur internet.

Quand l'actrice de The Newsroom l'a appris, en août 2018, elle a immédiatement abordé le sujet avec l'équipe et le studio. Et après quelques couacs en coulisses, et malgré une gestion un peu étrange, la scène a été coupée.

Là encore, impossible d'affirmer quoi que ce soit mais la présentation de Casey laisse imaginer qu'elle a été rafistolée. Sa scène dans un parc à chien, où les autorités viennent la chercher, semble trop courte et expédiée, au point de ne même pas avoir une idée claire de l'espace. A l'origine, Casey devait apparemment être introduite dans le récit via cette scène de drague, qui l'aurait de toute évidence définie dans son rapport aux hommes (elle reste la seule femme importante du récit, c'était donc logique). Et c'est sans doute ces images retirées du montage qui mettaient en place le décor et le contexte.

 

photo, Olivia Munn Olivia Munn vs les hommes (adultes)

 

ARNOLD SCHWARZENEGGER

Encore un autre sujet : l'apparition d'Arnold Schwarzenegger, prévue à l'origine dans le scénario. Le Dutch du premier Predator devait ainsi venir récupérer en hélicoptère Quinn, Casey et Rory à la fin du film, pour les recruter en vue d'une guerre contre les bestioles. Une idée déjà tentée à la fin de Predator 2 et Predators, que Schwarzy avait refusé.

L'acteur de Terminator a là encore refusé, et Shane Black est le premier à le comprendre. A Yahoo, il expliquait : "Il y avait quelques idées pour inclure Arnold, surtout dans le troisième acte. Le studio voulait, je pense, quelque chose de nouveau, qui ne repose pas seulement sur son retour. Mais ils aimaient l'idée de l'avoir, dans un petit rôle. Ca m'allait mais ça m'a posé problème, parce que si on appelle Mr. Schwarzenegger on ne veut pas dire, 'Hey, on a ce tout petit rôle pour toi si tu veux'. J'étais gêné de lui demander. Il m'a répondu, 'Bon, si j'avais plus de présence, ouais, mais ce que tu suggères là, c'est juste créer quelque chose de nouveau et m'utiliser pour le valider'. (...) Donc je n'ai pas été surpris quand il m'a dit, 'Bon, je te souhaite bonne chance, mais c'est un rôle trop petit pour moi'".

Le site Birth. Movies. Death a mis la main sur le scénario original de Shane Black et Fred Dekker, et explique que le film aurait ainsi dû se terminer sans ellipse après la bataille contre l'Ultimate Predator. Un hélico arrive et se pose, et Dutch Schaeffer en descend, le visage marqué. Il invite le trio à venir avec lui, et quand Rory demande si lui aussi est convié, Dutch répond : "Surtout toi".

 

photo, Arnold SchwarzeneggerDutch forever (ou plutôt never)

 

LA COMBI DE LA MORT QUI PUE

Cette scène qui ressemble à une scène post-générique, mais avant le générique, a tout d'un ajout stupide de dernière minute. Comment ouvrir la porte à des suites, vendre du rêve et plus de spectacle ? Bricoler une conclusion où le Predator pas si méchant que ça avait dans sa valise spatiale une combinaison de folie qu'un humain peut enfiler pour se transformer en machine de guerre cosmique. 

Rien de certain là encore, mais la scène sent la bricole à plein nez. Elle n'était d'ailleurs présente dans aucun des scénarios qui a fuité sur le net et la version originale de Shane Black et Fred Dekker se terminait sur Dutch, avec la même idée que Rory est très important.

Par ailleurs, plusieurs choses laissent croire que la fin a été revue. Dans la deuxième bande-annonce, un plan montre Boyd Holbrook regarder le ciel et lâcher un "Come get us motherfuckers". Vu le lieu, tout indique que c'était à la fin du climax, une fois que l'Ultimate Predator a été tué. L'image ressemble à une conclusion, qui aurait pu coller avec l'arrivée un temps espérée de Dutch, épilogue parfait pour une franchise qui rêve de grossir.

Par ailleurs, le rendu numérique passablement immonde de cette combinaison, l'écriture grossière de la scène (deuxième fois après la capture du Predator que les mesures de sécurité d'un labo américain se révèlent parfaitement ridicules), et son aspect Iron Man spatial du plus mauvais goût, laissent clairement imaginer que cette conclusion a été pensée et imposée par les producteurs.

 

photo, Boyd Holbrook, Jacob TremblayOn t'a promis une méga-franchise petit mais vraiment, crois mon expérience

 

Au-delà de ces quelques preuves et gros indices, de nombreux autres éléments posent question. Ce Predachien débilo collé à Olivia Munn a t-il été un ajout ? Toute la partie dans la grange a t-elle été ajoutée en reshoot pour pallier l'absence des Predators militaires et de la zone 51 ? Le plan où Rory crashe un vaisseau en jouet a t-il été mis en parallèle avec le crash réel du vaisseau, pour tromper le public dans la première bande-annonce ? Quid de la Zone 51, qui aurait donc amené les personnages au Nevada ?

The Predator de Shane Black a tout d'un énème cas d'école qui, comme Justice League, Les 4 FantastiquesWorld War Z ou encore Rogue One : A Star Wars Story, nourrira encore longtemps les théories et rumeurs. En attendant que le réalisateur et l'équipe se décident à parler de la vérité, et détailler la réalité de cette superproduction chaotique.

 

Affiche française

 

commentaires

Dark Florius
04/12/2018 à 22:44

Ce qui me fait le plus mal c'est de savoir que Mr Black faisait partie du casting du tout premier Prédator et qu'il se targuait de respecter le matériel d'origine.....

cepheide
24/10/2018 à 20:19

vu ce jour, un bon film bourrin qui fait le job. aucun des predators n etant des chefs d oeuvre, celui là fait bien partie de la famille.

malik
23/10/2018 à 21:29

c est île au enfants ,mais certainement pas Predator
ce film est bidon du début a la fin et ne respect rien .

caribou
22/10/2018 à 19:58

@ Sylvinception
Et oui , ça se passe comme ça quand ton "cerveau" ne te donne aucune indication sur la notion de ridicule. On ne se rends même pas compte et alors on ose tout ! Comme disait Audiard , c'est même a ça qu'on les reconnait . De toute façon , ou que ce soit , il en faut toujours qui se dévouent pour faire rire les autres , et c'est trés bien , car il est bon de rire parfois.

Bo
22/10/2018 à 18:38

The Predator est un film abominable et ridiculise la franchise mais la version initiale avec les "gentils soldats" predators et les predators "hybrides" n'a pas l'air meilleur.
(Ce n'est qu'un avis personnel)

De près t'as tort
22/10/2018 à 17:09

Voilà, je viens de le voir.
Je l'ai vu parce que c'est "Predator" mais ce machin là, ce n'est même pas un film. C'est complètement débile de A à Z, irrespectueux du matériau d'origine, une trahison et un gros crachat à la figure des spectateurs anciens et nouveaux !!
J'avais compris que le film était raté mais je ne m'attendais pas à ça.
Dès la scène d'introduction vous comprenez la mauvaise direction que prend le film qui ne s'en détournera pas jusqu'à cette scène post-pré-générique indigne.
La personne avec qui j'ai vu le film a compris l'intérêt de ce film : détruire tout ce qui fait Prédator. Si vous n'aimez pas le film de 87 et sa suite alors vous adorerez celui-ci. Sinon, comme moi, vous le haïrez.

Rorov94
22/10/2018 à 17:07

@sylvaincepfion
Pas plus que les sempiternelles éloges concernant le série b de Mct.
Ni plus,ni moins.
Et je serais toujours là pour faire valoir ce point de vue sur PREDATOR.

sylvinception
22/10/2018 à 15:51

@Rorov94 t'en as pas marre ?? On a compris que tu pouvais pas blairer le film original, tu te sens obligé de faire des copiés-collés de tes précédents commentaires ?? Lâche-nous la grappe.

Ken
21/10/2018 à 21:23

Un gros LOL pour le predator gentil qu’elle blague, le réalisateur a juste enterré définitivement la saga predator. Et dire qu’il disait vouloir respecter le premier film Bin la c sur tu la pas respecter du tout. Je pense une des scènes les plus pitoyable c vers la fin quand les deux acolytes se tir..... dessus en même t........, comprendront qui a vue cette scène lol. Et le chien predator j’en parle même pas, faudrais qu’il arrête définitivement le cinéma ce Realisateur.

caribou
21/10/2018 à 20:36

ce film est une grosse merdouille. , risible , honteux , lamentable , completement idiot , chiant et j'en passe ! A des années lumiere du film de 87. Aucun cinéphile un minimum connaisseur ne le contestera ,..a moins de vouloir être trolle !

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