Films

Ted 2 : la critique trash

Par Simon Riaux
3 août 2015
MAJ : 26 novembre 2020
18 commentaires

En quelques années, Seth MacFarlane a failli s’imposer comme un des rois de l’humour made in america. Après les succès planétaires des Griffin, d’American Dad et de Ted premier du nom, l’affaire semblait entendue. Du moins jusqu’à une prestation vivement critiquée sur la scène des Oscar et le bide stratosphérique d’Albert à L’Ouest. Le nounours trash revient donc avec une double mission : nous faire rire et conforter son réalisateur au sommet de la chaîne alimentaire de la blague.

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Ted 2 est semblable à ces vieux copains que l’on voit de loin en loin, qui refusent obstinément de changer. Et on les aime un peu pour ça d’ailleurs. On adore retrouver leur humour régressif, leurs blagues grasses, prétendument provocatrices… Difficile de pas exploser de rire quand Mark Wahlberg passe un quart d’heure salissant suite à un don de sperme qui tourne mal, ou à la faveur d’un hommage appuyé à Jurassic Park. De même, on se félicite que globalement, les personnages soient un peu plus charpentés que dans l’épisode précédent.

 

 

Comme nos vieux copains d’hier Ted est un peu paresseux. Il a la vanne facile et un certain abattage, mais dès qu’il s’agit de se sortir les doigts, y a plus personne. C’est que MacFarlane a beau avoir été un cador de l’animation, il est encore loin de maîtriser aussi efficacement le cinéma live. S’il a fait quelques progrès en terme de tempo comique, on est souvent consterné par laideur de l’image, l’absence de mise en scène, et le rythme bancal du film, qui va jusqu’à tuer certains gags, hilarants sur le papier.

 

 

Comme les potes d’autrefois, Ted est bien moins énervé que dans nos souvenirs. On se rappelait de lui provocateur et insolent, mais il a aujourd’hui un peu de mal à cacher combien il est en réalité conservateur et hypocrite sur les bords. Bien sûr MacFarlane enchaîne une quantité ahurissante de gags à base de sexe de noirs, de marijuana et de drogues en tout genre, mais c’est toujours pour mieux fustiger ses personnages, voire les punir. De même, le traitement réservé aux geeks relève d’un mépris qu’on n’avait plus vu à l’écran depuis quelques sinistres comédies familiales des années 90.

Et pourtant, on passe un bon moment en compagnie de Ted 2. Malgré sa mocheté, malgré sa construction mollassone et ses sous-intrigues inutiles, ce nounours mal élevé sent bon la vieille pantoufle. C’est que, comme un vieil ami, on l’aime aussi pour ses défauts, à tel point qu’on regrette toujours de le quitter, même après qu’il ait vomi sur nos baskets.

 

 

 

Rédacteurs :
Résumé

S'il nous fait toujours autant rire avec son humour de sale gosse scato, Ted a du mal à cacher qu'il demeure un produit trop sage et réalisé à la va-vite.

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Mat

Et la critique de genesys?

La Rédaction

En dehors des médias partenaires commerciaux du film, Terminator : Genisys n’a pas été montré à la presse.

serpico

c’est que ça doit être un sacré navet…

Mat

Ok merci..moi j y crois..

memede lebarbare

 » trop sage  » tu plaisante simon,c est ultra vulgaire et mysogine