Underworld : Nouvelle ère - critique nouvelle sieste

Mise à jour : 20/06/2018 17:19 - Créé : 13 juin 2017 - Simon Riaux

Nous avions laissé la saga Underworld lancée par Len Wiseman dans les affres du Moyen-âge, déchirée par une guerre sans pitié entre vampires cabotins et loups synthétiques, dans Underworld 3 : Le Soulèvement des Lycans. Les séquences d'actions échevelées du deuxième épisode étaient loin alors, et l'on désespérait de retrouver ses confrontations de monstres sauvages, l'interprétation physique de Kate Beckinsale, jusqu'à l'annonce du quatrième épisode, intitulé Nouvelle ère. Pour autant, au vu des premières images, la question demeurait entière, cet épisode parviendrait-il à renouer avec les élans de B généreux de la série, ou ses relents Z les plus coupables ?

Photo Kate Beckinsale
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B OU Z ?

À en juger par les vingt premières minutes du film, on serait tenté de répondre que ce quatrième épisode s'en tire avec les honneurs. En un temps record, le récit démarre, nous éclabousse de quelques séquences d'action particulièrement efficaces et violentes, sans oublier de nous ravir les pupilles de la silhouette de la belle Selene, congelée pour l'occasion. Hélas, ce début conquérant laisse rapidement la place à une amère déception, la faute à une faiblesse embarassante des antagonistes, et un récit aussi maigrichon que répétitif.

 

Image 582268Kate Beckinsale va bien, merci

 

Nulle trace ici du charisme roublard d'un Bill Nighy ou d'un Tony Curran, il faudra se satisfaire d'un gros loup en CGI et d'une armée de fonctionnaires aigris, décidés à éradiquer les vampires. Ne comptons pas trop sur les alliés de notre héroïne toute de cuir vêtue, pâles copies de ses compagnons d'armes passés. Ajoutez à cela une production design qui accuse clairement le coup, enchaîne les décors urbains anonymes et les combats dans les parkings, et vous obtiendrez un résultat en deçà des précédents épisodes.

 

 

Image 582266Décor généré aléatoirement par ordinateur #539

  

BON, APPELONS CA UN BZ

 

Reste le péché mignon de voir vampires et lycans s'écharper copieusement à l'écran, entre démembrements et tripaille gorasse, spectacle autrement plus jouissif que les atermoiements adolescents de Twilight. L'amateur de bourrinage fantastique y trouvera juste son compte, les autres demeureront circonspects devant ce long-métrage aussi exsangue que son héroïne aux dents longues.

 

 

Image 585841

Résumé

Underworld : Nouvelle ère nous a fait croire au meilleur pendant 20 minutes, malheureusement le souffle retombe très rapidement, la faute à un antagoniste raté et une direction artistique aux abonnés absents. Reste tout de même un peu de viande collée aux murs, c'est toujours appréciable.

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