Vicky Cristina Barcelona : critique pas touristique

Sandy Gillet | 8 juillet 2017 - MAJ : 09/07/2018 11:40
Sandy Gillet | 8 juillet 2017 - MAJ : 09/07/2018 11:40

Adieu la grisaille londonienne du Rêve de Cassandre, bonjour le soleil ambré et épicé de la Catalogne et de sa capitale Barcelone. On aurait pu craindre a priori comme un relent de retraite dorée pour notre cinéaste dorénavant globe-trotter mais il faut croire qu'en ce qui le concerne les voyages forment décidément la vieillesse.

LONDON ROMA ESPAÑA

Il faut voir l'enthpusiasme avec lequel notre Woody Allen décide de filmer la ville « blaugrana »  pour se convaincre qu'il s'agissait là de réaliser un film en forme d'élixir de jouvence. Le pire c'est qu'à l'écran le résultat est plus que probant puisque notre homme évite tous les écueils que son postulat formel impliquait (la vision touristico-américaine de Barcelone) en n'en ratant justement aucun. On a ainsi droit à tous les clichés utilisant pour cela l'arrivée pour l'été de deux étudiantes américaines. L'une finit sa thèse sur l'identité catalane et est fiancée à un jeune homme d'affaire promis à brillant avenir (Vicky / Rebecca Hall), l'autre est une amie d'enfance qui profite de ce voyage impromptu pour essayer d'avancer dans sa quête de l'amour parfait (Scarlett Johansson / Cristina).

 

 

AUBERGE ESPAGNOLE

Nous avons donc là les trois protagonistes identifiés par le titre du film auxquels vont s'ajouter l'artiste peintre local (Javier Bardem) et son ex petite amie (extraordinaire Penelope Cruz en artiste suicidaire) qui vont distiller au film ce surplus d'âme comique. Et le tour de force du film est bien là : faire de cette histoire bourrée de personnages caricaturaux (Barcelone itou bien entendu) aux ressorts dramatiques éculés une comédie racée, pétillante et somme toute suffisamment intelligente pour provoquer la réflexion qui va bien. De celle qui accompagne tous voyageurs de retour d'expériences forcément marquantes au regard de son quotidien.

 

 

Résumé

On en ressort avec la banane, conscient d'avoir assisté à une énième résurrection du petit homme new-yorkais, qui, l'âge aidant, dévoile enfin ses vraies obsessions triviales.

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