Charlie et ses drôles de dames : critique

Laurent Pécha | 10 février 2007 - MAJ : 27/07/2018 11:00
Laurent Pécha | 10 février 2007 - MAJ : 27/07/2018 11:00

Charlie et ses drôles de dames est un condensé de plaisir. Plaisir des yeux pour la plastique parfaite des comédiennes plus glamour que jamais. Plaisir aussi du récit qui ne se prend jamais au sérieux comme l'atteste l'incroyable séquence d'ouverture. Plaisir de la mise en scène totalement en osmose avec son sujet. McG n'a peur de rien et surtout pas d'en faire trop à l'image de plans séquences certes gratuits mais étourdissants de virtuosité. Ses trois drôles de dames accomplissent des exploits physiques jusqu'alors réservés aux comédiens asiatiques ou au casting de Matrix. Voir Cameron Diaz lever le pied à des hauteurs inouïes ou s'envoler dans les airs durant de longues secondes procure une montée d'adrénaline sensationnelle.

 

 

Les grincheux diront que ce n'est pas trop réaliste. Qu'ils aillent au diable ! McG avoue avoir voulu enthousiasmer le spectateur devenu moribond devant les grosses productions américaines aseptisées de ces dernières années. Il a relevé le défi haut la main en signant un film qui plaira autant aux mecs (difficile de faire plus sexy que son trio féminin) qu'aux femmes trouvant dans ces héroïnes adeptes du low kick, qui martyrisent les hommes avec le sourire, une sorte de modèle féminin inavoué.

Par son découpage très ludique (chaque scène se suffit presque à elle-même), Charlie et ses drôles de dames est le film parfait pour une séance DVD à défaut d'être parfait (Bill Murray scandaleusement sous-exploité). Un spectacle idéal pour user et abuser de la télécommande et se plonger dans un des films les plus ouvertement funs produits depuis 10 ans.

 

Résumé

Lecteurs

(4.0)

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