Bac Nord : critique menottée

Simon Riaux | 18 août 2021 - MAJ : 18/08/2021 15:32
Simon Riaux | 18 août 2021 - MAJ : 18/08/2021 15:32

C'est en 2012 qu'éclate une affaire retentissante, qui met en lumière la corruption endémique de certains services de police marseillais. Des dysfonctionnements tels qu'ils vaudront au procureur de la République de qualifier ce système de "gangrène". C'est à ce pourrissement que s'attaque aujourd'hui Cédric Jimenez (La French, HHhH) avec Bac Nord. Armé d'eau oxygénée, plutôt que d'une scie à amputations.

PAROLES DE FLICS

En une poignée de longs-métrages, Cédric Jimenez aura fait preuve d’une ambition et d’une versatilité peu communes au sein de la production hexagonale. Du thriller à concept au drame historique en passant par le grand polar rétro, il a évolué dans différentes strates des cinémas de genre, jusqu’à emmagasiner le bagage narratif et technique qu’il parvient à déployer dans Bac Nord. Dès son ouverture motorisée et au fur et à mesure qu'il introduit chacun de ses protagonistes, le cinéaste resserre un peu plus son étreinte sur les nerfs du spectateur.

De scène en scène, l'aisance du cinéaste pour établir les atmosphères, pour les imprimer à l'écran, mais aussi pour capturer les moindres inflexions nerveuses de ses personnages, impressionne.

 

photo, François Civil, Gilles Lellouche, Adèle Exarchopoulos, Karim LeklouSoleil trompeur

 

À l'écriture tout d'abord, on sent que rarement sa collaboration avec la scénariste et réalisatrice Audrey Diwan aura été aussi fructueuse. L'articulation entre conflits pensés à l'écriture, trajectoires psychologiques et traduction de ces éléments via la grammaire visuelle, est en permanence limpide, et sert toujours la dimension claustrophobe de l'ensemble. Si La French n'échappait pas toujours au syndrome carteu-pôstaleu-du-vieux-pôrt, tout est ici est plus affirmé, fluide, stylisé, et pourtant asséné avec une illusion de réalité sidérante.

 

 

Ni repompeur des procédés anglo-saxons, ni naturaliste aux petits pieds, Jimenez creuse un sillon esthétique qui assume pleinement les stéréotypes marseillais, pour mieux les retourner, les détourner et en user afin de caractériser la cité phocéenne. La géographie, les couleurs, les peaux, les accents sont embrassés et ordonnés pour donner vie à un lieu symboliquement clos, dont la température ne fait que monter de scène en scène.

Et Marseille de se transformer en chaudron, alors que réalisateur resserre progressivement ses cadres autour de son trio de policiers dérivant vers une logique tribale et criminelle. Une spirale qui prépare la grande bascule du récit, le morceau de bravoure qui laissera une partie du public sur les rotules, cherchant désespérément ses dents.

 

photo, François Civil, Karim LeklouDeux flics amis-amis

 

SANS SOMMATION

Faire monter le voltage d'une intrigue, augmenter inexorablement la pression, exige d'un conteur qu'il soit capable de la relâcher, dans un double mouvement. En soulageant le spectateur de l'adrénaline accumulée, tout en veillant à ce que le déroulé de l'action n'assèche pas les enjeux du scénario, bref, que l'explosion qu'il balance ne prive pas le récit de son oxygène. C'est précisément ce que réussit Bac Nord avec sa scène d'action centrale.

Durant près de vingt minutes, la caméra de Jimenez et le monteur Simon Jacquet nous roulent dessus avec maestria. Leçon de spatialisation, rigueur dans le tempo de l'action et impact du moindre photogramme : quand le film passe les menottes au spectateur, ce n'est pas pour le laisser s'échapper. D'autant plus que cet interminable coup de boule provoque un nouveau tour de vis narratif, qui permet à l'histoire de continuer à progresser, nous laissant groggy, mais désireux d'accélérer encore.

 

photo, François CivilFrançois, policier en civil

 

Et on reste d'autant plus facilement rivé à l'écran qu'il est occupé par un casting investi. Gilles Lellouche n'a jamais manqué d'ampleur, mais il semble avoir affuté son jeu et aiguisé sa présence depuis qu'il est passé derrière la caméra pour son Grand Bain. Cicatrice toujours sur le point de se rouvrir pour vomir une colère désespérée, il est la force motrice d'un trio de salopards qui s'ignorent. Karim Leklou s'avère une nouvelle fois stupéfiant, tandis que François Civil joue malicieusement de son image de beau gosse un peu lisse, qu'il troque pour les traits d'un débile léger aussi sympathique qu'incapable de comprendre les tenants et aboutissants de ses actions.

Efficace, le film l'est donc assurément. Et à vrai dire, ce n'est pas pour nous déplaire de voir le cinéma français se confronter à une actualité récente, l'inscrire dans un cinéma se voulant populaire, grand public, à mi-chemin entre l'héritage hexagonal du polar et celui, américain, du film de gangsters, ou plus généralement du western urbain. Autant de raisons, pour tous ceux qui n'auront pas envie d'écouter ce que le film raconte, de l'apprécier.

 

photo, Gilles LelloucheGilles le louche

 

DÉLIT DE SALE GUEULE

Les faits divers dont s'inspire le long-métrage ne sont pas anodins. Avec 18 prévenus, des chefs d'accusation allant du trafic de stupéfiants au recel, en passant par la corruption et le racket, lesquels auront eut pour conséquence la mise au placard d'un lanceur d'alerte et le blanchiment d'une partie des baqueux impliqués, accusés, puis condamnés, l'affaire est un des plus embarrassants scandales à avoir émoussé l'image de la police française. Mais l'image qu'en donne le film de Cédric Jimenez est particulièrement douteuse. Si la BAC marseillaise a glissé progressivement dans le crime organisé, le scénario nous l'assène clairement : c'est parce que la vie, c'est pas si facile.

Supérieurs arrivistes, hiérarchie insensible, kebabs trop tièdes, c'est ce quotidien brutal qui a fait dévisser nos héros. Le raisonnement est bien léger, et l'empathie de la mise en scène pour les personnages assumée au point d'engendrer un autre questionnement, à savoir celui de la différence de traitement entre les êtres qui peuplent le film. La police rançonne et trafique, mais elle a ses raisons.

 

photo, Karim Leklou, François CivilQuand les flics se mettent à table

 

Les habitants des quartiers nord, en revanche, sont systématiquement renvoyés à une forme d'altérité radicale, pour ne pas dire d'animalité. Tout le monde a ses raisons... mais certains plus que d'autres. Et ce n'est pas une embarrassante séquence en voiture, où nos flicaillons rigolent grassement avec un gamin sur fond de rap, qui peut prétendre nuancer ce portrait à charge.

Une population entière est réduite au rang de masse hostile, et une organisation criminelle est auscultée pour qu'on en extraie l'humanité contrariée. C'est ce différentiel qui interroge, à fortiori depuis que des créations aussi brillantes que A.C.A.B (All Cops are bastards), Antidisturbios, ou encore Les Misérables ont rappelé que la critique de l'institution policière pouvait tout à fait cohabiter avec une sincère empathie. C'est cet angle, ce point de vue, qu'avait questionné un journaliste irlandais lors de la conférence de presse du film lors de l'édition 2021 du Festival de Cannes, avant d'être reçu par la condescendance recuite de l'équipe du film.

 

photo, François CivilUne mise en scène qui demeure rivée à ses personnages

 

FLICS ET VOYOUS

Le film de flics n'en demeure pas moins une tradition du cinéma hexagonal, un sous-genre à part entière, avec ses codes, ses références, qui précèdent largement Bac Nord. Il serait donc bien hypocrite, et insignifiant, de présenter soudain au long-métrage l'addition de décennies de représentations des banlieues et quartiers populaires par des dizaines de films complaisants ou gentiment inconscients, redoublée par l'acharnement télévisuel à représenter les populations issues de l'immigration comme autant de hordes d'individus dégénérés.

Si le film n'est pas responsable de la culture qui le précède, il se casse néanmoins les dents sur quantité d'autres productions françaises contemporaines, évoquées plus haut, telles que Gagarine, Shéhérazade ou encore Bonne mère, qui ont toutes su proposer un regard vivant sur ces sujets et ceux qui les font. Un système de corruption endémique étalé sur des années réduit aux atermoiements de fin de mois de trois malheureux fonctionnaires, une population entière renvoyée à une imagerie barbare... Plus encore qu'un film qui prolongerait une vision droitière du réel, Bac Nord est un film qui refuse en bloc toute notion de réalité (ou de vérité) pour y substituer ses propres fantasmes.

Une orientation qui n'interdira pas à ceux en quête d'un pur western de bitume, techniquement maîtrisé, de passer un bon moment. Mais qui, quelques heures après que deux personnes aient été criblées de balles à bout portant par des policiers de la BAC, sans que le Parquet s'en émeuve outre mesure, laisse espérer que le cinéma hexagonal renouvelle certains de ses schémas, ou à tout le moins interroge les représentations qu'il charrie sans les questionner.

 

Affiche

Résumé

Bac Nord est saisissant, tant il maîtrise la tension et l'intensité du récit dans lequel il immerge le spectateur. Malheureusement, le film de genre efficace s'abîme en livrant une relecture complaisante et socialement irresponsable d'un des plus gros scandales à avoir éclaboussé la police française.

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Lecteurs

(3.5)

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commentaires
Ronnie
20/09/2021 à 13:54

Qu'on aime ou qu'on aime pas ce film a le mérite d'ouvrir le débat / de parler de lui et en soit c'est déjà une réussite. Le film étant basé sur des faits réel, avec la conjucture actuelle on est en droit de se demander si ça se passe comme ca ou pas ? qu'est ce qui releve de la fiction ou pas ? quels sont les moyens mis en oeuvre pour arreter ces trafics de drogue et meurtre ?
Pour ma part ca fait plaisir de voir ce type de film Français qui n'a rien a envier aux films Américains.
Ps: si vous avez aimé il faut regarder Caid sur Netflix.

Yellow submarine
20/09/2021 à 07:52

Simon Riaux c’est un peu moyen votre critique la.
Pour avoir vécu 10ans à saint Denis et croisé plusieurs fois la bac je pense vraiment que quotidien violent peut transformer des gens de prime abord honnête. Je me rappelle cette fois où je l’ai ai vu parlé de façon odieuse à un gamin qui venait de s’embrouiller avec un voisin. Je les ai interpellés en leurs disant qu’ils ne peuvent pas lui parler comme ça. Le policier m’a expliqué que cet ado avait fait un vol à l’arraché contre une femme enceinte plusieurs semaines avant et celle ci en chutant avait perdu son bébé.
Je pense qu’ils font un métier extrême ne dur et je ne me permettrais pas de les juger. Je trouve que le film ne dit pas les banlieusards sont des voyoux ou les flics sont des voyoux.
Pour moi ce fait divers et ce film montrent que les seuls responsables de cette situation sont les hommes politique. En ça le film a le mérite pour une fois dans le cinéma français de le montrer/dire.
C’est eux les vrai pourri de l’histoire

Francis Bacon
15/09/2021 à 02:11

Vraiment les scènes d'action déchirent sur grand écrans c'était splendide. J'ai moins accroché la 2ème partie en prison.
Après je tiens à préciser : le film commence par un inter titre qui dit en gros "c'est une fiction" même si le film ressemble peut-être à un fait divers (que je ne connaissais pas). Il faut voir ce film sans se dire, c'est la version du réalisateur de tel fait divers.
C'est abusé de dire que ce film présente une vision idéalisée des policiers, vous le dîtes vous-mêmes, Civil est constamment montré comme un abruti fini, Leklou mets une tarte à des mecs (et se fait reprendre pour ça). D'ailleurs les mecs fument du shit, alors qu'ils bossent aux stups. On dirait 3 petites frappes qui jouent aux cowboy.
L'indic est bien une meuf des cités, et elle n'est pas montré comme une sauvage.
Concernant les guetteurs et gardiens du cartel, forcément quand les flics arrivent pour prendre leur fric, ils sortent les bâtons et les poings, c'est leur boulot. Je ne vois pas en quoi ils représentent tous les habitants des quartiers.
Dans un polar d'action du point de vue des flics, je ne comprends pas pourquoi il faudrait que le camp d'en face soit avantageusement montré. Bien sûr il ne faut pas réduire les trafiquants à des sauvages le sang aux lèvres, un film qui traite d'un trafiquant pourraient montré la précarité, le quasi abandon de certains territoires par l'éducation nationale, et montrer la voie de l'illégalité comme quasiment un ultime recours pour vivre dans ce monde (c'est ça ou livrer des colis 40 h par semaines pour 800 E par mois). Ici le film n'a pas à faire tout ça, aucun perso important n'est un trafiquant. Si vous attendez des films du point de vue des policiers qu'ils dressent un portrait tout en nuance des trafiquants, vous serez forcement déçus.
Quand à dire que le film dit "ils ont dérapé car la vie c'est pas facile" (rappelez moi à quel moment on entend ça), déjà ils ne dérapent pas, leur boss leur demande de trouver du shit pour payer une indic. Le film ne montre d'ailleurs pas qu'ils dealent, ils font ça pour faire tomber un gros réseau. Alors oui, c'est peut-être pas ce qu'il s'est passé lors du fameux fait divers, mais le film dit justement (et explicitement, et lors de la toute première minute) qu'il ne fait référence à aucune affaire réelle.

mrjulot
07/09/2021 à 22:46

Je sors du cinéma pour voir Bac Nord évidemment.
Je l'ai beaucoup apprécié. Des acteurs solides, une tension pesante et une action réaliste assez efficace.
Le sujet politique et judiciaire est relayé au second plan oui. Mais ça reste une fiction.
C'est écrit au début du film. Une inspiration, sans jugement.
Le film nous raconte juste une histoire.
Pas besoin de faire la vierge effarouchée.

Kobalann
06/09/2021 à 22:41

@moi
De plus il me semble qu'il y a de la vie autour, on voit bien des familles dans les parcs d'enfants dont on imagine aisément qu'ils préféreraient un quartier sans dealers. Idem quand Antoine (Civil) se ballade en bas de chez lui avec son chien au milieu de la population (dans un quartier qui n'a pas l'air d'être le top pour lui aussi, tout flic qu'il est)

Kobalann
06/09/2021 à 22:31

@moi

L'agression vient en l'occurrence du policier joué par Karim Leklou , il fait une intrusion dans un domicile arme à la main sans présenter sa qualité de policier il me semble. La pauvre mère de famille (ou grand-mère) et l'enfant on de quoi être choqué, la défense par un coup de couteau dans une telle situation ne peut pas etre qualifier d'agression. Plutôt un gamin qui veut protéger sa mère (ou sa grand-mère dans le film). Si on n'y reflechit bien je n'ai rien a redire a cette scéne

Moi
06/09/2021 à 15:36

@Kobalann je pourrai presque rejoindre ton commentaire si le seul flic se faisant blesser dans le film ne l'était d'un coup de poignard dans le dos, sans raison, d'un gamin chez lequel le flic s'est réfugié. Au final, TOUTES les personnes des quartiers présentent dans le film sont soient des délinquants, soit des criminels, soit des agresseurs. Au choix. à l'exception d'un vendeur de kebab

Ceci étant, en faisant abstraction du message qui peut s'en dégager et en analysant le film exclusivement comme fiction, c'est un très bon film.

Kobalann
06/09/2021 à 10:52

"qui refuse en bloc toute notion de réalité (ou de vérité) pour y substituer ses propres fantasmes."
ahah Avec des propos comme ca cette critique restera dans les annales de la mauvaise foi ^^, Simon Riaux doit vivre dans un monde parallèle .... la réalité il connait pas

La critique enfile les perles faut dire, j e cite "image particulièrement douteuse", "par la condescendance recuite de l'équipe du film." etc etc

"Les habitants des quartiers nord, en revanche, sont systématiquement renvoyés à une forme d'altérité radicale, pour ne pas dire d'animalité." je me demande si Simon Riaux a vu le film : ce ne sont pas les habitants qui sont mis en scène mais les dealers (avec les policiers évidemment) et les dealers et ben ... Ils sont mis en scène comme.... Des dealers justement...
Ce ne sont pas les habitants qui sont représentés mais les dealers face aux policiers, nuance, partant de là il n'est pas anormal de les représenter ainsi, les videos qui tombent a foison toutes les semaines sur ce type d'attaque sur les policiers le prouvent (il y a qu'a suivre un peu actu17 ; pas qu'a Marseille il faut préciser, on aurait pu faire le même film sur certains quartiers de la Seine Saint Denis...)

"Si la BAC marseillaise a glissé progressivement dans le crime organisé, le scénario nous l'assène clairement : c'est parce que la vie, c'est pas si facile."
What ? c'est ca que vous avez retenu du film ? La non reconnaissance du travail effectué, l'impression de travailler pour rien, de ne servir a rien sont particulièrement destructeur, tous les psychologues du travail vous le diront

Ce film n'est pas accepté par tous ceux qui sont anti-flics tout simplement

Kyle Reese
05/09/2021 à 18:53

Enfin vu et le film mérite bien mieux que ces 3 étoiles. Sérieusement en tant qu'oeuvre de fiction sans parlé de polémique, vous en avez vu bcq des films français aussi couillus, hyper bien réalisé, hyper bien joué, avec une tension pareille, aussi poignant, percutant et qui marque autant ces dernières années ? Pas moi. Question mise en scène Jimenez que je découvre est au dessus du lot, il a tout compris. Son style, son film m'a fait un bien fou. Ce mec sait filmer, aucune hésitation là-dessus, il sait diriger aussi.
Je suis un simple spectateur lambda, je m'intéresse un peu à l'actualité, ne connait ni flics, ni dealers, ni de près ni de loin, mais peu importe. Le film est très bon, hyper efficace, sec, faisant vivre ses persos, on y croit, on y est, on vibre avec eux, on frémis avec eux et on est autant dégouté qu'eux. Un casting 3 étoiles, ils sont tous épatant. La fameuse scène centrale de l'opération dans la cité est ce que j'ai vu de mieux ces derniers temps dans un film Français. Quelle tension, tout semble si crédible. Évidement ça ne reste qu'un film avec un point de vue, mais quel point de vue ! Le réal et son équipe embrasse à fond le coté des flics et c'est ce qui fallait enfin faire pour équilibrer les forces en présences. Le constat d'échec dans certaines cités est absolument terrible et ce ne sont surement pas les flics qui en sont responsables, mais la politique de ces 40 dernières années et le laxisme et/ou l'incompétence des dirigeants successifs qui refourguent le bébé au suivant jusqu'à ce que la situation devienne totalement incontrôlable. Bordel ça tape bien, et pas difficile d'imaginer avec l'actualité chaude à Marseille de cet été 2021 dans les quartier nord, que le film vise juste. A la fin de la séance j'étais sur le cul.
Il y avait bien longtemps que je n'avais pas ressenti ça pour un film de ce genre, et Français de surcroit. Bravo Mr Jimenez. Le film mérite un gros succès. Si pas suffisant en salle sa réputation montera logiquement lors de la sortie en vidéo puis diffusion TV.
Il ne me reste plus qu'à regarder ses précédents films maintenant.

Seb1970
29/08/2021 à 22:15

Je vous invite à visionner le film "COLORS". de 1988...
Film très réaliste retraçant le travail d'un binôme de policiers dans les quartiers difficiles américains....

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