Superman : Red Son - critique à la faucille et au marteau

Arnold Petit | 1 mars 2020
Arnold Petit | 1 mars 2020

Alors que le DCEU a entamé sa reconstruction avec Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn, les films d'animation estampillés DC et Warner Bros. Animation poursuivent leur bonhomme de chemin avec plus ou moins de réussite, aussi bien avec des créations originales qu’en adaptant des comics populaires de l'univers des super-héros de DC. Disponible depuis le 25 février en VOD et le 17 mars en Blu-ray et en 4K Ultra HD aux États-Unis, que vaut Superman : Red Son, l’adaptation de l’œuvre incontournable de Mark Millar ?

CAMARADE SUPERMAN

Que ce soit dans Batman : The Dark Knight Returns, Batman : The Killing Joke ou plus récemment Batman : Silence, les films d'animation produits par DC et Warner Bros. Animation n'ont jamais réussi à correctement porter à l'écran les comics les plus cultes sur le Chevalier Noir, tandis que ceux autour de Superman ont le droit à des adaptations honorables avec La Mort de Superman et Le Règne des Supermen. À ce niveau, Gotham by Gaslight, se pose sans doute comme une exception.

Le film de Sam Liu était basé sur le comics du même nom, issu de la collection de la maison d'édition baptisée Elseworlds. Un univers où les histoires des héros de DC sont modifiées pour les placer dans un monde complètement différent. Après Batman qui traque Jack L'Éventreur à l'époque victorienne, Warner est à nouveau parti piocher dans les univers uchroniques d’Elseworlds et revient avec Superman : Red Son.

 

photoLa fierté de la nation soviétique

 

Lui aussi confié à Sam Liu, qui a prouvé qu’il était capable du meilleur comme du pire à la réalisation de précédentes productions de chez Warner et DC, le film est une adaptation de la série de comics éponyme de Mark Millar, Dave Johnson et Kilian Plunkett publiée en 2003, dans laquelle le vaisseau de Kal-El n'a pas a atterri chez les Kent au beau milieu du Kansas, mais dans une autre ferme située en Ukraine, en 1938. Repéré par le gouvernement soviétique, Superman devient un objet de propagande et se met au service de l'URSS, lui permettant d'acquérir une puissance militaire et géopolitique sans égal.

Désespérés de voir le bloc communiste gagner du terrain, les États-Unis se tournent alors vers Lex Luthor, scientifique de génie marié à Loïs Lane, en espérant trouver un moyen de rivaliser avec l'Homme d'Acier soviétique. Après avoir embrassé les idéaux communistes et pris le pouvoir à la mort de Staline, Superman s'allie à Wonder Woman, ambassadrice de Themyscira, continuant d'étendre son influence et de façonner le monde comme il l’entend, tandis que Lex Luthor, mais aussi Batman, essaient de le faire tomber à tout prix.

 

photoBat-chapka

 

Tout en restant une fidèle adaptation de l’histoire de Mark Millar, aujourd’hui considérée comme un des comics fondateurs de la collection Elseworlds et une œuvre incontournable de l’univers de DC, Superman : Red Son apporte quand même quelques modifications à l’intrigue de base afin d'y amener un ton résolument plus sombre et adulte. Des changements qui permettent non seulement de renforcer les thématiques complexes du récit autour de la politique ou de l'identité sur lesquelles le film s'appuie pour compenser certaines faiblesses techniques, mais aussi d’apporter un développement plus profond aux différents personnages.

 

Superman Red SonPour le meilleur et pour le pire (surtout le pire)

 

JEU D’ÉCHECS

Avec maîtrise et intelligence, Superman : Red Son livre une ambitieuse réflexion sur Superman et ce qui le définit en tant qu’homme. Dévoué à la cause communiste, il en oublie le nom qu'il portait enfant et ne représente plus qu'un symbole de puissance et d'espoir dans un premier temps. Alors qu’il découvre, dans une scène puissante, l’horrible réalité qui se cache derrière le régime communiste, Superman devient obsédé par l’idée de restaurer la paix dans le monde.

Convaincu qu’il est en train d’accomplir ce qui est bon et juste, il semble plus humain, mais aussi plus inquiétant, étant incapable de voir les actes immoraux qu’il accomplit au nom de son idéologie. Progressivement, son régime bascule dans le totalitarisme et Superman finit par dominer le monde, comme le dieu parmi les hommes qu’il incarne, ni vraiment bon, mais pas complètement mauvais.

 

photoInjustice : Gods Among Us

 

Lui aussi persuadé de sauver l’humanité, Lex Luthor mène un face-à-face idéologique contre Superman, mais n’est finalement déterminé qu’à prouver sa supériorité intellectuelle sur l’Homme d’Acier. Au point d’oublier d’offrir un cadeau à Loïs pour leur anniversaire de mariage ou de se montrer aussi cruel que celui qu’il affronte envers sa propre version de Superman, qu'il nomme Superior Man et finit par transformer en Bizarro à cause de ses expérimentations.

Au final, une dualité s’installe dans chacun des deux personnages, certains d’accomplir le bien, sans être conscients de faire du mal. Motivés par leurs bonnes intentions, les deux hommes sont prêts à tout, même à commettre les pires atrocités.

 

photoL'occasion de rappeler que Lex Luthor est roux avant d'être machiavélique

 

Doté d’une noirceur comme on n’en a jamais vu jusqu’à maintenant dans les productions animées de Warner et DC, sans pour autant basculer dans la violence graphique, le film montre un Superman qui massacre ou lobotomise tous ceux qui se mettent en travers de son chemin et offre une tournure plus personnelle à l’histoire entre lui et Batman, transformant ainsi le Chevalier Noir en un terroriste qui n’hésite pas tuer des innocents pour venir à bout de celui en qui il avait fondé tous ses espoirs.

En s’écartant du matériau d'origine, Superman : Red Son présente également Wonder Woman sous un nouveau visage, comme une femme avec une pensée profondément féministe, dont la relation avec Superman est entretenue par l’amitié et la vision d’un monde meilleur plutôt que par l’amour. Un traitement qu’on aurait bien voulu voir avec le personnage de Loïs Lane, qui ne partage qu’un seul moment marquant avec Superman avant de retourner servir les intérêts du scénario comme la femme de Lex Luthor.

 

photoPas de Martha cette fois

 

LA CHUTE DU MUR

S’il réussit à se réapproprier le récit de base pour le rendre encore meilleur, Superman : Red Son n’est pas exempt de tout reproche pour autant. En voulant prendre des libertés par rapport à l’histoire originale, la fin du film se retrouve bâclée, laissant un immense sentiment d’inachevé et sacrifiant même la conclusion philosophique et métaphysique de Mark Millar qui intervient dans les toutes dernières pages du roman graphique.

Alors que les dessins de Dave Johnson et Kilian Plunkett regorgent de références historiques à la propagande communiste et à certains visuels de la Guerre froide, le film ne propose rien d’intéressant ou de nouveau esthétiquement et se contente d’une mise en scène correcte, avec une direction artistique simpliste, sans essayer de bousculer les codes ou d’utiliser l’univers fascinant qui est mis à disposition dans cette histoire. Le design des personnages est calqué à la lettre sur celui aperçu dans les cases du comics et on ne peut que regretter de ne pas voir Batman et sa chapka un peu plus longtemps à l’écran à la place de l’affreuse représentation du vaisseau de Brainiac.

 

photoFormation du pélican

 

Capable d’offrir des moments vraiment exaltants, comme la première apparition de Superman aux yeux de la population américaine ou son affrontement brutal avec Batman sous les yeux de Wonder Woman, le film souffre quand même d’une animation moyenne, dans le même style caractéristique aux productions de Warner Bros. Animation.

C'est sans doute l’une des raisons qui explique l’apparition presque anecdotique d’Hal Jordan et du Corps des Green Lantern ainsi qu’un combat décevant entre Bizarro et Superman. Si Superman : Red Son est une plaisante surprise et reste pour l’instant une des meilleures adaptations portées à l’écran par Warner et DC, c’est dommage que l’attention portée à la narration ne soit pas  la même visuellement, parce que le film aurait pu être formidable de bout en bout, à une fin près.

 

photo

Résumé

S’il n’essaie pas de se distinguer visuellement des autres films d’animation de Warner et DC et souffre de certaines imperfections techniques, Superman : Red Son reste une belle surprise, qui amène plus de profondeur à l’histoire de Mark Millar et la rend encore meilleure… ou presque.

Lecteurs

(3.0)

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commentaires

Bat légende
15/03/2020 à 05:14

J'ai rarement vu une critique aussi mauvaise.

Druidune
08/03/2020 à 22:27

Pour répondre à 1 :
Arrête de t'enfoncer, tu es juste borné à ce point, assume juste que tu dis n'importe quoi et passe à autre chose.

Reth
02/03/2020 à 09:41

Bonjour a tous et toutes,

Bon je vais faire mon vieux "c;;" mais personne n'oblige personne a venir sur ce site.

Vous n’êtes pas d'accord avec la critique ? d'autres sites seront peut être apte a vous convenir.

Même si j n’adhère pas toujours aux avis de la rédaction, j'apprécie la liberté d'expression tant qu'elle ne dérive pas. Merci pour la modération qui remet le site dans le chemin qui est le sien : 'le cinéma".

PS: j'accepte les dons en chèques ou espèces (bien sur c'est de l'humour),

Ari
01/03/2020 à 21:19

.. belle propagande américaine çà encore. Eux les gentils et les autres les méchants.. c’est pathétique

Geoffrey Crété - Rédaction
01/03/2020 à 18:24

@1

Vous parlez là de l'analyse d'un rédacteur, d'un film et son discours, dans une critique. C'est très différent : Godzilla analysé par un prisme politique, c'est très courant et limite ordinaire ; ne pas être d'accord du tout avec le point de vue du rédacteur, c'est très bien, et ça ne veut pas dire qu'il a tort ou aurait dû se taire, juste parce que vous êtes totalement en désaccord avec lui. Ce serait bien triste pour l'exercice critique et le débat cinéphile.
(D'ailleurs... des lecteurs ont bien exprimé leur désaccord en commentaire sur la critique, le rédacteur leur avait même répondu : ce serait pas une preuve de plus qu'on ne rejette pas tout ce qui ne va pas dans notre sens, bien au contraire...?)

Même chose pour Eastwood : le discours politique sur la figure et le cinéma d'Eastwood, surtout sur Le Cas Richard Jewell, a du sens. A peu près tous les critiques le font depuis des années. Et c'est un point de vue de critique, un choix. Tout comme c'est le choix des lecteurs de réagir (et ils l'ont fait, sans être cruellement censurés).

Oui, on exprime des opinions, et le cinéma étant politique, forcément c'est omniprésent. C'est pour ça qu'on ne modère pas la moindre allusion politique, le moindre discours social, et qu'on bloque tout ça par principe, comme dit précédemment. J'ai bien dit : les dérives, les trolls, les attaques, tout ce qui ne relève plus d'un débat sur le cinéma, de près ou de loin. Encore une fois : sur les sujets César, Polanski, féminisme... on peut lire des tonnes de commentaires très politisés, et engagés, en accord ou pas avec notre articles.

Nous n'avons pas décidé de mêler politique et cinéma, pour la simple raison qu'ils ont toujours été liés, et que nous ne décidons pas de l'actu. On en parle dans la partie actu du site, et on modère pour éviter que l'espace commentaire se transforme en enfer.
Un peu de nuance : il y a un fossé entre ceci, et jouer les "les vierges effarouchées". Sinon, on ferait un AVC tous les 3 jours en lisant les commentaires.

Vous avez bien le droit de ne pas être en accord avec nos opinions, notre ligne edito, notre manière de répondre, de modérer, de traiter l'actu. On entend, et cela fait partie du jeu. C'est très sain.
Mais on continuera à parler cinéma avec passion, à parler politique si besoin dans le cadre des critiques, à modérer les commentaires qu'on estime problématiques pour des raisons légales ou simplement de modération pure, et à surveiller les trolls qui se cachent derrière plein de pseudos. On ne choisira pas une option extrême, car on mérite tous mieux qu'un camp simpliste, que des horizons de réflexion bloquées par peur de froisser, agacer, créer un gros débat. Et on continuera à vous le dire, encore : si on bloquait tout ce qui n'est pas dans le soi-disant "moule" Ecran Large, les commentaires ne ressembleraient pas à ça, et on fermerait l'accès aux non inscrits, tout simplement.

On est régulièrement taxés de gauchistes progressistes pro LGBT féministe, mais également de réac sur certains sujets - et parfois sur le même article, le même jour. De la même manière, même si c'est plus léger : on est considérés comme pro ou anti Disney, pro ou anti Marvel, pro ou anti DC, trop gentils ou trop méchants, selon les sorties cinéma. C'est bien la preuve que chacun projette ce qu'il veut sur un article et la personne derrière, selon ses opinions, sa sensibilité, ses combats. Encore une fois : rien de problématique, c'est normal, sain, inévitable. Et c'est bien la preuve que tout va bien, et que plein de monde s'exprime et a envie de débattre.

1
01/03/2020 à 18:10

@Geoffrey Crété - Rédaction

Sérieusement ? ""Les discours qui dérivent sur la politique de manière extrême...""
J'ai encore en tête une critique EL "Godzilla Resurgence " ou la critique par dans un délire politique qu'il n'y a nullement dans le film ! (vous devriez la relire)

Vous êtes les premiers a partir en sucette sur des sujets politique/racial/genre .. qui n'ont aucun rapport avec les films eux même (dernièrement la vidéo sur le dernier Eastwood) et vous vous étonnez d'avoir un retour de bâton ensuite ?

Vous avez ouvert la boîte de pandore dernièrement en mêlant le cinéma et l'actualité politique , vous avez vous même franchi la ligne , faut peut être pas jouer maintenant les vierges effarouchées !

Soit vous accepté les réponses qui ne vont pas dans votre sens (si elles sont formulé de manière correct) soit vous vous recentré sur le cinéma (ça risque d’être dur car certain ressemble plus a des militants que des journalistes ciné)

Et non votre modération laisse vraiment a désirer, ayant lu certain message cette nuit sur Polanski qui n'avaient rien d'insultant et qui comme par hasard ont disparu au petit matin (car pas dans le moule El) Faut vraiment le dire vite qu'il s'agit d’une modération juste!

Nico88
01/03/2020 à 17:48

Je n'ai pas encore vu l'animé mais vu votre critique ça a l'air d'être un copié collé du comic. Possible spoiler pour ceux qui ne connaissent pas l'oeuvre mais la confrontation superman/batman n'est qu'une infime partie dans la version papier. Pareil pour Loïs Lane (Luthor) qui ne croise l'homme de fer que très peu de fois (2 fois il me semble).

Geoffrey Crété - Rédaction
01/03/2020 à 17:32

@1

Ça, c'est la modération, ce que je mentionnais avant de parler du bot pour rappel. Les discours qui dérivent sur la politique de manière extrême, les attaques sur les religions, la diffamation, incitations à la haine et compagnie, ou autres sujets qui n'ont rien à voir avec un site de cinéma : nous les suivons, nous faisons en sorte que cela reste respectueux, et modéré dans la force, la violence, la discussions et les discours - la modération donc. "Curieusement", sur Polanski, il y en a, oui.

Là encore, beaucoup de lecteurs en sont ravis, et nous signalent que c'est important pour eux et le débat cinéphile respectueux. On reçoit souvent des messages privés en ce sens, et encore une fois, on nous reproche souvent de ne pas assez modérer, chacun jugeant des limites selon son idéologie justement. On a d'ailleurs pas mal d'habitués qui viennent tous les jours commenter, et presque systématiquement pour attaquer nos opinions, en nous qualifiant de bobo, gauchistes, et autres étiquettes habituelles et à la mode. S'ils reviennent et sont là depuis des années, c'est qu'a priori, tout va bien pour l'expression des avis différents.

Il y a aussi les adresses IP cachées sous 40 pseudo, que nous connaissons et savons êtes de simples trolls qui tentent de dévier le débat avec les mêmes obsessions non liées au cinéma, toujours sur les mêmes sujets.

C'est notre job de modérer et protéger cet espace. Déjà parce que la liberté d'expression a un cadre légal, que nous avons pour responsabilité de surveiller. Et la modération, on la décide pour le bien de cet espace d'échange, encore une fois totalement ouvert aux lecteurs, qu'ils soit habitués ou nouveaux.

Allez voir sur tous les articles César et Polanski : plein de lecteurs expriment des avis très éloignés de celui des articles publiés. Cette semaine, un collègue a encore eu un long échange ouvert avec un lecteur qui avait un avis très différent.
Je vous invite aussi à aller sur n'importe quelle critique de gros film, ou article lié à un sujet qui excite les esprits, pour trouver quantité de messages négatifs, très critiques, voire insultant ouvertement et visant les rédacteurs. Ce sont les meilleures preuves que la liberté d'expression va très bien, et que si on était de méchants censeurs, on serait bien mauvais.

1
01/03/2020 à 17:22

@Geoffrey Crété
Mais oui bien sur ...
Rien que sur l'article Polanski des dizaines et des dizaines de messages qui font plouf (pour beaucoup sans aucunes vulgarité) , et vous allez trouver l'excuse du "problème technique"

Ça fait qq temps que sur EL si les coms vont pas dans le sens du vent (rédac) ils passent a la trappe !

La vulgarité je veux bien mais la ça tourne plus a l'idéologie qu'autre chose .
Car marrant le bot il fonctionne pas la nuit ... ^^'

Geoffrey Crété - Rédaction
01/03/2020 à 17:11

@1

Il suffit d'aller sur la plupart des articles pour constater que plein de monde s'exprime assez librement, jour après jour. Si on supprimait les messages qui ne nous plaisent pas, ça se saurait, et on n'aurait pas ces débats enflammés, ces critiques, et ces douces insultes au quotidien. On nous reproche d'ailleurs très régulièrement de ne pas assez modérer...
Cela se vérifie aussi sur les réseaux : on est parmi les rares sites à répondre chaque jour aux lecteurs, avoir de longs débats, que ce soit autour de commentaires positifs ou négatifs. Beaucoup d'énergie est mise dans ces échanges, et là encore, si on supprimait et rejetait tout ce qui nous déplaît, ça se verrait, et on aurait deux fois moins de messages.

Nous avons un bot qui gère les centaines de spams que le site a chaque jour : nul besoin d'inscription pour commenter, ce qui permet une expression très simple et libre (ce choix n'est pas anodin), mais ouvre la portes aux spams en masse. Et des messages passent parfois dans ces filets par accident.

Vous pouvez réessayer de poster vos messages, positifs ou négatifs, vous verrez qu'ils seront là. La preuve, je réponds à votre commentaire.

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