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Daredevil, Luke Cage, Iron Fist : Netflix est-il le vrai remède aux blockbusters Marvel tant décriés ?

Par La Rédaction
16 mars 2017
MAJ : 21 mai 2024
26 commentaires

Avec l’essor des séries Netflix, et si l’avenir des héros Marvel passait par la télévision ? Voici le bilan des séries Netflix face aux films Marvel Studio.

Photo The Defenders

Alors que les films du studio commencent sérieusement à lasser le public, est-ce que l’avenir des héros Marvel passera par Netflix ? 

Il y a deux ans, Daredevil était encore cette vaste plaisanterie avec Ben Affleck et Jennifer Garner, triste date dans l’histoire des films de super-héros – même si la version director’s cut a un peu atténué la douleur. Il n’aura fallu que quelques épisodes pour que Matt Murdock renaisse de ses cendres sur Netflix, dans une série télévisée qui a, contre toute attente, comblé public et critique.

Alors que l’univers Marvel sur Netflix s’étend avec l’arrivée d’Iron Fist ce vendredi, un premier bilan s’impose après les accueils moins unanimes de Jessica Jones et Luke Cage et avant la réunion des héros dans The Defenders face à Sigourney Weaver. Avec une question : Netflix offre t-il une vraie alternative aux films Marvel qui commencent à lasser une partie du public, de moins en moins satisfait par une formule trop carrée ?

En prenant uniquement les exemples des séries Marvel Netflix face aux films Marvel Studios et aux séries ABC, sans inclure la très bonne Legion (diffusée sur FX et située dans l’univers X-Men, gérée par la Fox) ni Iron Fist qui fera l’objet d’un autre dossier (après la critique des premiers épisodes), essayons d’y voir plus clair.

 

Photo Finn Jones

 

LE PROBLÈME AVEC MARVEL

En 2018, Marvel Studios fêtera les 10 ans du premier Iron Man, qui a lancé la grande machine à super-héros. Leur vingtième film, Ant-Man and the Wasp prévu pour l’été 2018, sortira dans la foulée du troisième Avengers, Infinity War. Soit une tripotée de films.

Au fil du temps, l’originalité et la fraîcheur des débuts a laissé place à une formule trop claire, façonnée dans un moule rigide. A chaque nouvelle aventure et nouveau visage, le pesant cahier des charges imposé devient plus gênant et évident, créant une impression désagréable de remâchage, dans le fond comme dans la forme.

Le vortex apocalyptique dans le ciel n’est-il pas devenu un cliché plus amusant qu’effrayant ? Les décors urbains ne sont-ils pas interchangeables ? Les films Marvel n’ont-ils pas mis en scène plusieurs fausses morts de personnages ? Malgré ses qualités et une volonté ostentatoire de renouveler les codes visuels, Doctor Strange n’est-il pas un remix du premier Iron Man, bâti selon le même canevas que la plupart des autres films du studio ? 

 

Photo Benedict Cumberbatch

Iron Ma… heu Doctor Strange !

 

Il y a bien sûr quelques exceptions communément admises, à commencer par Les Gardiens de la Galaxie qui ferait presque figure d’OVNI dans l’univers Marvel avec son approche très fun du super héros à la mode cosmique. Dans une moindre mesure, Ant-Man a amusé, et adopté une approche du genre avec le film de casse façon Ocean’s Eleven. Doctor Strange a de son côté ouvert les portes d’un univers visuellement nouveau, très loin de la réalité devenue bien fade des Avengers.

Mais la recette Marvel Studios est globalement la même dans chaque film, avec une capacité de plus en plus faible à masquer les ficelles. Le public est-il de moins en moins dupe ? Le studio, de plus en plus sûr de lui et cynique ? L’omniprésence des aventures en salles, parfois séparées de quelques mois, en est-elle la cause ?

Peu importe : le public commence à se lasser, à s’énerver, à sortir les armes à chaque nouveau film. Les entrées n’en souffrent pas (encore), mais le sentiment s’installe et se vérifie quasiment à chaque nouveau film. Et la naissance très attendue de la concurrence chez DC/Warner, avec Batman et Superman, n’a fait qu’envenimer la situation, créant un miroir qui met encore plus en lumière les codes de Marvel.

 

Les Gardiens de la Galaxie, l’OVNI de l’univers Marvel au cinéma

 

LES SUPER-HÉROS

Les personnages de Marvel Studios ont leur charme, c’est indéniable. Le succès de la franchise est même basé sur eux, et l’attachement et la complicité créés avec le public. En ressortant Robert Downey Jr. de l’impasse, en piochant une Scarlett Johansson alors égérie d’un cinéma indépendant, en attirant un acteur aussi sérieux que Mark Ruffalo ou en misant sur des Chris méconnus ou méprisés (Evans, Hemsworth, Pratt), la machine gérée par Kevin Feige a eu du flair.

Mais le charme de ces personnages a ses limites. Car ils restent finalement bien lisses et monolithiques au fil des aventures : Captain America est sans peur et sans reproche, Thor est beaucoup plus fréquentable à l’écran, et l’alcoolisme de Tony Stark, pourtant très présent dans les comics, se résume à une cuite dans Iron Man 2. Black Widow, Hawkeye, Hulk ou encore Scarlett Witch restent désespérément au second plan. Et comparés aux super-héros Netflix, ce sont tous des enfants de choeur.

 

 Thor et sa chevelure L’Oréal

 

Car sur Netflix, les héros sont dérangés. C’est quasiment le motif des séries : Daredevil semble toujours au bord du gouffre, Jessica Jones est dévastée par les abus de Killgrave, Luke Cage traîne sa part de blessures et Punisher est damné par le cycle de violence où il a sombré. Les séries Netflix mettent particulièrement en avant les conflits intérieurs de ces super-héros, loin du preux chevalier qui triomphe du mal avec le sourire. Côté séries, Marvel a donc installé du borderline, du sombre, du méchant. A l’écran, la finesse n’est pas toujours de mise, mais la volonté est très claire.

 

Daredevil Punisher

Le Punisher, l’anti-héros par excellence

 

LES MÉCHANTS

C’est l’un des grands reproches adressés aux superproductions Marvel au cinéma : les méchants, tour à tour ridicules, simplets, sans intérêt et globablement interchangeables. C’est particulièrement évident dans les récents Ant-Man et Doctor Strange, où les antagonistes sont transparents (le premier est un clone du méchant du premier Iron Man). 

Sur Netflix, ces bad guys sont nettement plus intéressants. Dès la première saison de Daredevil où le super-héros affronte Wilson Fisk, le public et la critique ont salué l’écriture et l’ampleur du personnage incarné par Vincent D’Onofrio. Jessica Jones a embrayé le pas avec Killgrave, interprété par l’excellent David Tennant. Et si c’est un cran en dessous dans Luke Cage, les séries ont globalement convaincu.

 

Kingpin

Vincent D’Onofrio, très apprécié

 

Le format possède un avantage évident : le temps de développer ces antagonistes, d’en faire plus que des pantins interchangeables manipulés par les scénaristes pour nourrir une vague menace apocalyptique. Sur Netflix, le méchant a l’opportunité et l’espace pour déployer ses ailes, exister au-delà du stéréotype fonctionnel et s’incarner. Chose que les blockbusters Marvel ne parviennent pas à produire, même avec des acteurs excellents comme Mads Mikkelsen, Lee Pace, Jeff Bridges ou encore Robert Redford, utilisés pour masquer ces limites embarassantes.

Et la célèbre citation de Hitchcock, qui veut qu’un bon méchant fera un bon scénario, ne peut que se vérifier dans ces exemples. 

 

David Tennant - Killgrave

Killgrave, un vilain terrifiant

 

L’AMBIANCE

Autre gros reproche : les films Marvel visent un trop large public, ce qui les oblige à maintenir un niveau de violence et de niaiserie parfois absurdes. L’approche est logique vu les budgets et les enjeux d’un blockbuster international, et a permis à l’univers de largement rayonner pour toucher le public familial. Même si la chose a toutefois ses limites, et les succès de Logan et Deadpool l’ont prouvé.

Netflix est une toute autre histoire. Le service de streaming qui s’est lancé dans la production joue la carte de l’exigence et de la maturité, en faisant à la fois l’identité de ses séries et un argument marketing malin. Les séries se sont clairement présentées comme une alternative aux films, et pas un prolongement clair.

Sur Netflix, ça cogne à tout va (mais avec des vrais coups), ça saigne, ça s’embroche. Dès la première saison de Daredevil, en plus d’un héros qui en prend plein la tête, promène ses hématomes et sutures, il y a un vilain qui exécute un de ses hommes à coup de portière. Et dans la seconde saison, la combinaison Punisher-ninja est absolument explosive. C’est cette violence, cette brutalité et cette sobriété saisissante qui a permis à Matt Murdock de renaître et récupérer son honneur.

 

Photo Rosario Dawson, Charlie Cox

Matt Murdock soigné par Claire

 

Même constat pour Jessica Jones et Luke Cage, qui explorent des thématiques absentes des films, et travaillent beaucoup la tonalité sinistre de l’univers et des héros. Pour toutes ces séries, les scénaristes ont pioché dans les travaux d’auteurs de comics qui ont produit des oeuvres plus matures que la moyenne : Frank Miller (Daredevil), Brian Michael Bendis (Jessica Jones) et Brian Azzarello (Luke Cage). Ces deux dernières séries étaient d’ailleurs publiées sous le label MAX de Marvel, réservé à un public adulte.

En comparaison, les films Marvel ressemblent à de gigantesques cartoons, où la mort ne frappe quasiment jamais, où l’apocalypse est sans cesse rejouée et évitée, et où les enjeux dramatiques sont vite balayés sur l’autel du grand spectacle. Attendu au tournant, Civil War a notamment déçu pour ces raisons, puisque le film des frères Russo n’a pas assumé le discours du fameux comic.

 

Photo Krysten Ritter

Jessica Jones, une héroïne mal embouchée qu’il vaut mieux ne pas contrarier

 

LES SCÉNARIOS

Un film Marvel, c’est souvent près de deux heures et parfois bien plus (dans les 2h20 pour les films Avengers, 2h28 pour Civil War). Des durées non négligeables certes, mais à peine suffisantes pour exploiter tous les personnages, nourrir la mythologie du MCU, installer une intrigue et un antagoniste, et évoquer la suite des aventures.

Une série Marvel Netflix, c’est 13 épisodes par saison, d’une durée située entre 44 minutes et une heure (selon les épisodes et les séries). Soit une grosse dizaine d’heures découpée en 13 parties. Ce format permet bien évidemment de mieux travailler les histoires, de poser et de creuser les personnages. L’univers y gagne en profondeur, avec la possibilité à s’attarder sur des détails, des silences, des êtres humains. Sur Netflix, la course à l’efficacité n’étouffe pas les histoires et les héros, au contraire. C’est d’ailleurs la limite des séries, qui se dessine peu à peu – une narration qui prend des airs de remplissage, avec une posture sérieuse parfois très artificielle.

 

Photo Mike Colter

 

Thor de Kenneth Branagh est une parfaite illustration de ce problème. Dans le premier film, Thor doit apprendre l’humilité au contact des mortels sur Terre. Sauf que cette évolution se déroule sur quelques jours, suffisants pour en faire un héros plus humble et noble. C’est d’autant plus gênant que dans les comics, il avait passé des années dans la peau de Donald Blake avant de redevenir « digne ».

Si Thor avait été décliné en série, l’histoire aurait très certainement passé une saison entière à explorer cet arc, et montrer un Thor avec une identité civile qui gagne en maturité au contact des humains, peu à peu. Ce qui aurait été largement moins brutal et superficiel que son soudain apprentissage de l’humilité. 

 

Photo Thor

Thor : de dieu hautain et prétentieux à super héros prévenant en 2 temps, 3 mouvements !

 

Même constat pour Captain America : Civil War, qui a largement dénaturé le comic et ses thématiques. Ironiquement, le meilleur traitement des accords de Sokovie ne se trouve pas dans le blockbuster mais dans la série Agents of SHIELDL’adaptation aurait sûrement été plus fidèle et satisfaisante s’il y avait eu le temps et l’espace pour la développer, et construire les deux intrigues en parallèle. Car dans le troisième épisode de Captain America, les accords et la traque de Bucky sont survolés.

Néanmoins, au fil des films et séries, et à la lumière des comics, il est évident que toutes les histoires et tous les super-héros ne se prêtent pas forcément à un format de série. Une fois encore, Les Gardiens de la galaxie et Ant-Man font office de contre-exemple avec une exploitation solide de la mythologie, et un spectacle qui a su surmonter les faiblesses de la formule.

 

Photo Paul Rudd

De toutes façons pour Ant-Man, c’est pas la taille qui compte…

  

LE BUDGET

C’est évident : le budget d’une série Netflix ne peut rivaliser avec celui d’un blockbuster. Le service de streaming protège farouchement ses secrets, mais une saison de Daredevil et Jessica Jones coûterait une quarantaine de millions (bien moins que Sense8, House of Cards ou The Crown), tandis que Defenders aura au final un budget supérieur puisque moins d’épisodes à produire avec la même facture pour la saison (huit, contre treize pour les autres). A l’origine, Marvel a en réalité lâché 200 millions à Netflix pour les quatre séries, sur trois ans, avec des tournages basés à New York.

Sur grand écran, Marvel dépense entre 130 et 260 millions pour un film. L’époque où Ghost rider poursuivait des Dacia dans une carrière en Europe de l’Est est loin. « J’ai dépensé sans compter » (ou presque), dirait Kevin Feige en listant les acteurs superstars et le nombre de plans à effets, sans oublier les coûts d’un marketing massif. Les superproductions ont donc un net avantage en matière de spectacle, avec une avalanche d’effets spéciaux et d’action, et la possibilité de réellement mettre en scène des pouvoirs extraordinaires à l’écran.

 

Photo Aaron Taylor-Johnson, Elizabeth Olsen

Avengers : l’Ere d’Ultron a un budget officiel qui avoisinne les 260 millions

 

Sauf que là encore, Netflix ne démérite pas. Déjà parce que cette différence de budget n’est pas un problème en soit : les héros choisis pour le petit écran évoluent dans un environnement urbain qui n’a pas besoin d’effets spéciaux grandioses. Les séries sont dans un autre registre qu’un Tony Stark qui tombe par la fenêtre et enfile son armure en vol, ou qu’un crash de trois héliporteurs sur Washington. Les pouvoirs et donc les effets spéciaux sont ainsi plus limités par nature.

 

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Joli… mais coûteux !

 

Ensuite, parce que les séries ont misé sur le style pour contrebalancer les budgets. Il n’y a qu’à prendre la première saison de Daredevil : dès le deuxième épisode, la fameuse scène de baston, où le super-héros affronte une bande de malfrats dans un couloir, a impressionné. Elle a été plus discutée, citée et admirée que beaucoup de climax des films, malgré leurs débauches d’effets spéciaux.

  

 

Réalisée par Phil Abraham (notamment passé par Mad Men), la scène montre un héros essouflé, qui porte un pauvre costume et prend des coups avec une vraie sensation de lourdeur : c’est loin de l’allure des héros au cinéma, de leurs costumes améliorés par les CGI et leurs sauts spectaculaires. C’est filmé en (faux) plan séquence, avec un jeu sur le hors champ : il y a un vrai regard de cinéaste, loin de la sensation d’usine déshumanisée des films.

La saison 2 de Daredevil offrira un moment similaire, encore plus long et sauvage. Là, la comparaison est encore plus simple : Civil War a aussi une scène de combat dans une cage d’escaliers, où Captain America et le Soldat de l’hiver affrontent les forces de l’ordre. Le combat est ultra-découpé, ponctué d’humour et de sauts de super-héros, offrant au final un morceau d’action trop ordinaire pour marquer les esprits.

A ce titre, les blockbusters très coûteux ont leur limites, de plus en plus claires : derrière les explosions et fonds verts, il y a une direction artistique uniformisée, nourrie par des tournages en studio qui étouffent vite l’univers. Avec la sensation que les aventures alternent entre des extérieurs urbains grisâtres et des intérieurs high tech artificiels. De quoi donner un avantage au style des séries Netflix qui, s’il est voué à devenir à son tour une formule lassante, a su proposer une réelle alternative.

  

L’INFLUENCE DES SERIES NETFLIX

Lorsqu’une recette fonctionne, elle fait forcément des émules. En l’occurrence, l’influence des séries Netflix est visible sur Agents of SHIELD : tout en continuant à viser un public adolescent, la série diffusée sur ABC avait gagné en qualité au fil des saisons, mais depuis le carton des séries Netflix où le sang coule à flot, les scénaristes ont changé leur fusil d’épaule.

Le ton de la quatrième saison (en cours de diffusion aux USA) est ainsi beaucoup plus sombre, avec des thématiques plus ambitieuses. Surtout, la première partie mettait en scène le personnage de Ghost Rider, un pilote de bolide enflammé et possédé par un démon, qui fait régner une justice expéditive. Un élément qui détone dans le périmètre de l’agent Coulson et de sa fine équipe d’espions.

Sur FX, l’arrivée de Legion, centrée sur un des mutants les plus puissants de l’univers des X-Men, doit certainement beaucoup aux séries Netflix, qui ont prouvé qu’il y avait un public pour des objets plus exigeants et ambitieux, dotés d’un vrai style.

 

Affiche

Ghost Rider, pas vraiment le profil Disney…

 

Il est même possible de s’interroger sur l’impact du succès des séries Netflix sur les films Marvel : Doctor Strange commence bien par une décapitation en bonne et due forme. C’est encore loin des exécutions à coups de portières ou des tortures à la perceuse sur Netflix, mais le succès et l’engouement fou autour de Daredevil et ses amis ne sauraient être ignorés par Disney.

Reste que le public, même s’il voit clair dans le jeu des films Marvel, continue à payer sa place de cinéma et suivre avec un enthousiasme indéfectible leur programme. Même lassés, les spectateurs ne se détournent pas des films. Mais une chose est certaine : de nombreux adeptes ont trouvé chez Netflix un refuge.

Un refuge probablement temporaire, tant les séries trahissent à leur tour une formule rigide, une tendance à ne pas surmonter ses défauts (la narration, le rythme) et une construction un peu trop familière (avec des Defenders à la place des Avengers). Mais un refuge bienvenu, qui rappelle en plus une chose : Marvel fait preuve d’une ingéniosité folle pour séduire, conquérir et faire diversion.

 

En partenariat avec Watchtower Comics

Photo The Defenders

 

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ALEXOR

En tout cas heureusement qu’ils sont la pour divertir les critiques , c’est marrant votre réflexion les entrees n ‘en souffrent pas encore ben non la critique c’est votre truc nous on va se divertir . Nous n’avons pas besoin de telerama ou ecran large pour nous dire quoi aimer , vous etes des bisounours

La

@ALEXOR

Inutile de vous alarmer, ce n’est absolument pas ce qu’on dit en fait : si vous lisez bien, on ne parle aucunement de la critique, mais bien du public qui exprime sa lassitude (notamment chez nous, sur chaque critique, sur chaque news, chaque article lié aux films de super-héros, et notamment Marvel).

Et puisqu’on le répète désormais quotidiennement : Ecran Large n’a jamais eu pour vocation de dicter à chacun quoi voir et aimer. Ca, c’est ce que projettent quelques personnes sur la presse, peu importe ce qu’elle dit ou pense. Ici, on incite régulièrement-quotidiennement chacun à aller se faire sa propre opinion, à partager son avis, et surtout accepter que personne ne détient la vérité en la matière. Et que c’est très sain et intéressant d’échanger sur la question, de manière respectueuse et cinéphile.

Oh, et sinon : « la critique » aime aussi se divertir. « La critique » a très largement défendu la série Daredevil, et la plupart des Marvel.

Gollem13

Je me demande bien au nom de qui vous parlez. Etant moi même assez déçu par certaines franchises dans le Marvelverse, j’ai tout de même assez de mal à tirer un trait sur l’ensemble des œuvres dont la qualité globale est plus que correcte. De plus, votre conclusion sur la qualité des séries Marvel- Netflix me laisse bouche bée. Personnellement j’ai dévoré les deux saisons de Daredevil, j’ai adoré, mais de ce que j’ai eu le courage de regarder dans JJ et LC seul David Tennant est à sauver, tout le reste est à jeter. Il est de bon ton, en ce moment, de cracher sur les films Marvel parce que leur priorité c’est l’Entertainment (ce qui n’empêche pas toujours une bonne histoire et de bon personnages) mais je préfère un film qui manque un peu d’ambition, qui est bien raconté et bien filmé, à un film ambitieux, prétentieux, péteux, devant lequel je me fais chier.

La

@Gollem

Premièrement : on n’a rien contre les films Marvel, et il suffit de regarder nos critiques pour voir qu’en moyenne, on aime plutôt ces spectacles. Il n’y a aucun mépris du divertissement au rayon super-héros (on a largement défendu BvS, Les Gardiens de la galaxie ou Captain America), ou même ailleurs (voir John Wick 2 ou Fast & Furious).

Ensuite, comme vous le dîtes si bien en écrivant « personnellement », c’est impossible d’être dans une quelconque vérité. Les avis sur Marvel au cinéma ou sur Netflix sont divers, chacun ayant ses préférences, ses déceptions. Comme partout ici, on parle en notre nom. Tout en prenant en compte les motifs récurrents dans les commentaires et discussions sur le site, et les opinions que les lecteurs partagent beaucoup sur les articles liés aux super-héros.

Il ne s’agit en aucun cas de tirer un trait sur les films Marvel (nulle part on n’est aussi expéditifs, et on cite bien des exemples récents satisfaisants de leur catalogue d’ailleurs ; on parle aussi des limites des séries pour ne pas en faire des objets parfaits), mais simplement d’aborder l’opposition régulièrement établie entre les films qui seraient lisses, répétitifs et Disney-isés, et les séries qui seraient adultes, noires et donc plus respectables (opposition qui n’est pas créée par la critique, mais qui est au coeur des discussions des spectateurs et fans). On met en avant les qualités et les limites des deux côtés, en rappelant aussi que c’est encore compliqué puisque les films ont offert bien plus de matière à analyser. On nuance aussi selon les séries et films, pour ne pas simplifier la question.

Vous aurez d’ailleurs remarqué que le titre est une question : on est donc loin de prétendre donner une leçon.

Severine Ferrer

C’est le problème du fan, qui se sent visé, voir agressé dés qu’on ne célèbre pas son fanatisme.
Ils sont là, les vrais bisounours.