Minus et Cortex : ce classique né grâce aux Animaniacs et Spielberg

Geoffrey Crété | 16 mai 2020
Geoffrey Crété | 16 mai 2020

Et si on reparlait de la série animée culte de Tom Ruegger, produite par Steven Spielberg ?

Qui a pu oublier Minus et Cortex, l'un plein d'astuce et l'autre, vrai nimbus ? Petite série culte dont le générique hante encore les mémoires, la création de Tom Ruegger est passée en France par Canal+ et France 3, durant quatre saisons à la fin des années 90.

Sans raison particulière, si ce n'est l'envie de remettre les souris sur le devant de la scène, retour sur le duo qui voulait conquérir le monde, et a vécu des aventures incroyables, en rendant hommage au cinéma et au monde des hommes (avec une moquerie bienveillante).

 

photo, Minus et CortexQuand on te demande pour la 56ème fois quel est le plan

 

AMIS D'ANIMANIACS

Tout a commencé en 1993 du côté des Animaniacs, autre série animée culte au générique entêtant qui a probablement enclenché l'hyperactivité de certains mômes. Derrière ces trois frères et sœurs Warner, qui sèment la panique dans les studios après s'être échappés des planches de dessin, et avoir été enfermés dans le célèbre chateau d'eau, il y a déjà Tom Ruegger. Repéré avec Scooby-Doo : Agence Toutou Risques de la société de production Hanna-Barbera (qui sera absorbée par Warner Bros. Animation en 2001), il deviendra un des esprits majeurs de la branche animation du studio, qui se lançait alors sérieusement dans les séries télévisées, en plein boom.

Spielberg est dès le départ dans l'équation, via sa boîte Amblin Entertainment. Diffusée dès 1990, Les Tiny Toons est la première collaboration de tout ce beau monde, avec l'ambition de redynamiser les Looney Toones installés depuis les années 40. Place donc à une nouvelle génération de héros animés, notamment Buster Bunny, Babs Bunny et Plucky Duck, qui cherchent à devenir aussi célèbres que leurs modèles Bugs Bunny, Daffy Duck et compagnie. Le succès est bien au rendez-vous pour la bande, qui cartonne à l'antenne durant trois saisons.

 

photoOn s'amuse, on fait rire, la censure, on la fait fuir

 

Dès fin 1992, les efforts se déplacent directement sur Animaniacs, toujours avec Spielberg en producteur exécutif via Amblin (il est tellement impliqué qu'il aurait validé chaque personnage), et avec Tom Ruegger pour tout chapeauter. La liberté est alors quasi totale pour écrire, expérimenter, moquer et commenter le monde, en déployant un humour visant les adultes, avec des parodies récurrentes du Parrain (Goodfeathers), des Disney ou diverses personnalités publiques. Sans oublier des sous-entendus sexuels parfois calmés par la censure de la chaîne grand public. Il y a aussi une ambition technique évidente puisque les personnages ne cessent de bouger et sauter - loin des règles habituelles, de héros régulièrement statiques.

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commentaires

Marvelleux
16/05/2020 à 23:40

Magique

Numberz
16/05/2020 à 16:48

Mais euhh.. Après les gargoyles, voici minus et cortex en mode payant. Vilain ecranlarge

Wakko
16/05/2020 à 15:35

Trop bien mon enfance sa existe plus les dessins animées comme sa de nos jours maintenant tout est en image de synthèse et autres truc du genre

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