Osmosis : on a vu les premiers épisodes de la série SF française de Netflix à la Black Mirror

Florian Descamps | 26 mars 2019 - MAJ : 26/03/2019 15:38
Florian Descamps | 26 mars 2019 - MAJ : 26/03/2019 15:38

Le Festival Séries Mania de Lille 2019 bat son plein depuis maintenant quatre jours et les avant-premières s'enchainent. Ce dimanche 24 mars, ce fut le cas d'Osmosis, nouvelle série française produite par Netflix, après Marseille et Plan Coeur. Pour un destin similaire ? On vous donne un premier avis après avoir vu les deux premiers épisodes.

AUCUN SPOILER !

 

 

SWIPE RIGHT...

Dire que l'on attendait Osmosis serait un euphémisme. Après le ratage Marseille et l'anecdotique Plan Coeur, Netflix s'attaque en effet à la science fiction française, genre bouillonnant d'auteurs sur le territoire mais qui peine bien (trop) souvent à lever des budgets.

Le projet est ambitieux : réadaptation de la très appréciée web-série Arte éponyme de 2015, avec désormais un confortable budget de plus d'1 million d'euros par épisode et une showrunneuse (Audrey Fouché) aguerie aux scénarios de Borgia et Les Revenants, la série soulève en effet les attentes.

photoYuming Hey (à gauche), trouvaille du casting


En outre, la firme américaine a su habilement piocher dans un vivier de talents imparable, installant Hugo Becker (Baron Noir, Au service de la France) et Agathe Bonitzer (La belle et La belle, Valentin Valentin) aux premièrs rôles, lorsque la distribution finit de se forger avec Manoel Dupont, Stéphane Pitti et la belle surprise Yuming Hey au second plan.

Mais alors, avec une production léchée et un casting de choix, que vaut Osmosis version Netflix ?

 

Photo Agathe BonitzerAgathe Bonitzer

 

... OR SWIPE LEFT

Paris, dans un futur proche. Pierre angulaire de notre quotidien, la technologie a désormais assez d'emprise sur nos vies pour offrir l'inimaginable : la promesse de trouver son partenaire idéal grâce à une suite d'algorithme savamment rodée et à des nano-robots implantés dans nos cerveaux. Ce projet hors du commun, c'est Osmosis, application révolutionnaire pensée par Paul et sa soeur Esther, qui accueille son premier groupe de bêta-testeurs.

Si Osmosis offre, en l'état, tout pour convaincre, l'envers du décor est hélas différent. Entre névroses personnelles, problèmes de trésorerie et réactions violentes d'opposants anti-technologie, l'entreprise pourrait s'avérer plus risquée qu'annoncée.

PhotoRévolution : le commencement

 

Et c'est sans doute là que réside la faiblesse d'Osmosis. Si le nouveau bébé de Netflix sait capter l'attention grâce à un écrin premium (bien que discrète, cette Paris futuriste sait flatter les rétines) et à un panel de personnages bien campés, il pâtit d'une écriture trop dispersée, multipliant les intrigues et dialogues explicatifs au détriment d'un rythme au départ ciselé.

Des disparitions à d'impossibles deuils, d'actionnaires véreux à d'ultimes doutes existentielles, les deux épisodes présentés laissaient en effet entrevoir une ambition peu mesurée. Celle d'auteurs généreux mais dont les idées ne sont pas particulièrement adaptées au format 45 minutes proposé par Netflix.

 

Photo Hugo Becker, Agathe BonitzerUn joli casting

 

On notera en revanche un vrai ton progressiste installé par la série. A travers son casting hétéroclite, et par conséquent les multiples sexualités qu'elle aborde, la série sait surprendre et offre à cet ensemble varié une vraie normalité là où d'autres séries s'enferment dans un carcan de « minorités » invisibles.

Si d'aucuns argueront d'une démarche opportuniste, on préférera y voir l'évolution de nos oeuvres culturelles quotidiennes.

Bien qu'attrayante, c'est donc avec une impression en demi-teinte que l'on sort de cette première approche d'Osmosis. Grâce à un casting et une enveloppe plastique robustes, on se laissera toutefois tenter par la suite dès son apparition sur Netflix.

Osmosis sera disponible sur Netflix dès le 29 mars prochain.

 

Affiche

commentaires

Adline Rich
27/03/2019 à 15:57

Osmosis websérie ARTE a gagné de multiples prix dans les festivals...
L’acteur Laurent Delbecque y était brillant...
Quelle déception de ne pas retrouver Laurent Delbecque au casting dans la version Netflix...

Olivier637
26/03/2019 à 20:39

La 1ere role a joue dans La belle et la belle, et valentin Valentin...

...sérieux serieux?

Tiens si on regardait K2000
Tiens si on regardait K2000
Tiens si on regardait K2000
Tiens si on regardait K2000

#lesnuls
#chantallaubyjetaime

Pote
26/03/2019 à 17:50

Une fois de plus, une série française qui sera vilipendée en France mais appréciée à sa juste valeur à l'étranger. Sacrés français !

lemon
26/03/2019 à 16:35

Déjà rien qu'en lisant scénariste des Revenants... une super idée de base partie en n'importe quoi (je n'ai même pas eu le courage de me mettre sur la s2).

Mouah
26/03/2019 à 15:11

Et oui une daube

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