Patrick Melrose : que vaut ce portrait de toxicomane névrosé porté par un incroyable Benedict Cumberbatch ?

Alexandre Janowiak | 22 juin 2018
Alexandre Janowiak | 22 juin 2018

commentaires

anngab
26/07/2018 à 01:00

Effectivement, le permier épisode est plus "spectaculaire", et en cela très réussi, mais les autres épisodes ne sont, quoique dans un genre très différent, pas en reste.
C'est d'ailleurs dans la différence entre chaque épisode que réside toute l'originalité de la série : chacun est comme un mini-film usant de procédés très différents et lesquels le fond, l'histoire, le personnage relient pour former un tout totalement cohérent. ALors certes, ça peut paraître lent, mais justement cela reflète bien la réalité : se remettre, même partiellement, d'événements tels, ça prend temps fou et la série le fait bien ressentir. De plus, chaque épisode évoque des thématiques très intéressantes. J'ai donc particulièrement aimé le deuxième qui, outre son importance narrative prépondérante au développement du personnage, met en scène ce moment de choix, cet instant où chaque adulte décide plus ou moins sciemment de laisser cet enfant se faire violer par son père (par exemple, le regard du parrain, le refus d'écouter les indices de la mère, ou le fait qu'Anne n'ait pas insisté, ce qui d'ailleurs était très délicat). D'ailleurs j'aimerais ajouter que Sebastian Maltz est excellent et très touchant dans le rôle du jeune Patrick ! L'épisode 3 mêle sociologie et psychologie dans une satire amusante et intéressante de l'aristocratie anglaise. Le quatrième, assez rageant, s'intéresse à la rechute et enfin le dernier à la guérison de PatricK. Ce qui me semble d'ailleurs terrible et réaliste, c'est qu'il faille à Patrick que tous les gens mêlés à cette histoire aient à mourir pour qu"il se remette.
Donc non, ce n'est pas spectaculaire. Mais pourquoi est-ce qu'un sujet aussi dur et incompatible avec les bons sentiments devraient l'être ? Et non, ce n'est pas "révolutionnaire" si vous voulez, mais ça sent le réel. L'auteur a vécu ce dont il parle, devrait-il mentir sur sa perception des choses dans l'unique but de, justement, être unique ?

Tom
28/06/2018 à 12:35

Les gens aujourd’hui ne veulent plus que du spectaculaire. Dès que c'est un peu lent et que ça demande plus d'attention et de réflexion, ils n'aiment pas et s'ennuient. Le première épisode est effectivement excellent, mais très dans le show. Les autres épisodes sont certes moins extravagants mais tout aussi bons et intéressants, que ce soit par les sujets abordés même parfois brièvement (critique de la haute société, éducation, euthanasie...) que par la réalisation. Il n'y a pas tant de séries que ça qui savent aussi bien mettre en avant le rapport entre maltraitances, traumatismes de l’enfance et addictions tout du long. Pour ma part, je trouve l'épisode trois brillant, tout aussi bon que le premier mais dans un genre totalement différent, voire opposé. On y voit même un très joli plan séquence et globalement, c'est un épisode avec relativement peu de coupure. C'est l'une des choses que j'ai beaucoup appréciées dans cette série : chaque épisode à son identité et son ambiance. La musique est géniale aussi. Et pour finir, Benedict Cumberbatch est pour moi beaucoup plus bluffant ici que dans Sherlock.

merlin
22/06/2018 à 19:50

C'est souvent comme ça avec les séries, ça tape fort au 1er épisode puis ça ronronne par la suite.

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