Preacher - saison 2 épisode 2 : un ange (tré)passe

Jean-Luc Hassaique | 4 juillet 2017
19
Photo , Dominic Cooper

La deuxième saison de Preacher continue, après une entame violente et enthousiasmante, où nous avions laissé nos compagnons d’infortune dans un petit motel, traqué par un mystérieux cowboy à l’armement surpuissant.

ATTENTION SPOILERS.

 

Photo , Dominic Cooper

L'apocalypse et l'anarchie, oui, mais avec style

 

Nous retrouvons ce pauvre Jesse Custer exactement là où nous l’avions laissé, à savoir devant son motel, au beau milieu de la nuit, face au Saint des Tueurs. Il ne doit son salut qu’à un heureux hasard, qui voit débouler entre lui et les balles de son poursuivant une camionnette (et son chauffeur), puis tout un régiment de fans d’armes à feu qui lui vient en aide. S’en suit logiquement un bon gros massacre des familles.

 

SPEED, SEX AND DRUGS

Notre héros récupère donc Cassidy et Tulip, laquelle vient d’apprendre en regardant la télé que leur ville préférée avait été rasée par une explosion de méthane. De son côté le pistolero continue de faire un carnage dans l’établissement. L’occasion d’une série de morts plutôt rigolotes et d’un enchaînement de scénettes gorasses et sympathiques. Il s’en faut de peu pour que notre trio ne se fasse décapsuler la boîte crânienne, mais une fois encore, ils réussissent à s’échapper de justesse, provoquant l’ire du Saint des Tueurs.

 

Photo

Cassidy et la panoplie de la soirée réussie

 

C’est alors que Cassidy fait part d’une idée pas plus bête qu’une autre : contacter un des anges (Fiore et DeBlanc) qui tentèrent quelques mois plus tôt de leur mettre des bâtons dans les roues, encore traumatisé par des semaines de lutte de combats acharnés avec Genesis, puis la mort ultra-brutale de son compagnon, dont il a été témoin. On notera au passage que son apparition nous vaut un hommage à Breaking Bad à travers un décor emblématique de la série.

Bref, notre ange esseulé passe le temps, désormais bien long, en alternant entre suicides à répétition, jeux d’argents et sexe tristounet avec des âmes esseulées. À la faveur d’un gag franchement réussi, les scénaristes font de notre angelot dépressif l’assistant de Ganesh, showman qui réalise que grâce à l’immortalité de son camarade, il peut se livrer à des numéros de magie viandards et spectaculaires, à l’issue toujours heureuse.

 

Photo , Dominic Cooper

Love is in the air

 

Notre ami angélique révèle au trio l’identité de leur adversaire meurtrier. Il ne leur en dévoile pas l’origine, mais leur permet de comprendre son essence surnaturelle et le sens de sa mission (les massacrer). Pour autant, Fiore, n’est pas partant pour collaborer.

Une overdose de rien du tout plus tard arrosée de quelques speedballs, et Cassidy nous offre une séquence de défonce angélique passablement tripée, où l’on reconnaît la patte bien rigolarde de Seth Rogen.

 

TRANQUILOU BILOU

Et… Il n’y a finalement pas beaucoup plus à dire que cela, l’intrigue se contentant de faire gentiment du surplace. Quand se termine cet épisode, au demeurant très sympathique, l’arc narratif de Fiore arrive à sa conclusion dans une gerbe de sang, sans la moindre surprise, tandis que l’on comprend un peu plus les motivations du personnage et que le Saint des Tueurs se remet en route.

 

Photo

Un peu d'héroïne, d'acide et de speed, pour une cession basket bien décapante

 

Il ne sera rien passé de fondamental durant ces 44 minutes, qui s’évertuent à lancer des pistes pour ne surtout pas les exploiter, à l’histoire du mariage de Tulip et Jesse, agité sous notre nez et retiré de manière très artificielle, dans le seul but de réintroduire le passé de la compagne de notre révérend torturé.

Tout cela n’est pas gênant, tant ce segment s’avère divertissant et plaisamment réalisé. Violence, humour, second degré et cruauté sont agencés de manière à maintenir notre attention et le triangle amoureux qui transparaît sous nos yeux devrait achever de faire des anti-héros des protagonistes attachants. Bref, c’est du tout bon, mais les scénaristes doivent néanmoins se surveiller et veiller à ne pas tomber dans le défaut rédhibitoire de la première saison, à savoir un rythme ronronnant et une narration condamnée au surplace.

 

Photo , Dominic Cooper

commentaires lecteurs votre commentaire !

Geoffrey Crété - Rédaction
07/07/2017 à 13:40

@Ray

On spoile quoi exactement ?

Pour le titre, on a répondu.
Pour l'article, c'est écrit d'emblée ATTENTION SPOILERS.
Celui qui se retrouve à lire et se spoiler, ça ne relève franchement plus de notre responsabilité.

Ray
06/07/2017 à 01:06

Ah si seulement j'avais le pouvoir de mettre des baffes à distance par l'unique force de la télépathie. ben j'arrêterai pas d'en distribuer à tous ces sites internet qui SPOIL comme des cochons

Dios
04/07/2017 à 16:06

@Ashy

Et la diffusion française ? OCS Choc n'a pas encore diffusé l'épisode 3...
Ok le téléchargement illégal est normalisé et discuté partout ouvertement comme si c'était la base, mais bon

Ashy Slashy
04/07/2017 à 16:01

Vous êtes en retard d'une semaine, l'épisode 2 était diffusé le lundi 26, le lendemain de l'épisode 1. Hier c'était l'épisode 3. C'est un peu décevant de suivre vos avis avec une semaine de retard du coup si vous continuez sur cette lancée. :/

Simon Riaux - Rédaction
04/07/2017 à 15:07

Si vous avez vu la série, vous savez nécessairement qu'il ne s'agit pas d'un spoil, mais d'un jeu de mots lié à un running gag récurrent.

Moha
04/07/2017 à 14:59

Sympa le Spoil Title !

votre commentaire