Preacher - saison 2 épisode 1 : un beau Road Tripes

Jacques-Henry Poucave | 26 juin 2017 - MAJ : 09/03/2021 15:58
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Affiche

Après une première saison terriblement inégale mais au puissant capital sympathie, nous retrouvons donc Preacher et sa promesse de divertissement punk au scénario fou furieux.

ATTENTION SPOILERS

Dès la première séquence, nous embarquons avec Jesse, Tulip et Cassidy sur la route, après l’apocalypse fécale déclenchée par les trois compagnons d’infortune, alors qu’ils entament leur odyssée en vue de mettre la main sur Dieu, qui a mystérieusement quitté le Paradis, et son poste. Soit une situation qui est peu ou prou celle du tout début du comics original de Garth Ennis.

 

Photo Ruth Negga, Dominic Cooper

Une ouverture en fanfare

 

ROAD TRIPES

Et c’est heureux, car le road trip initiés par nos héros, le départ du quasi-décor unique où se déroulait le chapitre précédent, ainsi que l’arrivée du Saint des Tueurs, devraient obliger le récit à passer la seconde et à éviter le surplace un peu redondant qui a failli avoir raison de notre enthousiasme.

Manifestement, AMC a bien compris qu’il fallait dynamiser la narration, comme en témoigne l’ouverture de la série, festival de provoc sans doute facile mais à l’agressivité sympathique. Des dialogues fleuris, une poursuite, une petite cascade à l’ancienne bien cool, une image parodiant les grindhouse movies d’antan, suivis par quelques bons gags, un petit festival de mise à morts toute plus gores les unes que les autres, et nous voilà délicieusement plongés dans la folie douce de Preacher.

 

Photo Pip Torrens

Le Saint des Tueurs n'a pas la langue bien pendue

 

L’intrigue avance enfin, alors que nos zigotos enchaînent rencontres et micro-révélations les mettant sur la piste de Dieu, qui errerait désormais sur Terre pour assouvir son bon plaisir. Comme lors de la saison précédente, Ruth Negga vole la vedette à tous ses petits camarades, grâce à un charisme éclatant, un charme ahurissant et une capacité à passer de la légèreté à un spleen misanthrope étonnant.

 

RUTH NEGGA FOR THE WIN

On se réjouit qu’elle se retrouve au centre de ce qui va devenir un trio amoureux dont on ne doute pas qu’elle saura le rendre électrique. De son côté, si Jesse est encore un peu à la peine, malgré tout le talent de Dominic Cooper, tant ses deux compagnons de route impressionnent la pellicule, notre anti-héros retrouve des couleurs.

 

Photo Joseph Gilgun

Une séquence lumineuse

 

Grâce à la confrontation désormais imminente avec Le Saint des Tueurs, Jesse bénéficie d’une dynamique et d’enjeux un peu plus stimulants que la compréhension et l’acceptation de ses pouvoirs, qui nous auront occupé de longues heures. De même on apprécie grandement le rythme de l’épisode qui parvient à nous donner une intro réjouissante, de nouveaux éléments concernant le passé et la famille de Custer, tout en balançant deux nouveaux personnages, Michael et Tammy, tous deux hauts en couleurs.

Tout aussi plaisante est la cruauté du scénario, qui ne cède pas à la tentation de ralentir ou de bégayer, et n’hésite pas à dévoiler de nouveaux protagonistes, mais également à les massacrer comme il faut. Bref, on ne sait pas encore si Preacher réussira enfin à se montrer digne de son aîné de papier, mais le show semble en bien meilleure forme que lorsque nous l’avions quitté.

 

Photo , Dominic Cooper, Ruth NeggaUn vampire lubrique, un révérend torturé et une criminelle impulsive. L'amour y a que ça de vrai.

 

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commentaires lecteurs votre commentaire !
Louloute
16/07/2017 à 13:43

Genial

Louloute
16/07/2017 à 13:42

Geniel

Grift
28/06/2017 à 01:28

SI vous avez l'occasion de lire le comics, n'hésitez pas. C'est vraiment très très bon et je pense que vous comprendrez pourquoi une bonne partie des lecteurs ont été en partie déçu par l'adaptation.

La serie est chouette. Mais c'est vrai qu'il manque la folie, le rythme, l'aspect jubilatoire et la maitrise narrative du comics. La série se regarde un peu trop le nombril là ou le comics fonce dans le tas dés le début et ne s'arrête jamais.

De Leon Sun
28/06/2017 à 00:30

Merci pour la chanson «Strange Feeling» elle date de 1963

La série «Preacher», que je trouve excellente, touche un des sujet les plus important, c'est-à-dire l'existence de Dieu. Parler de Dieu avec humour, violence et philosophie représentent bien les religions. Que Dieu existe ou non, cette série nous oblige à nous questionner sur l'interprétation que l'homme fait de ces textes anciens.

Cette série nous donne un aspect du danger que peut produire une interprétation individualiste, moi seul détient la vérité. Ce n'est pas toujours facile de voir la subtilité des messages cachés à l'intérieur de cette série, mais c'est impossible de ne pas en découvrir plusieurs

sandman
27/06/2017 à 21:50

pareil, grand fan d'adapatations de comics je ne connais pas le comics preacher, mais en tout cas j'aime beaucoup la série, on trouve de tout, de l'action, du comique, du gore, du dramatique, et les personnages on de la gueule, hâte de voir d'autre personnages un peu plus cauchemardesque apparaitre ^^ en tout cas je conseil la série à ceux qui ne connaissent pas, et le 1er épisode de la saison 2 envoie du lourd pour son retour ^^

captp
27/06/2017 à 09:13

excellente série. je sais que les lecteurs du comics sont relativement déçu mais perso ne l'ayant pas lu, j adore .
twin peaks,the leftovers,saul,american gods,The Handmaid’s Tale ....l 'annee termine bien .
on oublierait presque le traumatisme twd :p

PtiAnge
27/06/2017 à 00:05

Hello, la chanson est "Strange Feeling" de Billy Stewart : https://www.youtube.com/watch?v=o4aQRH5T3aI

De Leon Sun
26/06/2017 à 23:16

Je voudrais savoir si vous pouvez me donner des informations sur la chanson qui se trouve à la fin de l'épisode 1 de la deuxième saison.
Merci

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