F1 avec Brad Pitt est l’un des rares blockbusters originaux de cet été, et son démarrage au box-office rassure (un peu).
En voilà une nouvelle qui rassure un peu ! Alors que le box-office estival promet une nouvelle fois de faire cartonner des films de franchises et autres remakes sans originalité, F1 s’en sort avec les honneurs pour son démarrage. Il faut dire qu’en dehors de la présence de Brad Pitt, il y avait un enjeu certain pour son réalisateur Joseph Kosinski, qui ressort de l’immense succès de Top Gun : Maverick (1,5 milliard de dollars dans le monde).
F1 s’inscrit dans la continuité logique du film avec Tom Cruise. Kosinski y retrouve le producteur Jerry Bruckheimer, et s’est servi de la même base technologique pour pouvoir tourner un long-métrage vissé sur ses bolides. Contrairement à Top Gun, F1 est un film dit « original » (dans le sens où il n’est pas une suite ou une adaptation de franchise) et, malgré les acquis de Kosinski, le succès n’était pas garanti. À noter d’ailleurs que le long-métrage devra faire ses preuves sur le long terme, étant donné que son budget estimé entre 200 et 250 millions aurait plutôt avoisiné les 300 selon certaines sources.
C’est pas la F1 du monde
F1 est un cas un peu particulier car il s’agit d’une production originale Apple. À la base, la plateforme a accepté de produire ce type de blockbusters, tout en assurant auprès des réalisateurs des sorties sur grand écran, épaulés par un distributeur (Paramount avait sorti Killers of the Flower Moon, Sony s’était occupé de Napoléon et To the Moon, et Universal d’Argylle).
Pour autant, les chiffres n’ont pas vraiment été reluisants jusque-là, notamment au vu du coût des projets, et Apple avait annoncé en 2024 que F1 serait sans doute l’une de ses dernières productions à profiter d’une sortie en salles. En même temps, pour un blockbuster pensé pour le format IMAX, le contraire aurait été aberrant.
Néanmoins, ce contexte permet de mieux saisir l’enjeu qui entoure F1, surtout quand un film comme Wolfs (déjà avec Brad Pitt) s’est vu sacrifié par Apple directement en streaming après son passage à la Mostra de Venise. Son réalisateur Jon Watts (les Spider-Man de Tom Holland) a évoqué une confiance brisée avec la plateforme, qui lui avait promis une exploitation au cinéma, et a claqué la porte du studio malgré une suite envisagée.

F1, de son côté, est donc distribué par Warner Bros., et son démarrage a dépassé les estimations les plus optimistes. Pourtant, 55,6 millions de dollars sur un premier week-end américain pourraient sembler peu (à titre de comparaison, Top Gun : Maverick avait décollé avec 126 millions). Ce qu’il faut prendre en compte, c’est qu’il s’agit du meilleur démarrage d’une sortie Apple au cinéma (loin devant les 23 millions de Killers of the Flower Moon, les 20 millions de Napoléon ou les 17 millions d’Argylle). Ensuite, F1 doit beaucoup à son score à l’international, qui lui a permis de cumuler 88,4 millions de dollars.
Au total, avec 144 millions récoltés dans le monde, il s’approche déjà du box-office total de Killers of the Flower Moon (158 millions) en moins d’une semaine, lui qui aurait eu un budget plus ou moins similaire à F1, estimé entre 200 et 215 millions de dollars. Les films Apple ont cet avantage que leur distributeur respectif n’investissent que dans la promotion des œuvres, alors que la plateforme trouve l’opportunité de rembourser une partie de son investissement de production dans une exploitation en salles avant le streaming (qui est rarement rentable seul pour des budgets aussi énormes).

Il faut donc voir avant tout F1 comme la première (potentielle) victoire commerciale pour Apple, dans une semaine où il y avait de la concurrence. Le film de Joseph Kosinski a réussi à s’imposer à la première place aux US et ailleurs, face au troisième week-end toujours enthousiasmant de Dragons (19,4 millions supplémentaires), la chute inévitable d’Elio (10,7 millions) et le démarrage décevant de M3GAN 2.0, bien loin du succès surprise du premier volet (10 millions au démarrage américain contre 30 pour son prédécesseur).
Enfin, F1 a réussi à affirmer sa valeur de grand spectacle à voir dans les meilleures conditions. Intégralement tourné en IMAX numérique (avec le ratio d’image 1.90:1 qui va avec), le format a attiré de nombreux spectateurs dans les salles labellisées, puisqu’elles ont totalisé à elles seules 27,7 millions de dollars sur les 144 millions du film amassés dans le monde.
Une super suprise pour ma part , un retour aux 90’s jusque dans les notes de la partition d’Hans Zimmer en passant par l’arrivée de Brad Pitt au loin , iconisation et immersion au rendez vous ! Franchement c’est ce qu’il y a de meilleur au ciné en ce moment ( prend ca le S ! ) 😆
« F1 est un film dit « original » (dans le sens où il n’est pas une suite ou une adaptation de franchise) »
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Je rebondis sur un détail pour une question : le film n’est pas l’adaptation de la marque/franchise sportive F1, dont il reprend pourtant jusqu’au logo ?
je fonce le voir demain c’est la fête du Cinéma 🏎️🏁