Le coup de gueule de Halle Berry contre le manque de diversité à Hollywood

Créé : 29 juin 2017 - Alexis Vielle
Cloud Atlas
29 réactions

Entre la place de la femme et la diversité dans le 7e art Hollywoodien, l'industrie américaine n'est pas au bout de ses polémiques. 

Halle Berry n’est pas contente. Rejoignant la (longue) liste d’artistes fustigeant Hollywood pour son manque de diversité à l’écran, elle pousse aujourd’hui un sévère coup de gueule contre l’industrie du cinéma la plus puissante du monde.

Peu de gens s’en souviennent mais au début des années 2000, elle remportait l’oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans A l’ombre de la Haine de Marc Forster. Première actrice de couleur à remporter ce trophée, ce fut l’un des plus beaux moments de l’histoire de la cérémonie. Elle devenait alors un symbole pour la communauté noire, pensant à cette époque que sa victoire ouvrirait davantage Hollywood aux disparités ethniques.

 

Photo halle berry, À l'ombre de la haine

A l'Ombre de la Haine

 

Alors qu’aucune femme n’a gagnée la récompense tant convoitée depuis quinze ans, Halle Berry revient sur sa victoire stérile :

"Wow, ce moment ne signifiait vraiment rien. Vraiment rien. Je pense que cela aurait un impact mais je me suis trompé".

La représentation à l’écran des minorités a toujours été une question délicate. L’intervention de l’actrice au Cannes Lion Festival nous parait pour autant assez injustifiée. Si effectivement, il reste encore beaucoup de progrès à faire, dénigrer de cette façon la profession nous parait excessif.

Denzel Washington, Viola Davis, Barry Jenkins, Mahershala Ali, Jamie Foxx, Forest Whitaker, Octavia Spencer, Mo’Nique, Jennifer Hudson, Steve McQueen, ce n’est pas rien quand même. 

L’actrice poursuit :

"Les noirs, gens de couleurs, ont seulement une chance de jouer des rôles en fonction de la quantité de films dans lequel on est susceptibles de les inclure. Nous avons besoins de scénaristes, de réalisateurs ou de producteurs de couleurs et non seulement des stars. Nous devons écrire commencer à raconter des histoires qui nous incluent."

L’actrice a en partie raison. Les personnes de couleurs sont peu représentées dans le secteur mais là où on ne rejoint pas la belle actrice est que l’on constate quelques changements de mentalités dans le milieu depuis quelques années, les exemples les plus récents étant Moonlight et 12 Years a Slave, Le Majordome, tous de très bons films. 

Sans être tout rose, on ne peut que constater une évolution dans l’industrie même si on la rejoint dans le fait qu’il reste encore beaucoup de chemins à parcourir. 

 

Photo Halle Berry

commentaires

Maski mask 30/06/2017 à 20:46

@Roukesh en tant que black chui amplement d'accord moi ceux qui me faire c'est que dans la plus part des film je vois genre le mec (black) en tete d'affiche mais il meur en meme pas 30 min moi sa me ft rire mais quand on voit que c-est tout le temps la meme choses sa devien chian

Vrai corleone 30/06/2017 à 13:12

@faux corleone Arrête de me troller bordel!! Elle est bien bonne... tu souhaites que Valerian fasse un bide au BO... et puis quoi encore ??? Non mais jette ton dévolu sur un autre putain !!!

Interpol (TheBand) 30/06/2017 à 12:59

Bah c'est qu'elle connait pas le cinéma français ;-)

moi-même 30/06/2017 à 10:24

@ la rédaction

Si à la fin de l'article vous citez de très bons films, cela montre aussi le problème : la solution serait d'écrire des rôles de personnages historiques et de revenir sur l'esclavage, etc ?
Le problème est que les "acteurs de couleurs" ont les mêmes aspirations que tout le monde, jouer des rôles variés, inspirants. La réplique de Saïd Taghmaoui dans WW est assez cinglante "je rêvais d'être acteur, mais mauvaise couleur". Si le monsieur a eu une belle carrière (parce qu'il a été assez malin pour accepter de "s'exporter tôt") il reste cantonné aux mêmes rôles.

C'est un problème auquel nous sommes de nombreux scénaristes à se confronter mais il faut que nous arrivons à écrire de plus en plus de rôles sans distinction de couleurs, genre, sexualité, etc. Dans la mesure du possible évidemment et je ne parle pas des producteurs ; c'est encore une autre histoire qui vaut son pesant de cacahuètes avec des conversations surréalistes.

Roukesh 30/06/2017 à 09:27

On ne peut pas dire que ce soit totalement faux. Il y a une dizaine (maximum) d'acteurs noirs qui arrivent à avoir des grands rôles, Le reste sont cantonnés au black de service, on ne peut pas le nier. On en met un dans le coin de l'écran pour faire plaisir à la communauté mais rarement ces rôles sont très travaillés.
Je ne dis pas qu'il faut mettre des noirs pour mettre des noirs, mais au moins les valoriser un peu plus à l'écran quand ce n'est pas un noir qui est à la direction.

jmenfou 30/06/2017 à 02:11

OSEF Catwoman.

kick ass 30/06/2017 à 01:43

perso je ne dirais pas que "RIEN" n'a changé. cela me parait assez excessif. il y a eu une évolution au cinéma (moonlight, fences, the birth of a nation) et même à la télévision (scandal, empire, atlanta).

mais oui il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. raconter des histoires universels dans lesquelles les personnages sont confrontés à des conflits internes, profonds ou intimistes, cela reste encore un chemin de croix à produire quand les acteurs principaux sont noirs (middle of nowhere, beyond the lights). hollywood est prêt à produire des films avec des noirs essentiellement si il s'agit de comédies bien grasses étiquetées "black movies" (ride along, think like a man), de biographies de gens célèbres (all eyez on me, NWA, get on up). et encore faut voir la distribution du film sur miles davis avec don cheadle.

c'est peut-être pas mal mais peut clairement mieux faire je dirais.

corleone 30/06/2017 à 01:18

Halle Berry, tais toi et va bosser!! C'est pas de la faute d'Hollywood si t'as ruiné ta carrière à cause de tes histoires de mecs.

Grift 29/06/2017 à 22:55

@Rorov94
Ce que tu dis n'est pas faux. Mais du coup en quoi est-ce un faux problème ?
En quoi cela invalide ce qu'elle dit ? Il est fort probable que j'ai loupé une part du raisonnement.

Rorov94 29/06/2017 à 20:49

Faux problème.
Il n'y a qu'une règle à Hollywood:le succès et l'argent.
Quand les acteurs comme woody stroode,hatie mc daniel et sidney poitier ont pesé sur hollywood il n'y avait rien d'humaniste là dedans!c'était des parts de marché.
Quand eddy murphy était l'acteur le mieux payé d'Hollywood par la paramount idem.
Rien a foutre des idéaux à la con,seul le marché change les mentalités car il y a adaptation du public.
Les gays,les nains,les roux ...auront droit de cité quand les pontes le décideront.point.
Quand pascal dusquesnnes sera bankable il sera en tête d'affiche,quand peter dinklage sera l'équivalent box-office de the rock,quand gilbert montagné jouera cyclope dans x-men...là ont pourra dire que les choses ont avancées!

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