Scarlett Johansson et Ghost in the Shell face à de nouvelles accusations de racisme

Christophe Foltzer | 1 avril 2017
Christophe Foltzer | 1 avril 2017

Le problème d'un film comme Ghost in the Shell, c'est que sa vocation de blockbuster international ne peut vraiment pas se marier avec l'univers qu'il dépeint. Et apparemment, c'est toujours la même chose qu'on lui renvoit au visage. Attention SPOILERS.

Dès le départ, Ghost in the Shell s'est pris une volée de bois vert en annonçant que ce serait Scarlett Johansson qui interprèterait le Major. En quelques minutes, la fanbase s'est enflammée pour protester contre cette décision, accusant le film du fameux "whitewashing" dont on entend de plus en plus parler. Pourquoi en effet prendre une actrice occidentale pour incarner un personnage japonais alors, que des comédiennes nippones, il y en a un paquet ? Si l'on met évidemment en avant l'intérêt économique et financier d'un tel choix (vendre le film à l'international suggère de prendre une comédien à laquelle la majorité d'habitants de la planète pourra s'identifier) il faut reconnaitre qu'au final, cela ne dérange pas vraiment puisque, contre toute attente, cette modification du personnage est une partie intégrante du script. Un choix plutôt malin il faut bien le reconnaitre.

 

Photo Scarlett Johansson

 

Mais cette décision a du mal à passer chez pas mal de monde encore, et notamment auprès du MANAA (Media Action Networks for Asian American) qui a profité de la sortie du film pour l'attaquer violemment sur ce terrain-là en l'accusant de racisme. En ligne de mire, les propos même de ScarJo lors d'une interview dans l'émission Good Morning America où elle revenait sur cet aspect polémique :

"Il est évident que je n'essaierai jamais d'interpréter un personnage d'une race différente de la mienne."

 

Photo Scarlett Johansson

 

Une déclaration qui a probablement mal été interprétée par l'association qui en a profité pour monter directement au créneau :

"Apparemment, à Hollywood, les japonais ne peuvent plus jouer de japonais. Il n'y a aucune raison qui explique pourquoi Motoko et Kuze n'auraient pas pu être interprétés par des comédiens asiatiques en lieu et place de Scarlett Johansson et Michael Pitt. On ne voit même pas à quoi ils ressemblent quand ils sont encore humains, ce qui est un autre acte de whitewashing."

On pourrait très bien décidé de s'en moquer si ces attaques ne devenaient pas de plus en plus récurrentes contre les productions américaines et si elles ne constituaient pas un fond de vrai dans la problématique. Malheureusement, il est un peu dommage de tomber ainsi sur Ghost in the Shell qui est peut-être le seul film à assumer le truc tout en le dénonçant au sein-même de son histoire.

 

Photo Scarlett Johansson

Tout savoir sur Ghost in the Shell

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commentaires

Bryan
02/04/2017 à 22:31

Parle pas de blackwishing quand on sais que il on aussi fouirer dragon ball z

Dirty Harry
02/04/2017 à 16:10

le film terminera dans un bac à DVD et il y aura une autre polémique lancée par des sycophantes à l'âme pure qui auront trouve une nouvelle cible...

Zapan
01/04/2017 à 17:42

Exact, parlons du film pour ce qu'il est.
Inutile pour une vrai fan-base (25 ans trop tard aussi, tout hollywood a roulé dessus depuis) mais tout à fait regardable/correct pour un public lambda amateur de blockbuster SF.

rob
01/04/2017 à 12:28

On en parle du black-washing dans death note ?

MystereK
01/04/2017 à 12:06

J'ai le manga original sous les yeux et j'ai beau faire des efforts, mais je n'arrive pas à me persuader que Le Major a des traits asiatiques.

Tawky
01/04/2017 à 11:40

C'est le fond de commerce de pas mal d'associations ce genre de polémique, arrêtons d'en parler.

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