Gore Verbinski explique pourquoi il a été traumatisé par Bioshock, l'adaptation du jeu vidéo qui a été annulée

Christophe Foltzer | 15 février 2017
Christophe Foltzer | 15 février 2017

Si cela faisait quelques années que nous n'avions pas revu Gore Verbinski avec un nouveau film, quelle ne fut pas notre surprise de découvrir qu'il s'agissait d'un nouveau récit d'horreur, plutôt étrange et potentiellement perturbant, A Cure for Life. Alors que le film sort aujourd'hui au cinéma, on ne peut s'empêcher de repenser à Bioshock.

Car oui, et nous l'avions pointé dès le départ : A Cure For Life semble être l'héritier du projet avorté qu'était l'adaptation du jeu vidéo Bioshock par Gore Verbinski. Le film devait être tournée en 2008, pour une sortie en 2010, mais de multiples conflits avec la Universal ont mené le réalisateur vers la sortie, avant qu'il ne soit remplacé par Juan Carlos Fresnadillo, qui n'a d'ailleurs pas connu un meilleur destin puisque le projet fut purement et simplement annulé par le studio au bout du compte.

 

Affiche

 

Une épine dans le coeur de Verbinski, qui s'était énormément investi dans le projet et qui a accepté de revenir sur cette douloureuse expérience à l'occasion d'une session de Questions-Réponses sur le forum Reddit :

"Et bien, il n'y a pas de réponse courte à cette question mais nous étions à 8 semaines du tournage quand on nous a débranché la prise. C'était un film classé R et je voulais conserver cette classification parce, pour moi, elle allait de soi. C'était un film qui coûtait cher, avec un monde gigantesque que nous devions créer. Nous ne pouvions pas nous rendre à différents endroits et tourner. Pour A Cure for Life, nous pouvions utiliser plusieurs endroits différents pour créer notre monde. Avec Bioshock c'était impossible, nous devions créer la totalité de cet univers. Donc je pense que c'est la combinaison du prix de la facture et de la classification R qui a fait qu'Universal n'était pas vraiment en confiance.

 

trailer Bioshock

 

Il faut dire aussi qu'à l'époque, il y avait des films classés R qui ne marchaient pas du tout en salles. Les choses ont changé maintenant et peut-être que le projet aura droit à une nouvelle chance mais c'est très difficile à vivre quand vous êtes à 8 semaines du tournage d'un film dont vous avez déjà toutes les images dans la tête, que vous avez prévu le moindre de ses plans et que vous êtes autant investis émotionnellement et que vous vous retrouvez à la transition de passer du statut d'architecte à celui de simple contractant. Ce serait une place où il serait bien difficile de retourner."

Et donc, comme souvent, il faut savoir tirer le meilleur de chaque situation. Si on espère bien qu'au final, Verbinski revienne à Bioshock, il ne faut pas non plus trop y compter. Mais quand on voit les images de A Cure for Life, on se dit qu'effectivement, il était bien l'homme de la situation et que c'est une bien triste histoire au final.

 

Affiche

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