Pas de liberté provisoire pour Roman Polanski

Par Jean-Noël Nicolau
7 octobre 2009
MAJ : 4 octobre 2018
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L'Office fédéral de la justice Suisse a déclaré hier sur Roman Polanski ne serait pas remis en liberté provisoire. Le réalisateur avait demandé la « reconsidération de son arrestation » après son arrestation le 26 septembre dernier. Logiquement, les autorités suisses estiment que Polanski risque de s'échapper, comme il l'avait fait des Etats-Unis il y a plus de 30 ans.

« Même avec une liberté sous caution, il n'est pas garanti que M. Polanski restera dans la Confédération », a expliqué le porte-parole de la chancellerie.

Les avocats du cinéaste estiment quant à eux que : « Notre client s'engage à ne pas quitter le territoire suisse durant toute la procédure d'extradition et à respecter toutes les obligations qui pourraient lui être imposées pour garantir cet engagement. (…) Surtout, nous souhaitons que les juges suisses sachent s'extraire du lynchage médiatique qui n'est pas compatible avec la sérénité dans laquelle la justice doit être rendue ».

Il faut savoir qu'avant son extradition, contre laquelle Polanski a déposé un recourt, le réalisateur de Rosemary's baby pourrait rester dans les prisons suisses plus de six mois. Largement le temps pour que la polémique se calme d'elle-même. Actuellement les répercussions de l'affaire tournent à une véritable guerre de tranchée, à Hollywood comme en France. Le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand est en particulier au cœur de la polémique après son soutien inconditionnel, et peut-être un peu précipité, au cinéaste.

 

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