Vendredi 15 mai :
Cinq heures de sommeil plus tard on enchaîne direct sur le Jane Campion. Il faut croire que la nuit fut tout de même bien trop courte pour Stéphane qui a ronflé 1h50 sur les 2h que dure Bright Star, film au romantisme exacerbé que l'on dirait tout droit sortie d'une adaptation d'un des romans des Sœurs Brontë mais aussi et surtout dans la lignée de La leçon de piano Palme d'or ici en 1993. Décontenancé par tant d'amour, Stef s'enferme sur notre balcon et tente tant bien que mal de venir à bout de la critique de Thirst de Park Chan-Wook alors que votre serviteur enchaîne sur Ne te retourne pas, vaste blague signée Marina de Van (scénariste de plusieurs films d'Ozon entre autre) présentée en séance spéciale et qui a donc bien fait rire (à ses dépends) son public cannois.
A 13h30 Stef s'arrache à regret de son ordi pour courir aller voir le Gondry présenté lui aussi en séance spéciale. L'épine dans le cœur est un documentaire qui a pour cadre un petit bled dans les Cévennes et la tante Suzette du réalisateur institutrice de son état. Comme dirait le Stef « ce n'est pas le genre de film qui va t'enrichir cinématographiquement parlant ». Fermer le ban ! On file tout de même pour aller voir le Ang Lee et son Taking Woodstock plaisant mais manquant de souffle et de rythme par moment. Retour à l'appart pour un apéro mérité et un dîner en tenue de pingouin pour votre serviteur et retour dans la salle Debussy pour Stef qui assiste médusé à la claque du Festival so far. Présenté dans la catégorie Un certain regard, Precious arrivait auréolé d'une flatteuse réputation du Festival de Sundance. Apparemment donc celle-ci s'avère être plus que justifiée.