Che : Premières impressions

Par La Rédaction
22 mai 2008
MAJ : 31 août 2018
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L'avantage de découvrir Che à Cannes c'est que l'on peut le voir d'une traite (avec un interlude de 15 minutes pour aller faire pipi et se restaurer d'un sandwich et d'une barre chocolatée offert par la production, le tout emballé dans un sac aux couleurs du film). Soit 4h36 en tout pour ce qui restera comme une très belle expérience de cinéma.

 

Il y a donc deux parties (et qui sortiront comme tel à la rentrée entre octobre et novembre) à ce qui n'est certainement pas un biopic mais plus une sorte de fascination que le révolutionnaire argentin naturalisé cubain aura pu susciter aux yeux du réalisateur Soderbergh.

 

 

 

 

Ce faisant il ne s'agit pas pour autant de dresser un portrait à charge ou à décharge. Non Soderbergh s'attache plus à nous monter un homme doté d'une volonté idéologique si forte qu'il se découvre une capacité à mener et à inspirer d'autres hommes jusqu'à la victoire finale (1ère partie qui s'achève avec la prise de Santa Clara et la fuite du gouvernement Batista de Cuba) pour terminer dans un cul de sac idéologique entrainant sa propre perte (2ème partie et le désastre de sa guérilla en Bolivie).

 

 

 

 

Tourné en numérique avec une nouvelle caméra ne pesant pas plus de 5Kg, la mise en scène de Soderbergh est sobre, solide avec une photo où les couleurs sont ultra saturées. A noter que le format du film change passant du scope au 1.85 dans la seconde partie comme si Soderberg voulait exprimer que l'aventure fut belle mais vaine ou peut-être n'est-ce là qu'un éternel recommencement…

 

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