Armageddon Time : les premiers avis cannois du drame de James Gray sont tombés

Axelle Vacher | 20 mai 2022 - MAJ : 20/05/2022 17:25
Axelle Vacher | 20 mai 2022 - MAJ : 20/05/2022 17:25

Les premiers spectateurs du drame semi-autobiographique de James Gray ont donné leurs avis depuis Cannes, et l'émotion semble au rendez-vous.

Il est allé explorer les confins d'une Amazonie indomptable avec The Lost City of Z, sonder l'immensité cosmique au travers du somptueux Ad Astra, mais comme le dit Judy Garland dans le classique Le Magicien d'Oz, il n'y a pas d'endroit comme à la maison. Ainsi James Gray s'en revient prospecter les gratte-ciels new-yorkais au travers de son dernier métrage, Armageddon Time. Sans rapport aucun avec le plus explosif Armageddon de Michael Bay, ce projet-là se veut plus personnel, voire intimiste.

Passionné de personnages marginaux et livrés à eux-mêmes, James Gray aime à mettre en lumière ceux que le rêve américain semble avoir laissés sur le bas-côté de la route. C'est donc assez naturellement que le réalisateur a finalement souhaité revenir sur ses propres origines par le prisme d'un récit semi-autobiographique de son enfance, passée dans un Queens morose et désargenté, au sein de la classe ouvrière.

Sélectionné en compétition officielle à la 75e édition du Festival de Cannes, Armageddon Time a su attiser la curiosité de par la sensibilité de son sujet, et l'attractivité incontestable de son casting. Anne Hathaway et Jeremy Strong ont ainsi foulé le tapis rouge de l'iconique escalier en compagnie du réalisateur afin de présenter la toute première projection du métrage à la Croisette. On a regroupé quelques tweets représentatifs des premiers avis, globalement très émus.

 

Armageddon Time : photo, Michael Banks RepetaCourse à l'émotion, à vos marques, prêt...

 

les réactions françaises

 

 

 

 

Ad Astra : Photo Brad PittGray avait promis un film plus chaleureux que son dernier

 

 

 

 

  

Armageddon Time : photo, Anne Hathaway, Jeremy StrongFresque familiale émouvante ou ingénue ?

 

le reste du monde

 

« Armageddon Time est tout ce que vous pouviez espérer d’un film d’apprentissage de James Gray. Le réalisateur est vraiment au top de son jeu avec ce subtil, et extrêmement touchant récit autobiographique, grâce auquel il dépeint une Amérique à l’un des moments clefs de son histoire. » - FilmLand Empire

 

« J’ai adoré Armageddon Time de James Gray, lequel pouvait sonner comme un « Belfast pour juif new-yorkais » avant de le voir. Un petit film discret, contenu, qui me marque un peu plus chaque jour. Anthony Hopkins est un grand-père incroyable. » David Ehrlich - IndieWire

 

The Lost City of Z : Photo Charlie HunnamAprès New York ça peut être assez hostile aussi.

 

« Cannes 2022 : James Gray réalise de loin son meilleur film. Porté par Anne Hathaway, Jeremy Strong, et Sir Anthony Hopkins, ce drame familial se veut représentatif, et sincère. Les spectateurs ne pourront qu’adopter ce diamant de Focus [le studio, ndlr], qui balance ses films en SVoD trois semaines après sa diffusion en cinéma. » Anne Thompson - IndieWire

 

 

« Armageddon Time : des performances solides au sein d’un métrage sinueux qui s’apparente à un ROMA réalisé par James Gray. L’enfant acteur Michael Banks Repeta mène le film, et Anthony Hopkins est plutôt en second plan. Mais le plus étrange selon moi, c’est bien Jeremy Strong, lequel interprète le père de James et Gray, et se fait le reflet troublant d’exactitude du réalisateur. » Scott Feinberg - The Hollywood Reporter

 

The Immigrant : photo, Joaquin Phoenix, Marion CotillardJeremy Strong et Anne Hathaway remplacent Joaquin Phoenix et Marion Cotillard (The Immigrant).

 

« Armageddon Time est le premier grand film du Festival. Certaines scènes semblaient directement issues de ma propre enfance. Un drame autobiographique sans prétention qui fonctionne par l’identification de ses thématiques, et la spécificité des souvenirs. Anne Hathaway, Anthony Hopkins et Jaylin Webb sont brillants. » Karl Delossantos - New York Times

 

« James Gray pour moi, ça va, ça vient. Mais j’ai ADORÉ Armageddon Time. Un conte mémoriel qui aborde les compromis que beaucoup d’entre nous ont été forcés de faire au sein d’une société inégale. Hopkins est incroyable dans le rôle rare d’un homme foncièrement bon (non, il ne joue pas Fred Trump). » Donald Clarke - The Irish Times

 

« Armageddon Time : une observation, au travers des yeux d’enfant et de James Gray, des conséquences parfois désastreuses de péchés insignifiants. Incroyables performances réalisées par les plus jeunes membres du casting (Banks Repeta, Jaylin Webb), et des plus vieux (Anthony Hopkins). Le premier bijou de la compétition Cannes 2022. » Peter Howell - Toronto Star 

 

Armageddon Time : photo, Michael Banks Repeta, Anne HathawayÉmouvant portrait

 

Des premiers avis qui, sans être nécessairement dithyrambiques, soulignent la puissance émotionnelle du métrage. Écrin sensible au sein duquel le cinéaste livre ses blessures et ses ivresses les plus intimes, Armageddon Time se conçoit comme une capsule temporelle troublante de justesse, un peu comme un souvenir intérieur projeté sur grand écran. 

Récit d'apprentissage, fresque familiale, et surtout métrage profondément sincère, le petit dernier de James Gray semble donc observer un retour à un cinéma plus personnel, bien loin des grandiloquences visuelles de ses films précédents. Véritable portrait d'une classe moyenne délaissée par le régime reaganien, les spectateurs soulignent et encensent l'absence d'un misérabilisme facile et réducteur, pour mieux mettre en exergue l'humanité et la chaleur d'individus résilients, quitte, selon certains, à céder à une certaine naïveté.

Une première salve d'opinions qui semble donc promettre une expérience positive et quelques mouchoirs d'ici la sortie du métrage, courant 2022 en France (a priori en septembre, même si rien n'a été officialisé).

Tout savoir sur Armageddon Time

Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.
Vous aimerez aussi
commentaires
captp
23/05/2022 à 16:24

ah merci Geoffrey ,
j'ai pensé un instant que vous n'aviez peut être pas le droit sur certains (embargo vous dites je crois).

Geoffrey Crété - Rédaction
23/05/2022 à 16:10

@captp

C'est une question de temps, de prio, d'organisation entre ici et Cannes, avec également une envie plus générale : si un film ne sort pas tout de suite en salles (voire, n'a pas encore de date de sortie), on privilégie un avis sous cette forme.

captp
23/05/2022 à 16:01

y a t'il une raison autre que le temps ou les moyens pour que certain films cannois aient une vraie critique et d'autre comme celui-ci des avis en vrac ?

sinon un James Gray reste un évènement .
même si je suis sortie mitigé d'Ad Astra (mais faut je le revois ) , il est a mettre en haut du panier.
J'avais énormément aimé La nuit nous appartient et j'espère qu'il va grapiller un prix cette fois ci ..... ce looser.

Kyle Reese
20/05/2022 à 23:14

Top. Surement du grand cinéma intimiste. Me souvient de son superbe premier film Little Odessa. Très belle standing ovation. A part ça j'ai vue des image de Anne Athaway sur les marches et puis son photo call en Gucci Girl ... Rahhh so lovely ! Les cheveux long comme ça lui vont à merveille. Même si j'aimais bcq sa période courte.

Eddie Felson
20/05/2022 à 17:31

Ces 1ers retours sont alléchants et il me presse de découvrir ce nouveau chef d’oeuvre de Gray.

Axelle Vacher - Rédaction
20/05/2022 à 17:24

@roukesh
Woopsie, bien vu !

Sanchez
20/05/2022 à 16:50

Bien trop hâte , en espérant qu’il nous fasse chialer comme il le faisait jusqu’à two lovers

Roukesh
20/05/2022 à 16:27

Ca fait plaisir, j'étais légérement déçu d'Ad Astra, content qu'il revienne en force.
@Axelle Vacher, coquille en légende de the immigrant, Cotillard au lieu de Hattaway.

votre commentaire