Kim Ki-duk, réalisateur phare du cinéma coréen, est décédé du coronavirus

Antoine Desrues | 11 décembre 2020 - MAJ : 11/12/2020 18:29
Antoine Desrues | 11 décembre 2020 - MAJ : 11/12/2020 18:29

Le réalisateur de Printemps, été, automne, hiver... et printemps est décédé à l'âge de 59 ans, du coronavirus.

Si les années 2000 ont été marquées par l'arrivée fracassante de la Nouvelle Vague sud-coréenneKim Ki-duk y a tenu une place particulière. Moins orienté vers le cinéma de genre intense que ses compères Park Chan-wook et Bong Joon-ho, le cinéaste a abordé au contraire une forme de sérénité dans sa mise en scène, particulièrement visible dans le magnifique Printemps, été, automne, hiver... et printemps.

Malhreusement, nous n'aurons plus l'occasion de goûter à ce cinéma unique, puisque Kim Ki-duk est décédé ce 11 décembre 2020, des suites du coronavirus. Il avait 59 ans.

 

photoPrintemps, été, automne, hiver... et printemps

 

Autodidacte, Kim Ki-duk a toujours été remarqué pour son caractère solitaire, qui transparaissait dans ses personnages marginaux. Avec des films comme L'ÎleSamaria ou Locataires, le réalisateur s'était vite imposé dans les festivals internationaux comme Venise, Locarno, Berlin ou encore Cannes. C'est d'ailleurs après une année passée en France qu'il s'est passionné pour le cinéma, notamment après avoir vu Le Silence des agneaux et Mauvais sang.

En 2017, plusieurs actrices avaient accusé Kim Ki-duk de violences physiques et sexuelles. Le réalisateur les a toutes démenties, portant même plainte pour diffamation.

 

Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.

Vous aimerez aussi

commentaires

CHFAB
14/12/2020 à 23:16

un cinéma lent, contemplatif, silencieux, habité et souvent dérangeant... Bref, une personnalité; et en plus venue d'ailleurs que l'Europe ou les Etats Unis... tout ce que le cinoche populaire de ces dernières années a été bien incapable de produire... En espérant que l'on redécouvre ce cinéaste à sa juste valeur...

?
11/12/2020 à 21:16

Il n'y avait pas eu également des actes de cruauté sur animaux ?

Mr_Jukebox
11/12/2020 à 19:42

Entre Deux Rives reste un de mes moments de ciné coréen les plus marquants. Une masterclass de tension et surtout de justesse dans son propos
Bien triste...

Shag on !
11/12/2020 à 19:03

Tristesse,
Il était à part et j’adorais la sensibilité de son cirnema.

Jired
11/12/2020 à 18:09

Triste nouvelle... J'ai pas vu tous ses films mais ceux que j'ai vu m'ont marqué... Locataires, The Coast Guard, L'Île, Time et surtout le très très sombre Bad Guy...

votre commentaire