Ron Howard explique pourquoi il était plus apte à réaliser Solo : A Star Wars Story que les précédents réalisateurs

Christophe Foltzer | 10 février 2018
Christophe Foltzer | 10 février 2018

On s'attendrait presque à ce que cela devienne une règle de la franchise : Ton spin-off Star Wars, plusieurs réalisateurs il aura. Après Rogue One, Solo nous le prouve encore une fois.

Si on commence enfin la phase "agressive" de la promotion de Solo : A Star Wars Story (et c'est pas trop tôt vu que le film sort le 25 mai prochain), le nouveau spin-off de la saga des étoiles avait déjà fait beaucoup parler de lui au moment de son tournage, mais pas forcément pour les bonnes raisons. En effet, comme pour Rogue One, les premiers réalisateurs, Chris Miller et Phil Lord, avaient été gentiment conduit vers la sortie à quelques jours de la fin du tournage pour divergences artistiques, remplacés au pied-levé par ce bon vieux Ron Howard.

 

Photo Casting

Le casting avec Chris Miller et Phil Lord, la bonne époque

 

A l'époque, il avait été dit que l'aspect comique mis en avant par les réalisateurs ne satisfaisaient pas la production et qu'en plus, ils se permettaient de coûteuses improvisations. Ne pouvant faire l'impasse sur cet épisode flou de sa création, Solo a décidé de l'assumer durant sa promotion et notamment Ron Howard lui-même qui, au micro d'Entertainment Weelky, s'est permis de gentiment les cartonner tout en mettant en avant leurs qualités :

"Je pense que ces mecs sont hilarants mais ils viennent de l'animation et de la comédie à sketchs et, lorsque vous faites ce type de film, vous pouvez vous comporter de la sorte. Vous avez toute la place pour l'improvisation, on le fait d'ailleurs tout le temps, mais cela doit être intégré à un process hyper structuré, auquel cas vous ne pouvez pas y arriver et il vous sera impossible de lever l'armée de personnes impliquées pour s'assurer que le travail est fait. Donc, au final, on en revient toujours au process. On doit juste le respecter. Ce sont vraiment des types supers et personne ne voulait que ce qui s'est passé n'arrive. Cela fait juste partie des choses malheureuses."

 

Photo Ron howard et Paul Bettany

Ron Howard et Paul Bettany, appelé en renforts

 

Mais Ron Howard poursuit néanmoins en mettant en valeur les grandes qualités des premiers réalisateurs tout en avouant qu'il a quand même pas mal hésité avant de se lancer lui-même dans l'aventure :

"Je connais Chris et Phil. Ils sont incroyablement talentueux et tous les gens qui font partie d'Imagine Entertainment voulaient trouver le moyen de travailler avec eux. Et c'est toujours le cas aujourd'hui. Mais quand j'ai appris que le changement allait avoir lieu, c'est arrivé au moment où je travaillais sur pas mal d'autres projets et je n'avais pas vraiment prévu de réaliser quoi que ce soit l'année dernière. C'est venu jusqu'à moi, j'en ai parlé avec Kathleen Kenendy et feu Alli Shearmur et, si j'ai été hésitant au départ, j'ai commencé à comprendre que je pourrais peut-être les aider.

 

Photo Alden Ehrenreich

L'équipe du Faucon se pose quand même quelques questions

 

Il est toujours décevant de constater qu'un studio ait à faire un changement de la sorte. C'est dur pour tout le monde, décevant pour tout le monde. J'ai juste essayé de m'y intégrer et l'empreinte de Chris et Phil sont partout dans le film, compte-tenu du temps qu'ils ont passé dessus et de ce qu'ils y ont mis. J'espère juste que les fans ne vont pas réfléchir à la manière dont le film a été fait et qu'ils se laisseront aller"

 

 

commentaires

Mr Vide
11/02/2018 à 21:35

Kibuk. Oui. Exactement.

FredFred
11/02/2018 à 09:25

@KibuK
Totalement d'accord.
Mais je soupçonne tout ceci de faire partie du buzz pour faire parler du film. A condition de le maîtriser bien sur.
Quant à ceux qui parlent de Ron Howard comme d'un vulgaire faiseur, je ne crois qu'ils ne comprennent pas du tout la manière dont un film est produit et réalisé, surtout avec une licence de ce type.
C'est clairement expliqué dans l'article : 2 types très talentueux arrivent et veulent tourner presque à l'improvisade. Sauf qu'il y a toute une équipe de production derrière et surtout, énormément d'argent.
S'il n'y a pas un respect drastique et absolu du plan de tournage, c'est que vous êtes incompétent (ce qui n'empêche pas d'être talentueux par ailleurs).
Et comme dans toute entreprise, on vous vire, point barre.

La Classe Américaine
10/02/2018 à 19:49

Arrêtez de traduire "just" par "juste" c'est JUSTE insupportable. On traduit "just" par "simplement" quand on a un peu de bagage linguistique.

"Donc, au final, on en revient toujours au process. On doit SIMPLEMENT le respecter. "
"Cela fait SIMPLEMENT partie des choses malheureuses."
"J'ai SIMPLEMENT essayé de m'y intégrer et l'empreinte de Chris et Phil sont partout dans le film" "J'espère SIMPLEMENT que les fans ne vont pas réfléchir à la manière dont le film a été fait..."

C'est JUSTE pas complique !

TOD
10/02/2018 à 18:17

@corleone totalement exact.
Le type n’avait pas du tout prévu de tourner et ce projet lui tombe dessus comment à partir de ça on peut faire un bon film...!? C’est un très bon faiseur certainement fois (apollo 13, rush) mais faut-il être à 100% concerné.
Enfin on peut se tromper hein

Eddie Felson
10/02/2018 à 17:39

Totalemt d’accord avec @yellowsubmarine

corleone
10/02/2018 à 16:00

Venir finir le film d'un autre comme un vulgaire faiseur… c'est clair que Ron Howard est tombé bien bas et il ferait bien de la fermer au lieu de l'ouvrir à tort et à travers d'autant plus que si le film se plante c'est lui qui en fera les frais(coucou Joss Whedon).

KibuK
10/02/2018 à 15:51

Il y a longtemps, dans un monde sans internet, on connaissait les secrets-problemes de tournages aprés, longtemps après que les films soient sortis. Ces films étaient donc jugés (aimés ou pas, compris ou pas, soutenus ou pas) sur leur forme et leur contenu sans connaitre l'intention du réalisateur ou du studio qui était révélée bien plus tard (ex: Alien3 dans le coffret dvd) Parfois, ca filtrait quand même dans les magazines specialisés (Premiere, Studio Magazine, Cine Live, Mad Movie...) mais ces infps ne faisaient l'objet que de simples breves, autrement dit quelques lignes.
Internet nous a fait changer notre perception des films en nous faisant croire que notre parole (nos commentaires) était utile.
Triste.

mr. glass
10/02/2018 à 12:56

C'est clair que la trad de la dernière phrase c'est nawak. Vous avez le droit de corriger...

john
10/02/2018 à 10:41

Justice League 2?...

Diane17
10/02/2018 à 10:15

Encore une fois, gros problèmes de traduction...

Rien que la dernière phrase : "J'espère juste que les fans ne vont pas réfléchir à la manière dont le film a été fait. Ce serait le meilleur moyen pour eux de s'y perdre."


Ce qu'a dit Ron Howard c'est : "I hope fans won’t even think about how the movie was made. They should just lose themselves in it."

Le sens en français c'est : "J'espère qu'en le voyant, les fans ne penseront même à la façon dont le film a été produit mais qu'ils s'immergeront totalement dedans".

Ce n'est quand même pas la même chose.

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