Scooby-Doo 2

Fabien Braule | 22 octobre 2004
Fabien Braule | 22 octobre 2004

[img_left]scoobydoo2_interview_01.jpg [/img_left]Le 27 août dernier, Écran Large était invité à rencontrer deux des acteurs du film Scooby-Doo 2 : Les monstres se déchaînent à Londres. Ambiance décontractée autour d'une table ronde, le tout à l'abri de la pluie et de la grisaille londonienne.

On a beaucoup parlé de votre présence sur le plateau, de votre envie de guider les autres comédiens, ne serait-ce que par votre voix.
Neil Fanning : Ce qui s'est passé, c'est que nous avons d'abord enregistré la voix de Scooby, puis l'équipe des effets spéciaux à gérer l'ensemble en CGI, c'était très complexe. Vous savez, être sur un plateau et ne rien faire, c'est vraiment très difficile pour un comédien. Effectivement, j'étais constamment là, juste derrière la caméra principale, et assurais le lien entre Matthew, les autres comédiens et ma voix. Je pense que cette façon de travailler, de se rendre disponible aide beaucoup les autres acteurs. Ensuite, j'ai assumé mon rôle lors de la postproduction, durant environ quatre mois.

Comment avez-vous ressenti ce tournage aux côtés de Neil ?
Matthew Lillard : Jouer, c'est une relation privilégiée entre deux personnes, nous nous écoutons, nous réagissons, nous nous conseillons… Il faut faire en sorte que tout soit possible, on ne peut pas faire seul toutes ces choses. Avoir Neil comme partenaire pour la voix de Scooby, c'est plus formateur que d'avoir n'importe qui d'autre ! Ma plus grande peur était justement d'avoir en face de moi un type qui dirait : « Hey! Shaggy let's go! » Le fait qu'il fasse de nouveau la voix de Scooby était vraiment essentiel, je ne peux pas m'imaginer ce que le tournage aurait été avec quelqu'un d'autre.

Avez-vous grandi avec Scooby-Doo ?
N.F. : Oui. Enfant, j'étais plutôt fan du cartoon, et la voix de Scooby m'a toujours amusé. Lorsque j'ai eu la possibilité de passer l'audition et d'être retenu, c'était en effet une joie immense de pouvoir m'identifier de nouveau au personnage de mon enfance.

Avez-vous rencontré la voix originale du cartoon ?
N. F. : Non, malheureusement, je n'ai pas eu cette chance. Don Messick est décédé en 1997 à l'age de 71 ans. Je n'ai jamais eu l'occasion de faire sa connaissance, mais il a inévitablement été ma plus grande influence.

N'est-ce pas trop difficile d'avoir un rôle basé uniquement sur le comique gestuel ?
M. L. : Non ! Bien au contraire, c'est très stimulant. Vous savez, j'ai passé les 30 ans et on me considère encore comme un adolescent retardé, comme dans Scream. Mais il me semble bien plus excitant et agréable de jouer un personnage comique qu'un homme d'affaires multimillionnaire. Jouer pour un public constitué d'enfants, c'est très plaisant. Et puis, vous savez, ma fille est née le jour de la première de Scooby-Doo, nous l'avons appelée Shaggy ! (Rires.)

Dans le film, vous dites être un héros. Qu'est-ce qu'un héros, pour vous ?
N. F. : Vous savez, je suis né en Australie et le sport fait vraiment partie de mon quotidien. Nous avons beaucoup de grands sportifs. Quelques acteurs viennent d'Australie, mais pour moi l'association se fait surtout autour du sport.

À propos des suppléments présents sur le DVD, quels sont-ils et quelle a été votre implication ?
M. L. : Je ne sais pas ! Je ne les ai pas vus ! (Quelques minutes après l'interview, Matthew Lillard ira se passer quelques suppléments dans la pièce d'à côté, en jouant de la télécommande.)
N. F. : Il y a un nombre conséquent de scènes supplémentaires et un making of plutôt amusant en « Scooby-cam ». On m'a demandé de faire la voix qui accompagnerait les menus 3D, j'ai trouvé l'idée séduisante et ça fonctionne très bien.

Un troisième opus en préparation ?
M. L. : Pour l'instant, personne n'en parle, on ne sait jamais ces choses-là à l'avance. Je suis sûr que Raja (le réalisateur) aimerait ça.

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