Flop 2010 : les pires affiches de films

Julio Lopez | 1 décembre 2010
Julio Lopez | 1 décembre 2010

Il a été extrêmement difficile de faire un choix parmi les affiches les moins créatives voire les plus hideuses de l'année tant le catalogue était riche dans ce domaine. Voici notre Flop 10 suivi de mentions spéciales pour compléter le tableau : (cliquez sur chaque affiche pour les agrandir)

 

10- Nine

Alors là, on ne comprend rien. On lit huit noms au-dessus de cinq têtes alors que le film s'appelle Neuf. La tronche de Daniel Day-Lewis pue le Photoshop foireux. Et puis il y a Marion Cotillard donc ça méritait bien une dixième place.

 

9- Krach
 

Quand les franchouillards veulent se la jouer ricains, on ne sait pas trop à quel degré le prendre. Avec l'affiche de Krach, aucun doute : il s'agit d'une comédie. Quoi, vous ne vous êtes pas marrés devant ? Pas de bol, c'est un thriller.

 

8- La Blonde aux seins nus
 

Avec un titre pareil, pas le droit à l'erreur. Au pire, si on a seulement le droit à un haut de raie comme dans L'Autre monde, on est preneur. Hélas... Duvauchelle et Giocante sont tout droit sortis de Plus belle la vie et sommet de l'érotisme, une péniche va passer sous un pont. L'excitation est à son comble, mais les sièges de cinéma ne vibrent pas. 10 308 entrées France.

 

7- The Social network
 

D'accord, on est loin du bide. 1 420 000 entrées en fin de carrière, c'est même bien pour un film au synopsis qui en fait fuir plus d'un. Mais on parle d'une grande réussite cinématographique et on aurait bien voulu qu'il fasse mieux que d'oubliables blockbusters qui font le double. La faute à l'affiche ?

 

 6- Welcome to the Rileys

Léon déambule en ville, il est de sortie pendant que son frère garde les vaches.  Il passe devant un cinéma et s'arrête. Déjà, il ne comprend rien au titre. Ensuite, il se demande de quoi ça parle et là, il a beau chercher, il ne trouve aucun indice sur l'affiche. Un père qui va apprendre la vie à sa fille rebelle ? Léon s'en tape. Il n'ira pas au cinoche et cherchera le premier bar à putes sur le chemin du retour. La prochaine fois, Bac Films pensera un peu plus à Léon qui aurait pu se laisser tenter s'il avait su que Welcome to the Rileys parlait de prostitution.

 

5- Bliss
 

La première réalisation de Drew Barrymore méritait mieux qu'un stagiaire pour pondre une affiche. On serait d'ailleurs tenté d'employer le mot chier plutôt que pondre... Le résultat est repoussant et témoigne d'un manque total de confiance au film. Un scandale soldé par un échec. Le stagiaire quant à lui travaille aujourd'hui pour le catalogue de La Redoute.

 

4- De vrais mensonges

Le coup du titre en rouge sur fond blanc avec les têtes (d'ahuris) d'affiches en train de faire la pause, y en a marre. Pourquoi toutes les affiches des Salvadori sont-elles moches ?

 

3- Mesures exceptionnelles
 

Quand le degré de créativité atteint un tel niveau, cela pousserait presque jusqu'à la fascination. Combien de coupables faut-il blâmer, du créateur de l'affiche originale à Hollywood jusqu'au français qui a traduit en passant par celui ou celle qui valide ce truc ? On ne veut pas le savoir.

 

2- Camping 2

Oui, espérer s'extasier devant une affiche d'un Onteniente, c'est un peu croire en la Vierge. N'empêche. Même Lagaff a fait mieux avec Le Baltringue (bon, pas en entrées, certes). Il aurait fallu que Pathé fasse appel aux créateurs des affiches de Saw pour marquer le coup, ils avaient bien de quoi se les payer, bon sang ! Avec les deux roubignoles pendantes au moule-bite de Dubosc, c'était l'éclate assurée.

 

1- Film socialisme
 

On suppose Godard à l'origine de ce néant artistique. Il s'en fout sûrement et pour la peine, nous aussi.

 

Mentions spéciales

- « Oh la belle galette ! » (3 ex aequo)

 

- « Pour les chiottes de Romain Duris » (2 ex aequo)

 

- « Vive le cinéma d'auteur français » (2 ex aequo)

 

- « On s'en fout du titre »

 

- « On va faire 0 entrée alors au point où on en est... »


 

Un dernier mot sur le cinéma gay, peu gâté. Soit on montre les homosexuels de dos, soit on les cache, comme sur cette affiche de Ander, la plus faux-cul de l'année - avec en prime la tagline opportuniste « Le Brokeback Mountain espagnol ». On espère donc qu'il prendra exemple sur le cinéma zoophile, plus franc du collier même s'il reste des progrès à faire comme nous le montre l'affiche de Le Quattro volte. Rendez-vous fin 2011 pour voir s'il y a eu amélioration ou non...

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