Halloween Nights

Laurent Pécha | 31 octobre 2012
Laurent Pécha | 31 octobre 2012

31 octobre, nuit d'Halloween. S'il y a bien une chose à célébrer ce soir-là, ce ne sont pas seulement les costumes et les bonbons (car ce n'est plus de votre âge), mais bien le "marathon de l'horreur", qui consiste à s'enchaîner des films fantastiques jusqu'à l'aube. Des terrifiants, des marrants, des gores, des classiques, des poétiques, des dingues et des méchants. Pour vous guider un peu dans votre sélection, trois choix dans 14 catégories. Trois choix résolument subjectifs et entraînant donc des oublis de taille (oui, on a involontairement évincé Les Innocents). En prime, des extraits de tous les films cités à découvrir dans notre montage vidéo. Bonne nuit d'Halloween et tremblez bien !

 

 

 


 Boogeyman

 

 

 

Candyman : Le boogeyman version cérébrale avec une plongée au cœur des légendes urbaines dans ce chef-d'œuvre sophistiqué et terrifiant. Enveloppée par la musique de Philip Glass, la belle Virginia Madsen succombe peu à peu aux appels du Candyman. La morale de l'histoire ? Il vaut mieux ne pas douter de l'existence des fantômes...

 

 

 
 

Les Griffes de la nuit : Freddy Krueger est le croquemitaine le plus cool. Toujours le mot et la mort pour rire. Dans le premier film de sa longue saga, ce bon vieux Freddy est encore très inquiétant. Il contrôle les rêves et massacre soigneusement une poignée d'ados (dont Johnny Depp). Les griffes d'acier crissant dans la nuit peuvent hanter encore bien des cauchemars.

 

 



 

Halloween : Difficile de se faire une soirée Halloween sans le film incontournable du genre. Et tant pis si on l'a déjà vu des dizaines de fois tant le chef d'œuvre horrifique de Carpenter fascine toujours autant grâce à  la précision et la modernité de sa mise en scène. Et Michael Myers d'être le boogeyman ultime !

 

 

 

  

 

Vampires

 

 

 

Vampire, vous avez dit vampire : Loin d'être le film de vampires ultime, Fright night s'impose comme une choix parfait pour passer une soirée sous le signe de l'amusement horrifique. Surfant constamment entre humour et effroi, le film de Tom Holland respecte le genre tout en lui apportant un souffle nouveau. Un idéal de série B d'horreur.

 

 

 

Blade 2 : Coup de fouet chez les vampires. On dépoussière, on secoue la caméra, on bastonne comme des sauvages et on mute comme chez Cronenberg. Del Toro viole le genre pour mieux le magnifier.

 

 

 

 

Aux frontières de l'aube : En 1987, Kathryn Bigelow faisait son entrée dans la cour des grands avec bruit et fracas avec ce revival intelligent du mythe du vampire sous influence westernienne. De la graine de film culte !

 

 

 

 


Serial killer


 

Bloody bird : Coup d'essai, coup de maître pour l'ancien assistant de Dario Argento. Une renaissance du giallo flamboyante avec un tueur au look spectaculaire (une tête d'hibou) et des meurtres particulièrement sanglants. Argento est mort, vive Soavi !

  

 

 

 

Maniac : Glauque et flippant, Maniac prend le parti de nous faire vivre les exactions par le regard de son très immonde personnage principal. Joe Spinell en offre une incarnation qui crée un malaise oppressant. Les effets extrêmement gores de Tom Savini transpercent le film comme autant d'électrochocs. Hardcore.

 

 

 

 

 

 

Scream : Wes Craven est un malin, il joue sur tous les terrains avec son Scream. A la fois hommage et parodie, sérieux et rigolard, son film peut séduire tous les publics. D'où un succès historique et un culte vivace. Le masque du tueur est passé à la postérité et l'œuvre reste un slasher diantrement efficace.

 

 

 


Maison hantée

 

 

Amityville : Ce devrait être le film maison hantée parfait car il s'inspire d'une « histoire vraie ». En fait Amityville semble aujourd'hui un peu fade, malgré son réalisme bienvenu. Il reste quelques images impressionnantes (les mouches) et un final assez éprouvant pour les nerfs. Mais on se demande bien pourquoi le Diable irait se fourvoyer dans cette petite demeure assez sympathique.

 

 

 

La Maison du diable : Impossible de faire l'impasse sur le monumental film de Robert Wise. Modèle d'effroi gothique à la photo noir & blanc extraordinaire, La Maison du diable (ré)invente les codes de la peur cinématographique et inspire depuis plus de 40 ans ses illustres successeurs. Son seul défaut : avoir engendré indirectement l'affreux remake de Jan De Bont, Hantise ! 

 

 

 

Poltergeist : Grand film d'horreur pour mômes que les enfants ne peuvent découvrir qu'en cachette, Poltergeist supporte formidablement le poids des ans. La sensibilité de Spielberg, la méchanceté sous-jacente de Hooper, la musique de Goldsmith, une interprétation sans faille et des effets spéciaux inoubliables ont donné au film les allures d'un classique. Jamais un écran de télévision n'a paru si effrayant, pas même dans Ring...

 

 



Sorcières 


 

Suspiria : Film de trouille ultime, Suspiria fait peur de sa première à sa dernière image. Argento ne relâche rien, commence au maximum et termine dans la folie furieuse la plus totale. Entre temps il aligne les morceaux de bravoure esthétisants. Murmures dans les couloirs, meurtres douloureux et frissons d'angoisse dès que la musique de Goblin monte dans les ténèbres rougeoyantes.

 

 

 

Le Masque du démon : Mario Bava tente le gothique définitif, en noir et blanc onirique. Son histoire de sorcière est la plus classique qui soit, revenant aux sources du personnage. Sauf qu'ici elle n'est ni vieille, ni laide, elle possède au contraire la beauté irréelle de Barbara Steele. Le spectateur n'a d'yeux que pour elle et comprend ainsi tout le sens du charme maléfique

 

 

 

La Nurse : Un cran nettement en dessous que ces deux confrères transalpins, le film de Friedkin n'en reste pas moins un parfait film d'Halloween. Entre efficacité du récit, séquences gore et quelques effets de frousse bien sentis sans oublier quelques plans de nudité très agréables, il y a ici de quoi passer une excellente soirée.

 

 

 



Morts-vivants 

 

 

Re-animator : Référence du gore des années 80, le film de Stuart Gordon reste toujours un monument du genre. Un film où une tête de zombie tente de faire un cunnilingus à une jeune femme nue et attachée sur une table d'opération, ça permet forcement de passer une bonne soirée Halloween, non ?

 

 

 

 

Zombie : Longtemps la grande référence dans le domaine du film mêlant horreur et action, Zombie s'est fait bousculer par la nouvelle génération de morts-vivants. Mais Romero sait si bien gérer son huis-clos que l'on reste fasciné par l'intelligence et la virulence d'une œuvre toujours incontournable.

 

 


 

Braindead : Record de gore mais pas le moindre frisson à l'horizon. On n'ira pas se plaindre car Peter Jackson nous offre du jamais vu en matière de sang giclant dans tous les coins de l'écran. Peu de moyens pour un résultat spectaculaire, la marque de fabrique du réalisateur qui atteint ici le point ultime du dégueu rigolo. En avant pour le massacre à la tondeuse !

 

 


Extra-terrestres 

 

 

Aliens : On aurait pu opter pour le premier, plus effrayant...mais le côté « plus on est de fous, plus on rit » l'a emporté. Aliens, c'est un peu la quintessence du film purement jouissif, un rollercoaster de l'horreur insurpassable. « Get away from her, you bitch! ».

 

 

 


 

Hidden : Grand prix d'Avoriaz un peu usurpé (à la barbe de Robocop !), Hidden est une épatante série B horrifique qui n'a cessé de se bonifier avec le temps. Généreux à l'image de son début en fanfare (formidable course-poursuite en voitures), le film de Jack Sholder comble les amateurs d'effets gore et se joue constamment avec maestria de son faible budget. Du concentré d'efficacité !

 

 

 

 

The Thing : Très haut dans les sommets de la peur, on retrouve le film de Carpenter. Modèle de huit-clos aux effets spéciaux magistraux, The Thing fait partie des 10 œuvres horrifiques à voir avant de mourir.

 

 

 


Mutations

 

 

Le Blob (1988) de Chuck Russell : Bouffé par de la gélatine, en voilà une fin peu enviable. C'est pourtant ce qui arrive aux héros de ce film à mi-chemin entre le cartoon et l'horreur à l'ancienne. Les gags fusent et comment pourrait-il en être autrement avec un monstre aussi déjanté ?

 

 

 

 

 

L'Incroyable alligator : Même si on a fait l'impasse sur la catégorie animaux (déjà traitée ici dans un dossier spécifique), on ressort cette authentique série B ultra bien fichue qu'est le film de Lewis Teague. Un gros alligator bien méchant, des choix de victimes gonflés (même un gosse y passe) et un rythme soutenu sont les atouts non négligeables.

 

 

 

 

 

Piranhas : Qualifié de Dents de la mer de la série B, le film de Joe Dante est un petit bijou d'effrois qui ne lésine pas sur le sang et quelques morts bien horribles. Un vrai travail d'artisan du cinéma d'exploitation devenu un classique du genre.

 

 

 

 

Malédictions

 

 

L'Exorciste : Blasphématoire ou cul-bénit ? La polémique dure encore et Friedkin fait tout pour l'entretenir. Mais peu importe, l'horreur est à son paroxysme dans l'Exorciste, car les doutes existentiels, les souffrances psychologiques et les atrocités graphiques se rejoignent dans une ambiance d'apocalypse à échelle humaine.

 

 

 

 

La Malédiction : Pour fiche la pétoche, le film de Donner est un incontournable du genre. Ca commence par une musique lugubre de Goldsmith, ça continue par un regard faussement angélique du jeune Damien et ça finit avec une gouvernante à qui le terme démoniaque sied à merveille.

 

 

 

 

Prince des ténèbres : Le film de Carpenter est un quasi condensé de tous les styles et genres du cinéma d'horreur. Tourné avec trois francs six sous, Prince des ténèbres fait tout simplement très peur. Et son final est sans doute l'un des plus gonflés que le genre ait jamais offert.

 

 

 

 

Monstres

 

 

Cabal  : Cabal est une expérience visuelle somptueuse quoique confuse, ceci du à des coupes sombres effectuées par des producteurs peu scrupuleux. Il n'en demeure pas moins que le film regorge de séquences d'une beauté hallucinante, avec son bestiaire mélangeant toutes les mythologies, et que David Cronenberg compose le monstre « humain » le plus effrayant du film.

 

 

 

 

The Descent : Il n'y a pas pires monstres que ceux qui nous ressemblent. Les créatures de The Descent sont de proches parents, dont la sauvagerie et l'apparence difforme nous frappent d'autant plus. Si l'humanité avait mal tourné, elle aurait peut-être évolué ainsi. De quoi se faire encore plus peur devant ce sommet de claustrophobie barbare.

 

 

 

 

The Mist : Avec cette histoire de monde parallèle envahissant de manière atroce notre dimension, Frank Darabont et Stephen King se transcendent mutuellement. Scénario passionnant, acteurs parfaits, suspens tétanisant, tout est réuni pour scotcher le spectateur à son siège. Mais The Mist trouve son accomplissement avec une fin parmi les plus nihilistes et traumatisantes du fantastique. A voir aussi, la version noir et blanc, pour retrouver l'ambiance des 50's apocalyptiques.

 

 

Fantômes 

 

 

Fantômes contre fantômes : Toute la générosité de Peter Jackson déborde de cette œuvre menée tambour battant. Les effets spéciaux ne sont pas parfaits et le néo-zélandais en fait toujours un peu trop, mais les idées jouissives ne cessent de pleuvoir. De surcroît le méchant a une classe incroyable, Michael J. Fox prouve qu'il est un grand acteur et les 45 dernières minutes forment un immense final parmi les plus haletants du cinéma fantastique.

 

 

 

Shining : Quand Stanley Kubrick s'attaque au film d'horreur, il ne fait pas les choses à moitié. A la recherche de la perfection il ne transcende pas le genre mais lui offre certaines de ses scènes les plus inoubliables. La folie furieuse de Jack Nicholson, qu'elle s'exprime par le biais d'une machine à écrire ou à coups de hache, demeure une excellente source de cauchemars.

 

 



 

Ring : Avant de devenir un sujet aisé de moqueries, la petite fille aux cheveux salles révolutionna le monde des ectoplasmes rancuniers. Adepte des nouvelles technologie, la vilaine Sadako imposait sa malédiction cruelle et ses énigmes troublantes. Regarder un film expérimental devenait un arrêt de mort. Etrange métaphore destinée aux fans de films d'horreur ?

 

 

 

Cannibales

 

 

 

Cannibal holocaust : L'incontournable d'une soirée Halloween vraiment trash. Pas de quoi se foutre la trouille, mais parfait pour glacer l'ambiance. L'accumulation de séquences ignobles, doublé du discours bien rentre-dedans sur le statut de voyeur du spectateur, finissent par avoir raison des plus endurcis. Toujours à manipuler avec précaution, Cannibal holocaust persiste à nous secouer les tripes.

 

 

 

 

Vorace : Inscrire le cannibalisme dans un contexte historique crédible et dans un scénario qui prend bien soin de détourner l'attention du spectateur, voilà un défi relevé de manière saisissante par Antonia Bird. Dans un rôle difficile, Robert Carlyle se dépasse et contribue à rendre Vorace aussi jouissif que gore. Redécouverte impérative !

 

 


 

Massacre à la tronçonneuse 2 : Plus festif que le premier opus, cette suite méconnue reprend les bases (le cannibalisme, la famille dégénérée, la violence brute) et décuple l'aspect comédie très noire. Les effets chocs sont toujours là, mais l'ambiance est à la fête foraine (d'ailleurs c'est là que se déroule la majeure partie de l'histoire). Idéal pour entamer une nuit d'Halloween placée sous le signe de la déconne.

 

 



  Loups-garous

 

 

Ginger snaps : Approche féminine, voire féministe, du mythe, Ginger snaps humanise les loups-garous en jouant la métaphore du passage à l'âge adulte. Petit budget oblige, le film est très imparfait, mais en même temps très touchant. L'interprétation mémorable du duo d'actrices principal fait aussi énormément pour le charme de cette œuvre humble et attachante.

 

 

 

 

Hurlements : Le père des Gremlins nous fait peur avec Hurlements et  ses loups-garous vindicatifs. Transformation impressionnante, suspense redoutable, sensualité troublante (une séquence au coin du feu qui en aura marqué plus d'un), références cinéphiles à gogo, le bonheur est total.

 

 


 

Le Loup-garou de Londres : Rarement le fragile mélange entre comédie et horreur pure n'aura été aussi bien maîtrisé que par John Landis et son loup-garou. Le film déroule sa malédiction implacable, dans une étonnante alternance entre légèreté et scènes chocs. La longue métamorphose en trucages en direct aura durablement marqué le genre.

 

 

   

Pour les mômes 

 

 

Gremlins : Ok, c'est plus un film de Noël mais pour initier le jeune enfant à un cinéma qui fait peur sans le traumatiser (on en connaît qui ont découvert du Poltergeist à 8 ans et qui ne sont plus tout à fait normaux depuis), le film de Joe Dante est idéal. Ca fait sursauter, ça fait rire et surtout ça se regarde avec une aisance déconcertante. 20 visions au compteur minimum et c'est presque comme au premier jour. Incontournable !

 

 

 

Monster house : Seul dessin-animé de notre sélection enfantine (on sait, on aurait pu sélectionner un Burton), Monster house est peut-être le plus effrayant du lot. Il faut dire que cette maison hantée, elle ferait même peur à certaines grandes personnes tant les séquences mouvementées sont d'un réalisme saisissant.

 

 

 

 

Monster squad : Avec son côté Goonies du fantastique, Monster squad a tout pour donner envie aux plus jeunes de plonger dans l'Histoire du cinéma fantastique. Dracula, la créature de Frankenstein, la Momie et l'Etrange créature du lac noir réunis dans un seul film...ils sont vernis nos jeunes têtes blondes. Et en plus, les plus grands seront ravis de (re)plonger dedans avec eux.

 

 

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commentaires
Joann
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