Le signe de Zorro : pourquoi Batman doit tout à la meilleure version de Zorro

Ange Beuque | 12 juillet 2022
Ange Beuque | 12 juillet 2022

Deux décennies après sa naissance en feuilleton et sa première incarnation cinématographique, Le signe de Zorro fait entrer le renard de Californie dans une nouvelle ère.

Porté par le duel époustouflant d'intensité entre Tyrone Power et Basil Rathbone sous les yeux de Linda Darnell, cette version du justicier a marqué les années 1940 par son raffinement et son sens du spectaculaire, au point de postuler au rang de meilleure adaptation... et d'influer sur la destinée d'un certain Batman, apparu à la même période.

C'est en 1919 que Zorro naît à la pointe de la plume de Johnston McCulley. Sa première cavalcade, Le Fléau de Capistrano, paraît dans la gazette illustrée américaine All-Story Weekly, et narre la manière dont un riche hidalgo se travestit la nuit pour combattre l'injustice en Californie, alors sous domination espagnole.

Le succès est tel qu'il faut attendre à peine une année avant sa première transposition sur grand écran. Signe de son potentiel, c'est le « Roi d'Hollywood » Douglas Fairbanks qui endosse le rôle-titre. La popularité du héros ne se dément pas : McCulley rédige de nouvelles aventures à tour de bras, d'autres adaptations se succèdent au cinéma puis à la télévision, en bande dessinée... C'est pourtant vers l'année 1940 qu'il faut se tourner pour voir émerger leur maître étalon (noir), réalisé par Rouben Mamoulian.

 

Le signe de Zorro : Basil Rathbone, Tyrone PowerD'un Z qui veut dire Ze Best

 

Un Zorro pour les gouverner tous

Vous avez certainement ri des pitreries du sergent Garcia ou été ému par le passage de relais entre Anthony Hopkins et Antonio Banderas devant la caméra de Martin Campbell, et peut-être avez-vous grandi au rythme des innombrables adaptations parues tout au long du XXe siècle. Zorro a connu de multiples représentations, et si chacune apporte sa pierre à l'édifice, combien peuvent toiser Le signe de Zorro de 1940 dans les yeux ?

Tyrone Power apparaît comme un choix parfait pour incarner tant le justicier que son alter ego diurne Diego de la Vega. Altier et athlétique, doté d'une gestuelle racée et d'un regard pétillant, il excelle à composer l'air affecté et le charme insolent du riche hidalgo, présumé oisif et superficiel. Et surtout, il porte impeccablement la moustache...

 

Le signe de Zorro : Tyrone PowerEt si je demandais à Dr Strange de leur faire oublier qui je suis ?

 

En une scène, les forces en présence sont parfaitement caractérisées : le père de Diego, alcade déchu paralysé par son respect des institutions ; Louis Quintero, son successeur immature fasciné par la violence ; le père Philippe, homme d'honneur colérique ; Inès Quintero, consumée d'ennui et s'efforçant par jalousie de mettre sa nièce sous l'éteignoir religieux ; et cette dernière, Lolita, jeune première archétypale, mais qui a le courage de désavouer ouvertement la politique de son oncle.

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commentaires
Marvelleux
13/07/2022 à 10:34

D'ailleurs dans certaines adaptations de Batman Warner et DC n'hésite pas à lui faire un clin d'œil

Eddie Felson
12/07/2022 à 13:40

Ah Zorro!
Pour moi c’est Guy Williams et sa série TV qui était l’une des joies télévisuelle de mon enfance… so far away!

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