Warlock : le sorcier de Satan kitsch et trop vite oublié

Prescilia Correnti | 17 février 2021
Prescilia Correnti | 17 février 2021

Film d’horreur des années 80, Warlock fait partie de ces longs-métrages oubliés qui, quand on y regarde de plus près, méritent un petit coup d’oeil et ne s’avèrent pas si mauvais que ça.

Il existe des séries sous-cotées, des films sous-estimés, mais également des réalisateurs dont la côte est très largement vue à la baisse. C’est en tout cas notre exemple du jour avec Steve Miner.  S'il n'est clairement pas le plus sous-estimé des réalisateurs, il est passé à côté de la gloire d’un millimètre à chaque fois. Alors que le bonhomme est plutôt prolifique en termes de création de classiques cultes, il ne semble jamais en obtenir le mérite, se trouvant à chaque fois tout près du sommet. 

Steve Miner, c’est aussi celui qui a établi la norme pour l’une des franchises les plus emblématiques du cinéma d’horreur avec Vendredi 13 : Le tueur du vendredi, Part 2 et 3. Puis il nous a donné le très étonnant et intriguant film House, Halloween : 20 ans après, Lake Placid et bien sûr Warlock, notre petit bijou horrifique des années 80 sur lequel on a envie de revenir un peu plus en longueur.

 

photo"Bonjour, j'aimerais beaucoup vous crever les yeux"

 

POUR LA GLOIRE DE SATAN

À la barre de l’histoire de Warlock, on retrouve David Twohy, notamment connu pour avoir écrit The ArrivalCritters 2 ou encore Les Chroniques de Riddick. Le scénario de Twohy se déroule avec une jubilation de plus en plus sombre, et emprunte des éléments venant de Highlander, de Terminator et du Grand Inquisiteur pour produire un effet surréaliste, glorieusement trash et comiquement violent.

Le film commence à Boston, dans le Massachusetts, en 1691, où Giles Redferne ( Richard E. Grant), chasseur de sorcières, réussit à capturer l’ennemi qui a ensorcelé sa femme. La scène se poursuit ensuite avec un groupe d'anciens condamnant ce sorcier maléfique (Julian Sands) au bûcher. Alors que tout le monde se réjouit de sa mort imminente, Satan ne l’entend pas de la même oreille. D’étranges nuages commencent dès lors à se former autour du sorcier, celui-ci disparaît dans une tempête d’éclairs dévastatrice, suivi de près par Redferne qui ne compte pas le laisser s’échapper aussi facilement.

 

photoFallait pas lui faire confiance 

 

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commentaires

indy75
18/02/2021 à 11:40

Une série B sympa mais c'est vrai que les SFX... euh...

A noter l'impeccable musique de Jerry Goldsmith qui semble avoir apprécié sa collaboration avec Miner puisqu'il composera la BO de Forever Young 3 ans plus tard.

prof west
18/02/2021 à 06:52

Bien connu des amateurs film sympa de l'époque.

Il n'existe pas en blu ray fr obligé de passer pr un repack a partir du blu ray us chercher un peut sur le web les gars longtemps que c'est fait en hd a+

Fred_NTH
17/02/2021 à 23:50

Je l'ai trouvé en Zone 1 avec une piste sous-titres fr. Il a existé dans un edition belge mais je ne l'ai jamais retrouvé. Le second volet (pas si mauvais) est beaucoup plus facilement trouvable. Julian Sands est un excellent comédien au phrasé et à la gestuelle particulière, c'est toujours un plaisir de le retrouver quelque part. Je l'ai récemment vu dans un épisode plus réussi de Into The darl sur Prime.

john1
17/02/2021 à 13:48

j'avais ce film en vhs enregistré quand j'étais gosse ! Un film qui m'avait marqué par son ambiance très ... cabalistique. (comprendra celui qui a vu le film.

Impossible de mettre la main sur une version hd français ou dvd français, apparemment ça n'existe pas... :-(

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