3 from Hell, The Devil's Rejects... retour sur la trilogie crado de Rob Zombie

Mathieu Jaborska | 19 septembre 2020
Mathieu Jaborska | 19 septembre 2020

Ça y est, Rob Zombie a clôt sa trilogie des Firefly avec 3 from Hell (notre critique est disponible ici). L'occasion de faire le bilan de cette saga qui a décapé l'horreur contemporaine et a imposé dans le paysage culturel américain une famille de psychopathes que personne n'est prêt à oublier.

 

photo, Sid Haig, Sheri Moon Zombie, Bill MoseleyLes cavaliers de l'apocalypse

 

BIENVENUE À ZOMBIELAND

Rob Zombie, né Robert Bartleh Cummings, n’a pas choisi son patronyme d’emprunt au hasard. Dès le début de sa carrière de musicien, il met le cinéma d’horreur au cœur de son univers visuel. Certes, c’est loin d’être une singularité dans le milieu du metal. Reste que l’esthétique dont se revendique son premier groupe, White Zombie, est d’une précision cinéphilique rare. Rien que le nom du groupe, faisant référence aux Morts-vivants avec Bela Lugosi, annonce la couleur.

Lorsqu’il se lance en solo, il assume encore plus ces influences. Son premier et plus célèbre album, Hellbilly Deluxe, comporte des chansons aux titres évocateurs, tels que Living Dead Girl, Meet the Creeper, Return of the Phantom Stranger ou Spookshow baby, faisant déjà presque référence à La Maison des 1000 morts et au personnage de Baby, autant dans le clip que dans les paroles. Le second album cite lui directement Ed Wood : il est intitulé The Sinister Urge, du nom d’une de ses productions. Le dernier morceau s’appelle tout simplement House of 1000 Corpses et contient des samples du classique de nazisploitation Ilsa, la louve des SS. Il est utilisé dans le film.

 

photo, Sheri Moon ZombieSheri Moon, lunatique

 

Souvent très discret, l’artiste ne laisse filtrer de sa vie privée que les éléments les plus raccords avec sa passion pour l’étrange, l’occulte et l’horrifique. Si sa petite amie de l’époque, aujourd’hui sa femme et muse, a choisi de changer son nom en Sheri Moon Zombie, ce n’est probablement pas pour satisfaire les impératifs sociaux ou afficher son amour pour Romero, mais plutôt pour rentrer dans le monde Zombie, un monde dans le monde et contre le monde.

Le musicien a toujours été à l'aise derrière la caméra. Il avait déjà réalisé des clips pour White Zombie et avait travaillé en tant qu’assistant-réalisateur sur la série Pee-wee's Playhouse. En 1997, on lui a d’ailleurs proposé la réalisation d’un long-métrage : le troisième volet de la saga The Crow. Mais c'est Bharat Nalluri qui s'y est finalement collé. Il rencontre quelques années plus tard un responsable d’Universal, qui lui propose de fabriquer un labyrinthe hanté pour la saison d’Halloween dans un des parcs d’attractions de la firme, en s’inspirant de son album.

 

photo, Eric MabiusQuand t'aurais préféré être dirigé par Rob Zombie

 

ENTRÉE PLAT DESSERT

Invité dans les bureaux des prestigieux studios, Zombie s’emballe et pitche à un exécutif un film pour lequel il n’a qu’un titre (La maison des 1000 morts), en improvisation totale. En 2019, au micro de Joe Rogan, il ne souvient même plus de ce qu’il a concrètement raconté, et comment, à partir de là, il a réussi à débloquer des fonds. C’est d’autant plus étonnant que la production lui laisse plus ou moins carte blanche sur ses collaborateurs. Une liberté sûrement autorisée grâce au faible coût financier de l’opération.

Aujourd’hui, le cinéaste avoue avoir géré la chose en roue libre, au point de griller tout le budget sans s’en rendre compte. Au podcast Popcorn Taxi, il avoue ne pas savoir exactement combien le tout a coûté. Il estime le film « entre 7 et 14 millions », et pourtant, à l’époque, Universal le laisse même refaire la fin, incorporant le fameux Docteur Satan dans un décor spectaculaire. C’est après le tournage que les problèmes se pointent.

 

photoAcupuncture, forfait complet

 

Le film est montré aux pontes du studio, et le résultat ne leur plait pas du tout. « Tout allait bien. Puis Universal s’est rétracté, parce qu’une des présidentes d’Universal a dit que le film était ‘une célébration de la dépravation’, et qu’elle ne pouvait cautionner ça. », explique Zombie dans une interview d’époque trouvée sur Hollywood Archive.

Le long-métrage se fait ensuite acheter par la MGM qui veut le distribuer, et le chanteur plaisante en expliquant que la firme au lion rugissant n’a donc aucune morale. Les exécutifs ne trouvent pas le trait d’esprit très drôle, et s’esquivent à leur tour. Lionsgate arrive alors, moins gêné par les provocations de l’auteur. Désormais, celui-ci répète sa surprise de voir une attraction adaptée de son film à Universal Studios pendant la période d'Halloween. On le comprend.

Au grand soulagement de ces nouveaux distributeurs, le film échappe au terrible classement NC-17 et écope d’un R, ce qui lui permet de mieux fonctionner. Aux États-Unis, il rapporte 12,6 millions de dollars, 16,8 millions dans le monde. En théorie, la mise a doublé. Officieusement, il se rembourse plutôt bien. Et c’est surtout une très bonne opération pour Lionsgate.

 

photoFaut bien manger

 

Il convainc globalement la communauté des fans d’horreur (qui suivaient en général sa carrière musicale), grâce à une générosité de tous les instants. La critique, en revanche, n’est pas clémente. On lui reproche d’être trop prolixe et d’en faire des tonnes sur la base de références au cinéma d’exploitation mal digérées. On imagine cependant que cette série B survoltée a du bien se vendre en vidéo, amorçant un peu le tout et justifiant une suite.

Juste après ce fait d’armes remarqué quoique polémique, Zombie commence à penser à un nouvel opus. Comme il l’explique à AvClub, il ne l’avait pas nécessairement prévu.

« J’ai toujours eu une vague idée d’histoire en tête, parce que je savais que si le premier film avait du succès, ils voudraient en faire un autre. Donc je voulais m’assurer qu’ils aient des projets et je ne voulais pas me précipiter pour créer une idée. Donc quand j’ai écrit le premier film, j’ai toujours eu cette petite idée trainante du frère du shérif revenant pour venger son frère. Et concrètement, vous savez, c’était tout ce que j’avais comme idée. Et puis le truc entier a commencé en quelque sorte à se muer en une vraie chose au lendemain de la sortie de La maison des 1000 morts, parce que Lionsgate a récupéré tout leur argent le premier jour. Ils étaient ravis et voulaient faire un autre film. »

 

photo, Bill Moseley, Sid Haig, Sheri Moon ZombieRéunion de production

 

The Devil's Rejects jouit d’une maitrise technique et diplomatique accrue. Produit aussi pour quelque 7 millions de dollars, il amasse encore plus que son prédécesseur, presque 21 millions de dollars à l’internationale. La critique est bien plus enthousiasmée, et le public adore. Adoubé par Stephen King lui-même dans sa liste des meilleurs films de 2005, il ne récolte aucun Oscar, mais des brouettes de Chainsaw Awards au festival Fangoria. C’est tout de même vachement mieux.

Zombie devient officiellement un cinéaste prisé, et à partir de là, il enchaine les projets. Il travaille notamment avec Quentin Tarantino et Robert Rodriguez en participant à une fausse bande-annonce pour le double programme Grindhouse (où il caste Nicolas Cage en Fu Manchu, on attend encore la franchise en 25 films) et les frères Weinstein, pour lesquels il signe deux Halloweens incroyables (on assume), dans une ambiance de travail pourrie qui le traumatise.

Il retrouve la famille Firefly pour un long-métrage éreintant, The Haunted World of El Superbeasto. Très heureux de collaborer avec Carey Yost et Mr Lawrence, il s’adonne avec peut-être un peu trop de bonne volonté aux joies de l’animation. Sheri Moon, Sid Haig et Bill Moseley reviennent, pour un film disponible en France sur Outbuster.

 

photoPauvre Spirou

 

En parallèle, Zombie continue à errer dans les limbes du cinéma grand public, entre un remake du Blob qui ne verra jamais le jour et un Pirate des Caraïbes 4 qu’on aurait tous adoré voir. La dernière partie de sa carrière s’ouvre avec un film qui ne ressemble à rien d’autre dans sa filmographie, peut-être son œuvre la plus profonde (on assume toujours) : The Lords of Salem. Alors que certains fans de la première heure décrochent, le cinéaste se rend compte que les Firefly lui manquent, et que s’il veut les réunir une ultime fois, c’est maintenant ou jamais.

Malgré l’état de santé alarmant de Sid Haig, le forçant à remanier entièrement son scénario, Zombie tourne quand même discrètement 3 From Hell, et annonce l'évènement sur les réseaux sociaux avec le slogan « Free the three ». De quoi créer une attente justifiée, puisque beaucoup d’amateurs du genre y voyaient une tentative de revenir en odeur de sainteté auprès d’un public en manque de bain de sang. En dépit d'une distribution chaotique, le film sort en France le 15 septembre dernier et récolte quelques critiques mitigées. 3 From Hell est-il réellement la conclusion de la trilogie ? Ça en a tout l’air.

 

photoUne saga flinguée

 

TUTTI FUCKING FRUTTI

Il pourrait paraitre assez curieux, finalement, que ce dernier opus d’une saga hautement référencée ne rencontre pas un succès plus franc et que son auteur ne soit pas porté aux nues. Après tout, on vit dans une époque où la nostalgie motive tous les choix artistiques et où les plus gros succès mondiaux se vautrent dans une esthétique héritée d’une période que leur public n’a même pas connue. La trilogie Firefly laisse largement respirer ses influences, qu’il n’est pas difficile de repérer.

Mais ça serait se tromper de décennie. Alors que la planète culture pop se pâme sur les années 1980, Zombie préfère s’attarder sur une période bien plus libre, dans laquelle les grosses franchises récupérées actuellement étaient encore en gestation. Et ce n’est pas les proto-blockbusters qui l’intéressent. Il faut voir la seule référence à Star Wars dans The Devil’s Rejects, rabaissant le film au rang de fantasme libidineux de nerd baveux.

 

photo, Bill MoseleyDes visages, et beaucoup de pellicule

 

Les années 1970 sont représentées dans toute leur folie dans la trilogie. Une folie alors amenée par le nouvel Hollywood, cette bande de cinéastes venus reprendre le contrôle de leurs œuvres aux mains des studios à grands coups de classiques intemporels. Dans l’entretien à AvClub, il assume complètement cette position :

« Je pense que ce qui rend cette décennie unique, c’est que ces films étaient faits à une époque où le réalisateur était crucial. Le réalisateur était le dieu sur le plateau avec sa vision. Et je pense que les années 1980 se sont faufilées, les acteurs et les gimmicks et les studios sont devenus plus importants., vous voyez. Et je pense toujours que les années 1970 étaient la dernière grande période où les films étaient faits pour le film et non pour l’argent. Même si, bien sûr, les gens essayent toujours de faire de l’argent, l’art était encore important. Et je pense que maintenant, c’est ce qui différencie ces films, quel que soit leur genre. »

 

photo, Faye DunawayBonny ou Baby ?

 

Comment ne pas voir dans la cavale sans fin des Rejects et leur sacrifice au ralenti un écho au Bonnie & Clyde d’Arthur Penn ? Quant à La Horde Sauvage, elle imprègne directement les deux derniers volets. Le cinéaste s’inspire du meilleur d’un mouvement en perpétuelle ébullition, n’hésitant pas à mettre la sauvagerie pure et dure en scène.

Peu étonnant que la dernière de ces trois grandes références soit le cultissime Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper. D’ailleurs, lorsqu’il se lance dans The Devil’s Rejects, le cinéaste insiste pour engager Phil Parmet, chef opérateur qui s’était illustré sur des séries B, mais aussi sur des documentaires comme Driving to Ground Zero. Typiquement l’approche choisie par Hooper. Le technicien le suivra d’ailleurs sur Halloween, autre film d’horreur sous influence du chef-d’œuvre texan.

Dans La maison des 1000 morts, toutes ces références se fondent dans le principe de maison hantée qui préside sa conception. D’où le melting-pot fendard et surréaliste. Mais c’est lorsqu’il se débarrasse d’impératifs de production (à l’instar des grands noms des années 1970) que le cinéaste se sent le plus à l’aise. Voilà qui explique la relative absence de changement de ton entre The Devil’s Rejects et 3 From Hell, quand bien même il explique avoir voulu mélanger les deux approches. Ces deux derniers films se plongent directement et sans doute possible dans les années 1970, pour le plus grand plaisir de leur auteur, et de leur public.

 

photo, Sheri Moon ZombieBonnie ou Baby ?

 

Musicalement, forcément, les classiques s’enchainent, comme une sorte de contrepoint mélancolique à la violence décomplexée qui se déploie à l’image. Comme Tarantino, Zombie écrit ses scénarios avec la musique en tête. Encore une fois, La maison des 1000 morts est le seul film à être teinté d’un air plus récent, forcément emmené par ses propres morceaux. Mais dès The Devil’s Rejects, la playlist paye hommage au rock américain.

Alors qu’un personnage menace de mort un critique ayant eu le malheur d’occulter la mort d’Elvis, la bande originale enchaine les morceaux des Allman Brothers Band, Terry Reid ou bien sûr Lynyrd Skynyrd, dont le mythique Free Bird donne toute sa grâce à la meilleure scène de la trilogie. Dans 3 From Hell, certes, une bande-son plus classique signée Zeuss se fait entendre, mais elle ne vise que la discrétion face à de tels monstres mythologiques.

Enfin, évidemment, il y a le casting. La trilogie ne serait rien sans les Firefly en question, des comédiens aguerris que Zombie a choisi en fonction de leur talent, mais aussi de leur passé. Outre Sheri Moon Zombie, l’accompagnant dans tous ses projets, le trio se forme autour de Bill Moseley, passé par Massacre à la tronçonneuse 2La Nuit des morts-vivants et Army of Darkness et surtout de Sid Haig, véritable cœur battant de la saga, qui trouve en le Capitaine Spaulding un rôle parfaitement adapté à son jeu crapoteux. C’est lui aussi un vieux briscard, puisqu’il s’est frotté à l'anticipation fauchée (THX 1138), à la blaxploitation (Coffy) et au space opera libidineux (La galaxie de la terreur et ses vers extra-terrestres violeurs géants).

 

photo, Sid HaigSpaulding 1-0 Joker

 

Et les personnages secondaires ne sont pas en reste, puisque le réalisateur engage par exemple sur 3 From Hell la célèbre Dee Wallace (La Colline a des yeuxHurlements, Cujo pour ne citer qu’eux) et sur The Devil’s Rejects Michael Berryman, figure incontournable de l’horreur depuis les années 1970.

Mais l’hommage provient moins du CV impressionnant de certains de ses collaborateurs que de la façon de les filmer. Comme à la grande époque, Zombie ne sélectionne que des gueules du cinéma (Richard Brake et Danny Trejo ne sont pas là pour rien), et les cadres en gros plans. La tirade sur la laideur clamée dans le dernier acte du dernier opus n’est pas là au hasard: comme les grands faiseurs d’épouvante, le cinéaste scrute la beauté dans une laideur décrétée par une société marchant sur le principe d’exclusion. Ici, une laideur physique et morale.

 

photo, Richard BrakeUn Richard Brake à poil long

 

THE BAD, THE BAD AND THE UGLY

Car le metteur en scène emprunte aussi à la décennie 1970 son sens de l’ambiguïté morale. Les seuls personnages de la trilogie à ne pas être foncièrement mauvais sont les pauvres jeunes découpés dans La Maison des 1000 morts. Néanmoins, leur présence fait plus office d’introduction à l’univers délirant du long-métrage, et ils s’éclipsent vite au profit des vraies stars du film : la famille psychopathe.

Dans The Devil’s Rejects, le shérif en quête de vengeance rejoue plus ou moins la scène du miroir de Taxi Driver. C’est une véritable note d’intention : à l’instar de Travis Bickle, c'est un personnage important, mais pas forcément une bonne personne. Tout le monde est pourri jusqu’à la moelle dans la trilogie. De quoi exciter la passion du public pour les tueurs en série classiques, largement présents, comme dans la séquence du train fantôme du premier film, évoquant directement Ed Gain.

Logiquement, l’ombre de Charles Manson plane, et s’incarne dans le personnage d’Otis, qui va jusqu’à citer le meurtrier avant d’achever une de ses victimes. Il ne faut y voir aucune accusation de Rob Zombie envers son public : il avoue lui-même son penchant pour cette mythologie alternative de la construction américaine.

 

photo, Bill MoseleyOn se goure de gourou

 

Comme les Sewer en leur temps, les Firefly renvoient les États-Unis au malaise qu’ils créent derrière le vernis brillant des comédies romantiques. S’appuyant sur les ruines de principes yankees non-sensiques, les rejetons du diable veulent faire le mal à tout prix. Dans un monde qui tente de plus en plus d’expliquer les sources de ses tares, la saga choque par la simplicité de sa noirceur. Pas plus racistes ou homophobes que la moyenne américaine, Otis, Baby, Spaulding et Coltrane se contentent de semer la mort par plaisir, et assument de constituer la face sombre du rêve américain. Dans le dernier opus, ils massacrent un bel échantillon de population sans faire de discernement. De quoi largement légitimer les clins d’oeil au satanisme et à l’occultisme en général, provocation pensée comme la deuxième face de la médaille puritaine américaine.

Rendus immortels entre les deux derniers volets, les trois venus de l’enfer se transforment progressivement en symboles nationaux, comme Manson continue à cristalliser les vices qui rongent le pays (Once Upon a Time... in Hollywood et Mindhunter peuvent en attester).

 

photo, Sid HaigLes États-Unis en un plan

 

La violence traduit donc moins un déferlement de gore qu’une incroyable sauvagerie au sens propre, un univers où les lois de la fiction et du savoir-vivre de l’oncle Sam sont détournées pour tourner au carnage esthétique. Un véritable geste punk en définitive, car si les personnages sont tous des laissés pour compte, ils avancent également envers et contre tous, le tout sans jamais s’arrêter d’être fun.

Zombie déteste la critique, qui n’a pas manqué de lui en faire voir de toutes les couleurs au début de sa carrière musicale et cinématographique. Le personnage du spécialiste cinéphile appelé à la rescousse dans The Devil’s Rejects incarne tous les faux procès d’intention qu’on fait généralement à une œuvre aussi effrontée. Pour pallier la folie meurtrière, le petit bonhomme ridicule se réfugie dans des listes et des icônes vides de sens, essayant de décrypter littéralement les références nombreuses que fait le scénariste aux Marx Brothers. Il ne vient pas de son univers, un univers souterrain, mais indéniablement jubilatoire.

 

Affiche américane

commentaires

[)@r|{
24/10/2020 à 17:59

Rob le métalleux est aussi un cinéphile pur jus. Dans son très beau clip "Never gonna stop", il rend hommage à Stanley Kubrick. Une vidéo 100 % pur jus d'[Orange Mécanique] bien sûr.
A consommer sans modération.
Ciao a tutti !

Peter 34
20/09/2020 à 15:33

Magnitude : la vie est heureusement suffisamment longue « pour regarder un film jusqu’au bout » .
Le qualifier de « navet » est antinomique lorsque justement on ne l’a pas vue jusqu’au bout . Quand à en «  faire une critique «  consiste à fournir un certain travail d’investigation , avoir un point de vue et le developer . Ce qui par essence rend un tel texte objectif , l’idée de l’avis tenant quant à elle du suggestif . Grand amoureux ( suggestif )du cinéma de Rob ( a qui je rend d’ailleurs un hommage (objectif ) sur un autre blog ce mois ci , je me retrouve en partie dans ce dossier , avec également des divergences de point de vue ; mais merci à ceux qui comme lui prenne le temps de décrypter cette introspective trilogie qui démontrent que c’est dans les vieux pots du cinéma d’exploitation et du Grinhouse que l’ont fait les meilleurs soupes, même avec du navet ( suggestif )!
Ps : note à l’auteur de cette article , j’ai vu le film hier soir et je regrette juste que vous essouffliez en fin de papier au moment de développer un peu plus un avis (objectif ) sur 3 From Hell.

Mx
19/09/2020 à 16:19

Pas vu le dernier, mais the devil's rejects est excellent, "chinois, japonais, oui matez-moi ces pompes à lait!!"

magnitude
19/09/2020 à 13:12

Vu la fin du 2nd film, le 3ème film n'avait pas lieu d'être.

Et pour preuve, j'ai tenu une trentaine de minutes tellement c'était pitoyable à tous les niveaux (acteurs, scènes "gore", dialogues). Un "Tueurs-nés" (prison, directeur excentrique, assassins barges qui s'expriment à la presse) même pas du pauvre.

La vie est trop courte pour regarder un navet jusqu'au bout et en faire une critique objective.

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