Utoya, 22 juillet : on vous dit pourquoi il faut absolument aller voir le film au cinéma

Mise à jour : 06/12/2018 14:45 - Créé : 6 décembre 2018 - Alexandre Janowiak
photo, Andrea Berntzen
53 réactions

Le film d'Erik Poppe arrive en salles le 12 décembre au cinéma.

Utoya, 22 juillet revient de l’intérieur sur les attentats meurtriers perpétrés par Anders Behring Breivik sur l'île norvégienne à travers le regard de Kaya, une jeune militante travailliste qui va vivre un cauchemar pour échapper au terroriste et essayer de retrouver sa petite soeur perdue dans la panique. Après notre critiqueon vous dit pourquoi il faut absolument aller le découvrir en salles.

 

 

SA VIRTUOSITÉ TECHNIQUE

Le film est constitué d'un seul et même plan-séquence incroyable de 1h12, une durée symbolique puisqu’elle se calque exactement sur celle du vrai massacre. Erik Poppe a tourné cinq prises de ce plan-séquence et a gardé la meilleure pour livrer un résultat final des plus impressionnants.

C'est d'ailleurs sur ce point que le film est le plus puissant. Ici, il ne s'agit pas d'un plan-séquence truqué numériquement (le film n'use d'aucun effet de raccord dissimulé) comme l'était le Birdman d' Alejandro González Iñárritu. Au contraire, il s'agit d'une séquence brute, naturelle et sans coupure plus proche du Victoria de Sebastian Schipper qui nous embarquait dans les tréfonds berlinois par exemple.

 

 

UNE IMMERSION ABSOLUE

Deuxième raison de se jeter sur Utoya, 22 juillet, et directement liée à l'idée de plan-séquence : l'immersion. Filmé caméra au poing, l'oeuvre du Norvégien intègre indéniablement le spectateur au récit. Dès l'ouverture grâce à une petite pirouette astucieuse où le personnage principal semble s'adresser directement au public puis tout au long du massacre lorsqu'on suit l'héroïne Kaya.

Plus impressionnant encore, loin de suivre la jeune militante de dos comme le faisait Le Fils de Saul de László Nemes, par exemple, pour nous faire ressentir les horreurs des camps d'exterminations à travers le regard de son Sonderkommando, Utoya, 22 juillet place le spectateur aux côtés de Kaya. Ainsi, l'oeuvre donne un point de vue subjectif extrêmement oppressant où le spectateur se cache derrière un buisson, court dans la forêt, se faufile entre les roches et retient sa respiration à l'instar de Kaya (et des autres personnages).

 

PhotoUne immersion de tous les instants

 

UN POINT DE VUE FORT

Début octobre sortait sur Netflix Un 22 juillet de Paul Greengrass (notre critique ici). Le cinéaste fait le choix de revenir sur les mêmes événements en montrant l'avant, le pendant et surtout l'après puisqu'il revenait essentiellement sur la reconstruction d'un des jeunes survivants, le deuil de la nation et la psychologie du terroriste.

En usant d'une mise en scène immersive voire subjective, Utoya, 22 juillet livre un regard bien différent puisqu'il ne s'intéresse qu'au pendant et prend uniquement le point de vue des victimes. Un choix narratif puissant émotionnellement, extrêmement réaliste et hyper respectueux. Erik Poppe a en effet enquêté pendant plus d'un an et demi auprès des survivants, des familles de victimes et des policiers chargés de l'investigation pour écrire ses personnages tous fictifs mais basés sur des témoignages réels.

 

Photo Andrea BerntzenSe cacher pour survivre

 

UNE ACTRICE PRINCIPALE FORMIDABLE

En ne prenant aucun acteur connu du grand public, Erik Poppe s'évitait toute perte d'immersion et a donc choisi un parterre de jeunes comédiens dont la plupart jouait pour la première fois dans un film. S'ils délivrent tous des prestations formidables, c'est évidemment l'actrice principale Andrea Berntzen qui impressionne le plus.

Pendant 1h12, la caméra la suit partout et la jeune comédienne de 20 ans ne bénéficie donc d'aucun temps mort à l'écran. Chacun de ses regards, de ses courses contre la mort, de ses paroles, de ses pleurs ou de ses cris donnent des frissons. Un premier rôle qui lui a valu le Prix Amanda de la meilleur actrice, soit l'équivalent des Oscars en Norvège.

 

Photo Andrea BerntzenUn regard bouleversant

 

UN PAMPHLET ANTI-FASCISTE

Enfin, Utoya, 22 juillet n'oublie pas de délivrer un message politique et social fort. A l'heure où l'extrême droite est de plus en plus présente dans le paysage politique européen, le film du Norvégien dénonce leurs idéaux. Plus qu'une menace, c'est un véritable danger selon le réalisateur qui fait de son film une oeuvre profondément politisée avec ses panneaux de conclusion.

Utoya, 22 juillet plus qu'une simple reconstitution fictive et réaliste des événements d'Utoya se veut un cri d'alarme contre la montée du fascisme et contre les dangers qui en découlent.

Ceci est un article sponsorisé. Mais c'est quoi un article sponsorisé Ecran Large ?

 

Affiche

commentaires

Tom's 06/12/2018 à 20:12

ca divague sévère sponsoring pour un film comme utoya !!?? C'est n'importe quoi quand quelqu'un parle d'un sujet méconnnu bref je trouve que ces jours ci des gens laissent des com's vraiment antipathique sur les marveleries et DC story pourquoi parler de sujetS qui ne vous intéressent pas et s'en prendre au mec qui écrit l'article dans une optique de partage d'une passion très bien restituée sur beaucoup d'articles précis assez drôle a lire en fait C'est un état d'esprit global positif,si vous voulez de la dissertation il ya les cahiers du cinéma ou positif.

Simon Riaux - Rédaction 06/12/2018 à 18:48

@R.

Hello,

On vous invite à faire un petit tour sur la page en lien en fin d'article...
"Pourquoi il faut voir", est une formulation vieille comme la critique ciné. On la trouve partout, sur le print, sur le web, dans le cadre de papiers sponsos, ou pas.

Les critiques ne sont jamais objets de partenariats. Pas plus celle d'Utoya que celle d'aucun film sponso (et du reste, le film mériterait bien quelques oscars).

Simon Riaux - Rédaction 06/12/2018 à 18:43

@Grand Monarque

On peut également rappeler qu'ils n'ont pas été censurés, et qu'il s'agit pour l'essentiel d'un immense copier-coller de divers textes complotistes écrits avec les pieds, auxquels s'ajoutent des déclarations classiques de divers représentants de l'extrême droite européenne.

Un travail de plagiaire obessionnel par un psychopathe. Libre à chacun de le qualifier de point de vue.

R. 06/12/2018 à 18:30

"Pourquoi il faut le voir"

"Parce qu'on est payé pour vous donner envie de le faire voir"

Sérieux EcranLarge, vous pourriez être un peu plus subtil quand vous faites une critique d'un film sponso. Là c'est une logorrhée de mélioratifs comme comme pour tous les films sponsos. A vous écouter, ils réinventent tous le cinéma et méritent des oscars.

Vous voulez vraiment passer pour des vendus sans aucune dignité ? Ayez un peu d'amour propre, et si ce n'est pas pour vous au moins pour le site :'(

Grand Monarque 06/12/2018 à 16:21

pour s'immerger dans Utoya il faut lire les 6 tomes censurés de "Une déclaration d’indépendance européenne de Breivik, là on aura un autre point de vue,

gfhf 06/12/2018 à 15:13

allez y faites leurs des statues aussi ,,,

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