Mission : Impossible - pourquoi le Brian de Palma reste un monument du cinéma hollywoodien

Geoffrey Crété | 14 juillet 2018
Geoffrey Crété | 14 juillet 2018
Mission Impossible - Tom Cruise
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Avant Mission : Impossible - Fallout, retour sur la saga avec Tom Cruise.

Pour beaucoup, c'est le vrai blockbuster de l'été : Mission Impossible : Fallout de Christopher McQuarrie, avec Tom Cruise de retour pour sauver son monde aux côtés notamment de Henry Cavill et Rebecca Ferguson. Et le sixième opus a toutes les chances de combler le public.

Plus de 20 ans après le premier film, alors que la saga adaptée de la série culte est devenue l'une des plus appréciées au fil des épisodes, Ecran Large revient sur chaque film.

 

 

C'ÉTAIT QUAND 

En 1996, quand Mission : Impossible sort en salles, c'est l'aboutissement d'années d'essais. Le studio Paramount possède les droits de la série des années 60 créée par Bruce Geller depuis un moment et tente d'en lancer une adaptation au cinéma depuis une décennie, sans succès. Il faudra attendre l'arrivée et l'engouement de Tom Cruise pour que la machine s'emballe. L'acteur superstar vient de créer Cruise/Wagner Productions,  fondée avec Paula Wagner, et pensée pour lui donner plus de contrôle artistique et financier sur ses projets. Le premier épisode de Mission : Impossible sera le premier film de la boîte.

Motivé par le fort potentiel de la série, Cruise convainc la Paramount (avec qui Cruise/Wagner Productions a un contrat exclusif, du moins jusqu'à Mission : Impossible 3) de valider un budget de 80 millions de dollars (environ 130 millions avec l'inflation). Le studio voulait moins, mais l'acteur rêve en grand. Il sort des succès de Jours de tonnerre, Horizons lointainsDes hommes d'honneurLa Firme et Entretien avec un vampire, et veut façonner son propre mythe d'action man.

 

photo, Tom Cruise Cruise superstar, en train de poser les fondations de son futur 

 

La production sera compliquée, principalement à cause d'une chose si précieuse à Hollywood : le scénario. Brian De Palma se retrouve sur le projet parce que sa cote est redescendue avec les échecs d'OutragesLe Bûcher des vanités et L'Impasse. En quête d'un succès, il change d'agent et se retrouve vite face à Tom Cruise, qui travaille depuis plus d'un an avec Sydney Pollack sur l'adaptation. Quand celui-ci s'en va, De Palma saute sur l'occasion, et travaille avec Willard Huyck et Gloria Kutz sur un scénario. Qui ne plaira à personne.

Le réalisateur fait engager Steven Zaillian, et ensemble ils créent l'intrigue, qui démarrait alors par le recrutement des membres de l'équipe (Jean Reno emprisonné en Inde, Ving Rhames en Irlande). Mais très vite, une idée s'impose : ce n'est pas un film d'équipe, mais le film de Tom Cruise. Ils décident alors de commettre l'impossible : tuer l'équipe dès le début. De Palma et Zaillian rendent un traitement de douze pages et David Koepp, alors propulsé par Jurassic Park, en tire un scénario.

C'est Tom Cruise qui insiste pour que Robert Towne, le prestigieux scénariste de Chinatown également crédité sur La Firme et Jours de tonnerre, peaufine le scénario. De Palma lutte pour garder la poursuite finale avec l'hélicoptère, qui a failli être remplacée par un climax dans la soute où les personnages discutent. Dans le fabuleux livre d'entretien de Samuel Blumfeld et Laurent Vachaud, le réalisateur parle de ces moments cauchemardesques où Koepp et Towne, dans deux chambres d'hôtel différentes, réécrivaient le travail l'un de l'autre.

 

photo, Emmanuelle BéartEmmanuelle Béart, que De Palma défend encore avec le recul

 

Seul vrai problème assumé par De Palma : l'alchimie entre Cruise et Emmanuelle Béart, pourtant bonne lors des essais. Le réalisateur dira que l'acteur avait de vrais problèmes avec elle, et soupçonne une sorte de jalousie. Il parlera même du comportement problématique de la star lors du climax dans le train, qui s'est rajouté aux luttes avec Robert Towne sur le scénario, pour en faire un moment très délicat du tournage. Beaucoup de scènes entre eux ont d'ailleurs été coupées (un baiser passionné était même dans la bande-annonce). 

Le cinéaste décidera également de remplacer le compositeur Alan Silvestri par Danny Elfman. Cruise, lui, proposera de caster Vanessa Redgrave dans le rôle de Max, initialement écrit pour un homme.

 

photo, Tom Cruise, Jon Voight, Emmanuelle Béart Cruise et sa première équipe impossible

  

POURQUOI C'ÉTAIT COOL

A l'époque, Mission : Impossible est un événement massif. Tom Cruise a le vent en poupe, et le film sort sur plus de 3000 écrans aux Etats-Unis : un nombre alors ahurissant, supérieur à des superproductions comme Independence DayUne journée en enfer - Die Hard 3GoldenEye, ou encore Batman Forever.

Plus de 447 millions au box-office, troisième plus gros succès de l'année au box-office domestique (derrière Independence Day et Twister... et devant Jerry Maguire, avec Tom Cruise), cinquième en France : en un film, une franchise est donc née. Enclenchée avec Top Gun, et surtout Jours de tonnerre et Horizons lointains au début des années 90, la transformation de Tom Cruise en égérie du cinéma d'action est lancée. Et validée par le public.

 

photo, Tom Cruise Une certaine image du succès spectaculaire qui pousse l'acteur

 

A bien des égards, Mission : Impossible est un moment charnière dans sa carrière. C'est le moment de l'éclosion, du décollage, où l'acteur superstar porté par les succès et poussé par les collaborations prestigieuses (Coppola, Scorsese, Ridley et Tony Scott, Barry Levinson), devient de son plein gré une marque, contrôlée par sa propre société. La taille de son nom sur l'affiche en atteste.

C'est en plus un film qui bouscule et marque les esprits. La décision de tuer l'équipe et renverser la vapeur a provoqué de vives réactions, notamment du côté des acteurs de la série. Martin Landau dira que la première idée était de ramener toute la bande du petit écran pour la tuer. Ils refuseront, et lui ne manquera pas l'occasion de dire que le film est plus que dispensable.

 

Photo Mission ImpossibleDe Palma et Cruise sur le tournage

 

POURQUOI ÇA RESTE SUPER COOL

Parce que la maestria de Brian De Palma saute encore aux yeux, malgré le poids des années. Pour celui qui a tordu la citation de Godard et déclaré que "le cinéma, c'est le mensonge 24 fois par seconde", chaque film ou presque est l'occasion de rejouer ses obsessions et thématiques. Tout dans Mission : Impossible est donc une affaire de faux semblants, de tromperie, de factice, d'illusions, de mise en abime et ce dès l'introduction.

Le film s'ouvre ainsi sur un homme assis devant un écran, comme un réalisateur devant son combo. Il surveille, dirige, encadre et chronomètre l'action, comme un réalisateur. Il est assis dans un hangar, de l'autre côté du décor, comme un réalisateur dans un studio. Il regarde un héros jouer un rôle et une scène préparée, comme un réalisateur qui observe Tom Cruise porter littéralement un masque, et Emmanuelle Béart jouer la morte. 

Ascenseur de l'ambassade qui n'est qu'une feuille de décor, masques utilisés par Ethan, gens en coulisses pour activer l'action, placement de caméras pour couvrir les événements, figurants qui deviennent subitement acteurs de la scène : le motif parcourt le film. La scène où Ethan lui-même embrasse la dualité de son monde, en mentant à Jim tout en offrant la vérité en images mentales, est à ce titre frappante. Car le héros n'a qu'un but : la vérité. Ethan Hunt veut démêler les mensonges, faire tomber les masques, recomposer l'histoire et réarranger le faux scénario pour trouver le sens.

 

photo, Tom Cruise Et les lunettes illuminèrent l'intrigue

 

Ce n'est d'ailleurs pas anodin si Ethan n'utilise pas d'arme dans ce premier épisode, et évite les fusillades qui deviendront monnaie courante par la suite. Ici, l'image est une arme. C'est avec le pouvoir de l'image que le héros détruit son ennemi, avec l'idée hautement symbolique d'une paire de lunettes, dont l'utilité est justement de mieux voir. 

Avec le temps, il est passionnant de voir à quel point Mission : Impossible est proche de Snake Eyes, que De Palma tournera juste après. Dans les deux cas, il y a cet enchevêtrement de points de vue, ce tissu de mensonges qui masque une trahison intime pour le héros, cette caméra subjective qui fausse les données, et cette destruction de l'antagoniste par l'image (les lunettes pour Jim, la télévision pour Kevin Dunne). A la différence près que Snake Eyes porte la noirceur de De Palma, celle qui fait que le héros lutte contre la vérité, et perdra finalement tout pour elle.

 

photo, Tom CruiseLa (première) grande scène de la saga

 

Avec le recul, ce premier épisode a eu un impact durable sur le cinéma d'action, mais aussi sur la saga elle-même. Que la fameuse scène d'infiltration de la CIA (inspirée par Topkapi de Jules Dassin) ait été rejouée dans Mission : Impossible 2 (dans l'immeuble Biocyte), Mission : Impossible 3 (au Vatican) et Mission : Impossible - Protocole Fantôme (avec Jeremy Renner) prouve à quel point le film de De Palma a créé au moins une image matricielle pour la franchise.

De la même manière, la lame du couteau du bad guy de Mission : Impossible 2 qui s'arrête tout près de l'oeil d'Ethan rappelle immanquablement la pale de l'hélicoptère stoppée à quelques centimètres de sa gorge dans le premier. Même Mission Impossible : Fallout renvoie au premier film, avec un hommage appuyé à la mise en scène en studio et une mention assez claire de Max et son amour des paradoxes.

De Palma dira lui-même que son Mission : Impossible contient quelques-unes des meilleures choses de sa carrière, et insiste encore sur son investissement énorme dans le projet.

 

photo, Ving Rhames, Jean RenoVing Rhames, seul acteur présent dans tous les films, avec Tom Cruise

 

UNE SCÈNE CULTE

 

 

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commentaires

Ethan
29/10/2018 à 16:02

Mission impossible est un super film! Niveau VF super Patrick Poivez voix de tom super! Ĺe seul hic du film c'est De Palma qui salit le personnage de jim

Holly Body
15/07/2018 à 23:04

@Lecteur depuis l’origine

Si, c'est une audace. Ca tord l'univers, ça montre l'obscurité derrière la lumière. Ca déjoue les attentes, sort de la zone de confort, et met en relief la facette plus sombre et torturée du film d'espionnage. Ca détruit un monde pour en faire naître un nouveau.
C'est une audace car dans le cadre d'un film très carré, cadré, dans un cahier des charges de superproduction, cet élément a été tordu pour mettre en avant des thématiques et obsessions du cinéaste, qui sont des thématiques et obsessions du film d'espionnage. Ce choix incarne le passage de la série au cinéma, la trahison qui va (littéralement) avec, le flambeau qui change de main, l'espoir d'hier qui est vieillissant et pourrissant, et sur lequel trop de choses ont été établies (par le public, et par Ethan). Ce qui créé une cohérence et une dimension passionnante, par tous les angles.

Disons simplement que ta définition de l'audace n'est pas la mienne (car garder Phelps en l'état n'aurait pas été une audace du tout pour moi). Encore une fois : gardons bien en tête que n'importe quel choix fort ne peut que diviser. Surtout sur une franchise, une marque, un film si populaire.

Et ce n'est pas parce que Bird (et McQuarrie, venu écrire et réécrire en plein tournage et rafistoler un script non terminé, ce qui est quasi incontournable avec cette saga visiblement) filme un téléphone qui déconne, un masque pas achevé, un outil qui court-circuite deux fois en 10 min, et un gant qui est HS, que ça efface la lourdeur de la machine blockbuster.
C'est une minuscule "audace" à mes yeux. Minuscule. Qui va parfaitement avec son style des Indestructibles, qui clairement a été pioché (tout comme celui d'Abrams a été utilisé dans M:I 3, qui a toutes les ficelles d'un bon épisode d'Alias, jusque dans ses moindres recoins).
Minuscule " audace" rejouée plusieurs fois du début à la fin dans le 4ème film d'ailleurs. Et Protocole fantôme est tellement audacieux qu'il a rejoué (comme tous les épisodes hormis le 2) un Ethan qui avance contre le système, contre ses supérieurs, contre quelque chose qui se trame et le pousse à sortir des sentiers officiels.
Il y a beaucoup de choses effleurées dans ce scénario, tel le personnage de Paula Patton dont la vengeance est lancée en ouverture du film avec la mort de celui qu'elle aime, est réglée à mi-chemin avec la mort de Moreau, dont les conséquences censées être dramatiques sont vite réglées, avant que finalement Jane Carter termine son arc en disant qu'elle "guérit" avec un petit sourire. On sent l'envie de donner plus de matière qu'avec Maggie Q par ex dans le troisième, mais ça reste très, très sommaire. Même chose pour Brandt dont l'arc "secrets/regrets/twist qui arrange tout" me semble finalement bien anodin dans la mythologie globale.
Et en terme d'écriture et rythme, pour moi, le film ne se remet pas de Dubaï et des enjeux très serrés dans la tour puis la tempête. Toute la partie a Mumbai (séduction, infiltration, poursuite, défaillance rapide, victoire) n'est qu'une redite de Dubaï, dans un décor, une dynamique plus faibles.

Et bon, si l'idée que l'équipe comme ressource principale est une si grande qualité, elle est aussi dans le troisième, dans la majeure partie du film. Et dans Fallout, où clairement Ethan n'aurait rien sauvé sans Luther, Ilsa et Benji (je ne spoile rien mais ils ont leur climax à eux, bien plus tendu et complet que celui de Protocole dans une pièce avec des serveurs et trois sbires).

Lecteur depuis l’origine
15/07/2018 à 22:44

@Holly Body

Non ce n’est pas une audace.
Jim Phelps est dans la série un personnage ayant très à cœur sa mission et son équipe. Un homme dévoué à sa cause et à ses principes.
En faire un traitre qui tue son équipe apporte quoi? Oui cela permet de titiller le personnage de Hunt.
Au delà, cela n’apporte rien à l’univers.
Au contraire, cela le rend plat, sans saveur. La preuve, la place d’un tel dévouement à des principes n’existe plus dans la franchise.
L’audace n’est pas de tomber dans la facilité.
L’audace aurait été de montrer comment se dévouement ne lui ait fait sauver le vrai traître qui le tuera.
Que dès son retour dans le film, on sait qu’il est coupable. Un chef ne peut voir son équipe mourrir sans avoir retourner la terre pour comprendre ce qui s’est passé. N’importe quel chef d’équipe un minimum compétent. Alors Jim...
Et sa mort dans l’hélicoptère est juste stupide. Là encore, elle ne dit rien.

Et le code du blockbuster apporté par Bird? Bird en joue. La tour égratignée est un clin d’œil humouristique.
Oui l’antagoniste n’est pas incarné dans Ghost protocol. C’est l’une des rares faiblesses de l’écriture de ce volet.
Car les enjeux sont ailleurs.
Bird a lui été audacieux. Il a montré les raté de la technologie dans de grandes proportions. Cette technologie si utile aux missions IMF.
Pour montrer que la principale ressource c’était les hommes et les femmes qui la composent.

STEVE
15/07/2018 à 14:26

Un excellent blockbuster auteurisant:
Bien filmé, bien écrit, élégant, complexe et audacieux (l'équipe qui meurt dès le début, faire de Jim le méchant).

Le meilleur de la saga.
Ensuite vient Protocole Fantôme qui est fluide, drôle et fun.

Un peu marre de Benji et Luther.
J'aimais qu'on change l'équipe à chaque fois.

Holly Body
15/07/2018 à 13:41

@Lecteur depuis l’origine

Faire de Jim Phelps de traître est une audace. C'est pour ça que ça a provoqué de telles réactions. Et comme toute audace, ça ne peut pas faire l'unanimité. D'autant que le film s'articule totalement autour du concept de trahison (pour les personnages... et les spectateurs), ce qui ajoute un niveau de lecture passionnant, lequel en fait tout sauf un blockbuster de bas étage.

L'esprit de M:I va au-delà de ce personnage, et je le retrouve dans ce premier film. Je l'ai perdu dans le 2ème (seul film où l'équipe est quasi inexistante).

Le film de Brad Bird a beau être ultra carré et réussi, l'intrigue est globalement plate, car l'antagoniste est absolument désincarné. Et passer à une menace de gros missile nucléaire qui se crashe sur une métropole américaine est un moment de bascule vers le blockbuster pur et dur, ce que les trois premiers avaient plus ou moins évité et refusé de montrer.

On peut voir dans le 4ème film la bascule vers une saga qui se stabilise, mais on peut également y sentir au passage qu'elle a embrassé parfaitement les codes de la superproduction, gagné une harmonie qui a des airs de lissage parfois, et perdu l'un de ses aspects les plus excitants et précieux à Hollywood (laisser un réalisateur apporter son style, son univers), avec Bad Robot et Abrams à la prod à partir du 3ème.

Lecteur depuis l’origine
15/07/2018 à 13:26

@ Holly body
Moffatt dit qu’il faut bien trahir pour qu’à la fin on retrouve l’esprit.
Adapter est toujours un défi. Mais là on parle de medium très proche. Série et télé.
Innover et trahir ne sont pas la même chose.
En série télé, il y a bien des exemples d’innovations qui ne sont pas des trahisons.
Si le public est critique, ce n’est pas par conformisme ou envie de râler.
C’est que trahir ou copier des recettes sont de la même paresse.
Comprendre l’esprit de ce qu’on adapte/reprend pour le faire évoluer, c’est bien plus difficile et cela demande une volonté de plus en plus absente.
Ce que Brad Bird a parfaitement compris avec le 4.
Le premier MI n’était pas obligé de faire ce qu’il a fait du personnage de Jim pour permettre l’envol de Hunt.
Cela n’empêche pas d’avoir un bon film hybride.

Holly Body
15/07/2018 à 10:52

La question de la trahison de Phelps symbolise aussi autre chose : le public et son mécontentement. Les films sont souvent accusés d'être paresseux, de recopier une recette sans prendre de risque ni imposer quoi que ce soit. Et quand ils le font, on leur reproche de trahir quelque chose - alors qu'une adaptation peut et devrait être une forme de trahison.

Ca préfigure l'ère où les réseaux deviennent un tribunal pour détruire, via ce qui est souvent la tempête d'une minorité, des films (un Star Wars, un Marvel, un DC...). En ça, ce Mission : Impossible a un sens fou avec le recul.

Lecteur depuis l’origine
15/07/2018 à 09:57

@Herve
Oui on a vu les mêmes défauts.
Si en effet les éléments les meilleurs sont apportés par la patte De Palma, le film possède deux défauts majeurs (en dehors d’un final très laid et stupide).
La franchise est ainsi avalée par un acteur pour son intérêt et la trahison du personnage de Phelps.

Cette trahison préfigurera les 20 années suivante ou l’on voudra se servir d’univers connus pour les rentabiliser, ce qui se fera le plus souvent en trahissant cet univers.
Et en faisant cela, on ruine souvent ce qui faisait l’attrait de cet univers.

Le renouveau comme les interventions de bibi, Matt et Zanta, le montrent, reviendra avec le 4 et un retour à l’essence collective de l’an franchise.
Renouveau forcé car à s’être plus lié à un acteur producteur qu’à un concept, la franchise subit les hauts et les bas de sa star.
En cela le 6, est un retour en arrière (comme pointé avec le départ de Renner), tant Cruise se met en avant.
Mon analyse du 6 divergent de Geoffrey Crété sur ce point, j’invite Matt, Zanta et Bibi à aller voir un film pour que l’on en discute ensemble.

Matt
14/07/2018 à 23:28

@ la rédac
Merci pour ce petit complément d'informations !

Pulsion73
14/07/2018 à 18:56

@herve, ta femme t'a peut être empêché de faire un scandale ce qui aurait cassé l'ambiance dans la salle malheureusement mais elle t'a peut être aussi empêché de voir le même film que tout le monde, même si on est pas obligé de penser comme la majorité, heureusement d'ailleurs......

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