The November Man Critique : The November Man

Simon Riaux | 24 octobre 2014
Simon Riaux | 24 octobre 2014

Vieux briscard de l'action depuis sa consécration Bondienne, Pierce Brosnan se verrait bien revenir en haut de l'affiche. C'est pourquoi il produit cette première adaptation de November Man à laquelle il est attaché depuis quinze ans et dont il a acquis les droits. Nantie d'un habitué du cinéma d'action en la personne du réalisateur Roger Donaldson, cette franchise en devenir peut-elle tenir tête aux Bourne et autres Taken ?

À l'heure des montages syncopés, de l'ultra-réalisme et de la shaky-cam héritée de Paul Greengrass, The November Man fait clairement le choix de la nostalgie et de l'action à la papa. Un choix d'autant plus judicieux qu'il est clairement assumé. Le spectateur mélancolique du cinéma bourrin des années 80/90 retrouvera ainsi nombre d'ingrédients qui lui manquaient.

 

 

C'est avec un certain bonheur que Brosnan promène ainsi son charisme à l'écran, entre mandales brutales et violence décomplexée. Une petite pépée au bras, notre agent secret sur le retour se fait ainsi un devoir de rassasier le bourrin qui sommeille en nous. De mutilations en dragouille bon enfant, c'est un hommage sincère à un cinéma lisible, fort de ses stéréotypes, qui envahit l'écran.

 


Hélas, ce November Man a également l'âge de ses artères pour ce qui est du scénario et de la direction artistique. Si Donaldson n'a jamais été un esthète, on regrette ainsi qu'il n'emballe pas avec plus de soin ce récit qui finit par ressembler à un épisode de série télé sur-gonflé. De même, il y aurait bien des choses à dire sur le look des personnages, tous trempés dans le jus un peu rance des années 90. Les décors aussi font pâle figure et ne parlons même pas des méchants russes que l'on y fauche à coups de calibre 12. À vrai dire, seule Olga Kurylenko s'en sort tout à fait,  malgré son rôle de cliché ambulant, grâce à un charisme fabuleux autant qu'une malice roublarde, bien consciente de se plier ici à un exercice qui a tout de la Madeleine de Proust.

 

Résumé

Old school et brutal, The November man se suit sans déplaisir, malgré des carences artistiques évidentes.

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