The Amazing Spider-Man : Le destin d'un héros - Critique

Créé : 10 avril 2014 - Simon Riaux

The Amazing Spider-man, reboot motivé uniquement par le désir de Sony de conserver les droits du personnage, s'était avéré insignifiant mais lucratif. La poule aux œufs d'or est donc de retour avec une suite censée offrir au studio l'opportunité de créer un univers extensible à la Avengers. Après une année de battage promotionnel hystérique et une série d'annonces concernant les suites de The Amazing Spider-man 2, le film arrive enfin en salle.

Image 673780
2 réactions

La mission qui incombe ici à l'homme araignée tenait du challenge kamikaze : séduire simultanément petits et grands, embarquer les fans de Twilight, réussir une avalanche de séquences d'action tout en préparant le terrain pour les futurs Spider-Man 3, Venom et autres Sinister Six. Voilà qui explique sans doute que le métrage s'étale sur 141 minutes, se préoccupant plus des cases qu'il doit cocher que de sa matière première : les personnages. Tous sont sacrifiés sur l'autel de l'efficacité cool. Andrew Garfield est un nigaud bourré de tics, Emma Stone se prend pour Jean-Paul Sartre, tandis que Jamie Foxx rend un vibrant hommage au Robert De Niro du Fan. Seul Dane DeHann tire mollement son épingle du jeu (du moins jusqu'à sa pathétique transformation), même s'il joue de toute évidence dans un autre film que ses petits camarades.

 

 

Image 686550

 

Réduits à des marionnettes pathétiques, les personnages n'ont plus qu'à s'affronter dans d'interminables joutes numériques, aussi abouties techniquement qu'irrécupérablement laides. Car si Marc Webb avait fait preuve d'une certaine retenue dans le précédent film, il ose beaucoup plus de choses dans The Amazing Spider-Man 2. Et le résultat n'est pas beau à voir. Pillage en règle de Matrix, vannes lourdingues, bad guy électrique porté sur le dubstep et toiles d'araignées transformées en outils de drague, le réalisateur compose un ahurissant catalogue de fautes de goûts. Jusque dans ses dialogues, l'inanité de l'ensemble se fait sentir et finit par handicaper lourdement le jeu des comédiens, que l'on a pourtant tous connus très bons ailleurs.

 

Image 686546

 

L'ensemble ne serait pas si irritant s'il offrait au spectateur un minimum d'enjeux dramatiques. Hélas ces derniers n'interviennent que dans les quinze dernières minutes du film et s'articulent autour d'un rebondissement connu de tous les lecteurs du comics. La charge dramatique de cette ultime bobine, loin de nous toucher, agace plutôt, tant les dialogues ont pris soin d'en souligner l'arrivée deux heures durant. Peut-être eut-il été plus pertinent de s'inquiéter de l'évolution de nos héros, plutôt que de les empêtrer dans un script de bleuette adolescente resucée de Twilight. Le spectateur nauséeux n'aura plus qu'à supporter un épilogue conçu comme une dernière montée d'adrénaline. Mais le frisson est totalement éventé, puisque révélé en intégralité (jusqu'au dernier photogramme du film !) dans les bandes-annonces qui circulent depuis de longs mois.

 

 

Dane DeHaan

 

Résumé

Écrit avec un cynisme sidérant et réalisé avec un je-m'en-foutisme inédit, The Amazing Spider-Man 2 est un des plus mauvais films de super-héros jamais vu.

commentaires

geekmaster 08/12/2017 à 11:46

Pour ma part j'avais adoré, beaucoup plus que le 1er amazing que j'avais trouvé horrible... Celui est beaucoup plus fun, coloré, spiderman est drole et sort de bonnes punchline comme dans la BD, certaines scènes (CF Gwen Stacy) sont assez puissantes, je ne suis absolument pas d'accord avec cette critique (sauf sur la transformation ratée du bouffon vert... après les gouts et les couleurs...

AIGOD 11/02/2017 à 21:34

Mouais,je suis pas vraiment de votre avis,après c'est les goûts et les couleurs!

votre commentaire