Critique : Premium rush

Melissa Blanco | 5 septembre 2012
Melissa Blanco | 5 septembre 2012

Les cinéastes de notre temps n'en finissent décidemment pas d'exhumer les restes des années 90. En apparence, tout sent bon les neighties dans ce Premium Rush, course-poursuite old school à vélo dans les rues de New York. Lorsque Wilee, coursier intrépide, refuse de donner un pli à un policier un peu louche, celui-ci était loin de s'imaginer l'enfer qu'allait être sa journée. Mauvais endroit, mauvais moment.

A l'instar de son héros, le film fonce à toute vitesse, captant les vertiges d'un monde constamment en mouvement. Calculer son itinéraire, voir la vision satellite, trouver sa position actuelle, David Koepp filme ainsi New York comme un Google Maps à ciel ouvert, jouant des possibilités et des temporalités. Tout va vite, trop vite, "no break, can't stop, don't want to either".

Pourtant, peut-être aurait-il été intéressant pour le cinéaste de ralentir. Car dans le genre "écrit sur un coin de table", Premium Rush se pose définitivement là. Puisant son inspiration plus du côté de Luc Besson que de John McTiernan, celui-ci fait ainsi l'erreur de justifier sa trame, enveloppant son thriller d'une vague histoire d'enfant clandestin, filmé sous la pluie, la larme à l'oeil. Parce que tu comprends, le héros, en fait, il a une morale. Et dire que David Koepp a écrit pour les plus grands (Steven Spielberg, Brian de Palma, Robert Zemeckis...). Dans l'histoire, personne ne semble d'ailleurs vraiment dupe quant à la qualité de l'intrigue, à commencer par Michael Shannon, caricatural. A défaut d'amuser, Premium Rush lasse par sa bêtise et sa redondance... Service non garanti !

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