Voyage au centre de la Terre 2 : L'île mystérieuse - critique verte

Simon Riaux | 22 février 2015
Simon Riaux | 22 février 2015

Tout sympathique qu'il fut, on ne peut pas dire que Voyage au centre de la Terre 3D premier du nom nous ait laissé d'impérissables souvenirs. 

C'est pourquoi on n'attendait pas vraiment cette séquelle où Brendan Fraser laisse la place à The Rock, sous l'œil cabotin de Michael Caine, noyé dans un déluge de décors numériques. Honte sur nous, nous péchions par cynisme, car contre toute attente ce Voyage au centre de la terre 2 – L'Île Mystérieuse, s'avère plus savoureux que son aîné, et retrouve même par moments le bon goût des péripéties d'antan.

 

 

Bien conscient de son statut de film d'aventure enfantin, le long-métrage ne s'embarrasse ni de justifications, ou de mise en contexte laborieuse, et mettra moins de vingt minutes pour nous précipiter au cœur d'un îlot luxuriant, regorgeant de merveilles et de danger. Le rythme ne faiblit jamais, sans pour autant verser dans l'hystérie, tout en prenant soin de nous laisser nous attacher aux personnages. Ces derniers sont d'ailleurs particulièrement réussis, d'un Dwayne Johnson dont les pectoraux risquent de perturber durablement les têtes blondes, en passant par un couple d'ados agaçants juste ce qu'il faut, sans oublier un grand-père qui ferait passer Ian Livingstone pour un sédentaire. Seul Luis Guzmàn risque d'occasionner aux plus de onze ans quelques crises de nerfs, la faute à un rôle lourdingue et répétitif.

 

 

 

Cette bonne humeur communicative est doublée d'une belle dévotion envers les écrits de Jules Verne. Plus qu'un gimmick superficiel, ils sont traités avec une révérence et une bienveillance réjouissante, véritables porte ouverte sur l'imaginaire, et moteur d'un récit qui sait les détourner sans les trahir. Cet état d'esprit s'accommode très bien des rebondissements les plus rocambolesques et nous permet de digérer certaines répliques, dont la teneur en ridicule pourrait être dangereuse (« le coefficient de liquéfaction a triplé ! »). C'est donc avec une bonne humeur contagieuse, voire une nostalgie qui ne sera pas sans rappeler aux parents les aventures pelliculées de leur propre enfance, que l'on embarque pour l'Île Mystérieuse.

 

 

La différence entre piège à spectateurs dopés au numérique et vrai conte d'aventures tient parfois à peu de choses, et si l'on pouvait craindre un film qui prenne de haut son public, ce n'est ici jamais le cas. Peut-être grâce à la bienveillance que porte le réalisateur sur ses personnages, l'évident plaisir des acteurs lors de leurs joutes verbales, ou la générosité des situations (ah, les œufs de lézards...), il émane de Voyage au centre de la terre 2 un plaisir simple, éphémère, comme un lancer de figues pectoral.

 

 

Résumé

Un plaisir simple, éphémère, et une aventure dénuée de cynisme.

commentaires

Hugo du 46
23/02/2018 à 17:29

Moi j'ai trouvé que c'était un bon film avec pleins d'émotions. Mais il est différent du premier. Moi je met 13 / 20.

Prof. Broom
23/02/2018 à 09:25

Une purge sans nom. Mal filmé, agaçant, jamais crédible ou cohérent ni dans l'intrigue ni dans les personnages, mal joué... même Michael Caine est mauvais, c'est dire !

Chaque épreuve, chaque embuche trouve une solution aberrante : une montagne infranchissable : il n'y a qu'à monter sur des abeilles géantes qui se conduisent comme des scooters !!! Besoin de faire de la plongée ? Il n'y a qu'à transformer des sacs à dos en bouteilles à oxygène !!! On passe 1h30 à se dire "mais, c'est n'importe quoi !".

J'en ai vu des daubes, mais des comme ce film c'est rare ! Dans mon top 50 des pires films de l'histoire avec les Dents de la Mer 4, Mon curé chez les Thaïlandaises et Dragonball Evolution !

Dleo
22/02/2018 à 20:41

J'adore votre rubrique critique des film du soir ! Vraiment quelque chose qui manquait, ça aide à se décider car du coup direction centre de la terre 2 au lieu de baby sittor ce soir.
Bonne continuation !

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